Le oui est donné gagnant au référendum irakien - La Commission électorale veut vérifier les chiffres avancés
18 octobre 2005
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Un membre des forces de sécurité irakiennes dirigeait la circulation hier peu avant le début de la conférence sur l’unité nationale.
Bagdad — Le oui était donné gagnant hier dans le référendum en attendant les résultats officiels. Les responsables irakiens affichaient un optimisme sur la victoire du oui auquel plus de 61 % des 15,5 millions d'électeurs auraient participé. La Commission électorale a cependant souligné qu'il était prématuré d'annoncer quoi que ce soit en disant que le dépouillement n'est pas terminé.
Dans le même temps, l'armée américaine a annoncé avoir tué près de 90 insurgés dans la province rebelle d'Al-Anbar, mais des sources locales ont affirmé qu'il y a avait plusieurs civils parmi les victimes.
La Commission électorale irakienne a annoncé hier son intention de vérifier minutieusement les premiers résultats du référendum constitutionnel qu'elle juge peu conformes aux normes internationales et a retardé leur annonce de plusieurs jours.
L'annonce de la Commission intervient alors que des responsables politiques se disaient confiants dans une victoire du oui après le vote de millions d'Irakiens samedi. Cependant, les chiffres provenant de la plupart des provinces nécessitent «un réexamen, une comparaison et une vérification étant donné qu'ils sont relativement élevés comparé aux normes internationales», a indiqué la Commission indépendante.
«En dépit de sa volonté d'annoncer des résultats préliminaires globaux le plus tôt possible, [la commission] a besoin de plusieurs jours supplémentaires pour achever cette opération compliquée après avoir constaté que les chiffres en provenance de la plupart des régions étaient trop élevés», ajoute-t-elle.
Selon cet organisme, des urnes seront prélevées de manière aléatoire et vérifiées de nouveau, «notamment celles dont les résultats sont trop bas ou trop élevés par rapport à la moyenne générale» et une source proche de la commission a indiqué que le problème ne concernait pas les régions sunnites.
Annonces prématurées?
Un porte-parole de la commission, Farid Ayyar, avait plus tôt annoncé que six provinces à majorité chiite du sud s'étaient prononcées à plus de 90 %, en faveur du projet de constitution, citant des chiffres provisoires. Les sunnites, dont beaucoup sont opposés au texte, car il va selon eux diviser le pays, doivent réunir deux tiers de non dans au moins trois provinces pour le mettre en échec. Ils sont majoritaires dans quatre provinces Diyala, Salaheddine, Al-Anbar et Ninive.
Citant des chiffes provisoires, M. Ayyar a indiqué que deux provinces sunnites, Salaheddine et Diyala, avaient voté contre le texte. Il a affirmé que la première avait dit non à 80 %, la seconde à 54 %, un peu moins des deux tiers.
«La tendance générale dans Al-Anbar est au non», a ajouté Adel Lamy, le président de la commission, sans pouvoir donner de chiffres. Si ces résultats se confirment, le proportion du vote contre le texte dans la province de Ninive, sera cruciale pour l'adoption ou le rejet du projet. Mais, «la commission n'annoncera de résultats que quand ils seront vérifiés», a dit l'organisme.
Des leaders sunnites opposés au texte de Constitution ont affirmé qu'il avait été rejeté par les électeurs et ont crié à la manipulation des résultats.
Parallèlement, l'armée a annoncé avoir tué quelque 88 «rebelles» dans une série de raids dimanche dans la province d'Al-Anbar. Environ 70 d'entre eux sont morts dans des attaques notamment aériennes, au nord de Ramadi, à 110 km à l'ouest de Bagdad. Mais des sources locales ont fait état de plusieurs victimes civiles, dont des enfants, sans donner de chiffres précis.
Après une brève pause le jour du référendum, les violences ont repris, faisant 16 tués, dont 14 membres des forces de sécurité irakiennes, dans différentes attaques à Bagdad et au nord de la capitale. L'incident le plus meurtrier a eu lieu à Mossoul où les corps de huit soldats criblés de balles, tués dans la journée selon une source hospitalière, ont été découverts.
Dans le même temps, l'armée américaine a annoncé avoir tué près de 90 insurgés dans la province rebelle d'Al-Anbar, mais des sources locales ont affirmé qu'il y a avait plusieurs civils parmi les victimes.
La Commission électorale irakienne a annoncé hier son intention de vérifier minutieusement les premiers résultats du référendum constitutionnel qu'elle juge peu conformes aux normes internationales et a retardé leur annonce de plusieurs jours.
L'annonce de la Commission intervient alors que des responsables politiques se disaient confiants dans une victoire du oui après le vote de millions d'Irakiens samedi. Cependant, les chiffres provenant de la plupart des provinces nécessitent «un réexamen, une comparaison et une vérification étant donné qu'ils sont relativement élevés comparé aux normes internationales», a indiqué la Commission indépendante.
«En dépit de sa volonté d'annoncer des résultats préliminaires globaux le plus tôt possible, [la commission] a besoin de plusieurs jours supplémentaires pour achever cette opération compliquée après avoir constaté que les chiffres en provenance de la plupart des régions étaient trop élevés», ajoute-t-elle.
Selon cet organisme, des urnes seront prélevées de manière aléatoire et vérifiées de nouveau, «notamment celles dont les résultats sont trop bas ou trop élevés par rapport à la moyenne générale» et une source proche de la commission a indiqué que le problème ne concernait pas les régions sunnites.
Annonces prématurées?
Un porte-parole de la commission, Farid Ayyar, avait plus tôt annoncé que six provinces à majorité chiite du sud s'étaient prononcées à plus de 90 %, en faveur du projet de constitution, citant des chiffres provisoires. Les sunnites, dont beaucoup sont opposés au texte, car il va selon eux diviser le pays, doivent réunir deux tiers de non dans au moins trois provinces pour le mettre en échec. Ils sont majoritaires dans quatre provinces Diyala, Salaheddine, Al-Anbar et Ninive.
Citant des chiffes provisoires, M. Ayyar a indiqué que deux provinces sunnites, Salaheddine et Diyala, avaient voté contre le texte. Il a affirmé que la première avait dit non à 80 %, la seconde à 54 %, un peu moins des deux tiers.
«La tendance générale dans Al-Anbar est au non», a ajouté Adel Lamy, le président de la commission, sans pouvoir donner de chiffres. Si ces résultats se confirment, le proportion du vote contre le texte dans la province de Ninive, sera cruciale pour l'adoption ou le rejet du projet. Mais, «la commission n'annoncera de résultats que quand ils seront vérifiés», a dit l'organisme.
Des leaders sunnites opposés au texte de Constitution ont affirmé qu'il avait été rejeté par les électeurs et ont crié à la manipulation des résultats.
Parallèlement, l'armée a annoncé avoir tué quelque 88 «rebelles» dans une série de raids dimanche dans la province d'Al-Anbar. Environ 70 d'entre eux sont morts dans des attaques notamment aériennes, au nord de Ramadi, à 110 km à l'ouest de Bagdad. Mais des sources locales ont fait état de plusieurs victimes civiles, dont des enfants, sans donner de chiffres précis.
Après une brève pause le jour du référendum, les violences ont repris, faisant 16 tués, dont 14 membres des forces de sécurité irakiennes, dans différentes attaques à Bagdad et au nord de la capitale. L'incident le plus meurtrier a eu lieu à Mossoul où les corps de huit soldats criblés de balles, tués dans la journée selon une source hospitalière, ont été découverts.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

