À 48 heures du référendum - L'Irak est coupé du monde
Bagdad a fermé les frontières jusqu'à dimanche
Photo : Agence Reuters
Une Irakienne a transporté hier du matériel en vue du référendum de samedi.
Bagdad — L'Irak tournait au ralenti hier et s'apprêtait à se couper du monde à 48 heures d'un référendum constitutionnel que la guérilla sunnite a promis de transformer en bain de sang.
Alors que les opérations de vote ont débuté dans les hôpitaux et les prisons du pays, le ministre irakien de l'Intérieur, Bayane Djabor, a annoncé que les frontières du pays seront fermées à partir de minuit hier soir et jusqu'à dimanche.
Les commerces ont baissé leur rideau hier, conformément à la volonté des autorités, qui ont décrété quatre jours de congé national. Dernière mesure destinée à éviter les attentats suicide meurtriers, la circulation à bord de véhicules privés sera interdite à partir d'aujourd'hui.
Le gouvernement a annoncé hier soir d'autres mesures de sécurité strictes en vue du référendum. Ces mesures, annoncées par le ministre de l'Intérieur à la télévision d'État, comprennent la fermeture des frontières, l'extension du couvre-feu et une interdiction de port d'armes pour les civils.
Ainsi, outre la fermeture des frontières et de l'aéroport de Bagdad, un couvre-feu a été décrété sur tout le territoire national de 22h locales (au lieu de minuit actuellement) jusqu'à 6h. Cette extension du couvre-feu sera levée mardi, a-t-il décrété.
Les civils seront en outre interdits de porter des armes, y compris les gardes de sécurité privés et les milices, d'aujourd'hui à dimanche inclusivement.
Tout trafic routier sera interdit entre les provinces du pays d'aujourd'hui à 18h jusqu'à dimanche à 6h, de même que tout trafic routier, excepté les convois gouvernementaux et militaires, de ce soir jusqu'à dimanche à 6h.
La tension monte
Le ministère de l'Intérieur a ensuite annoncé que l'armée de l'air irakienne effectuerait des sorties pour protéger les bureaux de vote pendant le scrutin.
Signe de la tension permanente dans le pays, au moins sept personnes, dont plusieurs policiers, ont été tuées dans différentes attaques menées à travers le pays. Une explosion a par ailleurs endommagé les bureaux du Parti islamique irakien à Fallouja, à l'ouest de Bagdad.
Rompant avec la ligne de conduite des principaux partis sunnites, cette formation modérée a appelé à voter oui demain après la conclusion d'un accord politique, sous la pression des États-Unis, pour que la Constitution puisse être amendée après les élections législatives de décembre.
La Maison-Blanche a déclaré que cet accord «positif» était susceptible d'encourager davantage d'Irakiens à participer au processus politique.
La Dotation sunnite, une coalition de groupes sunnites, a annoncé hier qu'elle soutenait également la Constitution, précisant qu'un «texte imparfait était préférable au chaos et à l'anarchie».
De nombreux dirigeants sunnites, qui redoutent une partition du pays en régions autonomes, restent toutefois opposés au texte. «Nous appelons notre peuple à prendre part efficacement au scrutin en votant non pour rejeter la Constitution», a déclaré Adnane al-Doulaïmi, un leader de la minorité sunnite autrefois toute-puissante sous Saddam Hussein.
La Constitution devrait malgré tout être adoptée demain, même si une clause prévoit le rejet du texte si le non recueille deux tiers des suffrages dans au moins trois des 18 provinces du pays.
On ignore si l'ancien président Saddam Hussein, dont le procès devant le Tribunal spécial irakien (TSI) débutera comme prévu le 19 octobre, a eu le droit de voter hier, comme les autres prisonniers du pays.
À une semaine du procès, un porte-parole du TSI a déclaré que les procureurs n'avaient pas encore déterminé s'ils réclameraient la peine de mort contre l'ancien maître de Bagdad, ainsi que le souhaitent de nombreux Irakiens. «La décision sera prise à la dernière minute», a déclaré le juge Raad Djouhi.
Alors que les opérations de vote ont débuté dans les hôpitaux et les prisons du pays, le ministre irakien de l'Intérieur, Bayane Djabor, a annoncé que les frontières du pays seront fermées à partir de minuit hier soir et jusqu'à dimanche.
Les commerces ont baissé leur rideau hier, conformément à la volonté des autorités, qui ont décrété quatre jours de congé national. Dernière mesure destinée à éviter les attentats suicide meurtriers, la circulation à bord de véhicules privés sera interdite à partir d'aujourd'hui.
Le gouvernement a annoncé hier soir d'autres mesures de sécurité strictes en vue du référendum. Ces mesures, annoncées par le ministre de l'Intérieur à la télévision d'État, comprennent la fermeture des frontières, l'extension du couvre-feu et une interdiction de port d'armes pour les civils.
Ainsi, outre la fermeture des frontières et de l'aéroport de Bagdad, un couvre-feu a été décrété sur tout le territoire national de 22h locales (au lieu de minuit actuellement) jusqu'à 6h. Cette extension du couvre-feu sera levée mardi, a-t-il décrété.
Les civils seront en outre interdits de porter des armes, y compris les gardes de sécurité privés et les milices, d'aujourd'hui à dimanche inclusivement.
Tout trafic routier sera interdit entre les provinces du pays d'aujourd'hui à 18h jusqu'à dimanche à 6h, de même que tout trafic routier, excepté les convois gouvernementaux et militaires, de ce soir jusqu'à dimanche à 6h.
La tension monte
Le ministère de l'Intérieur a ensuite annoncé que l'armée de l'air irakienne effectuerait des sorties pour protéger les bureaux de vote pendant le scrutin.
Signe de la tension permanente dans le pays, au moins sept personnes, dont plusieurs policiers, ont été tuées dans différentes attaques menées à travers le pays. Une explosion a par ailleurs endommagé les bureaux du Parti islamique irakien à Fallouja, à l'ouest de Bagdad.
Rompant avec la ligne de conduite des principaux partis sunnites, cette formation modérée a appelé à voter oui demain après la conclusion d'un accord politique, sous la pression des États-Unis, pour que la Constitution puisse être amendée après les élections législatives de décembre.
La Maison-Blanche a déclaré que cet accord «positif» était susceptible d'encourager davantage d'Irakiens à participer au processus politique.
La Dotation sunnite, une coalition de groupes sunnites, a annoncé hier qu'elle soutenait également la Constitution, précisant qu'un «texte imparfait était préférable au chaos et à l'anarchie».
De nombreux dirigeants sunnites, qui redoutent une partition du pays en régions autonomes, restent toutefois opposés au texte. «Nous appelons notre peuple à prendre part efficacement au scrutin en votant non pour rejeter la Constitution», a déclaré Adnane al-Doulaïmi, un leader de la minorité sunnite autrefois toute-puissante sous Saddam Hussein.
La Constitution devrait malgré tout être adoptée demain, même si une clause prévoit le rejet du texte si le non recueille deux tiers des suffrages dans au moins trois des 18 provinces du pays.
On ignore si l'ancien président Saddam Hussein, dont le procès devant le Tribunal spécial irakien (TSI) débutera comme prévu le 19 octobre, a eu le droit de voter hier, comme les autres prisonniers du pays.
À une semaine du procès, un porte-parole du TSI a déclaré que les procureurs n'avaient pas encore déterminé s'ils réclameraient la peine de mort contre l'ancien maître de Bagdad, ainsi que le souhaitent de nombreux Irakiens. «La décision sera prise à la dernière minute», a déclaré le juge Raad Djouhi.
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