Le Pakistan livre cinq présumés terroristes aux États-Unis
Des arrestations sont annoncées à Singapour
Islamabad — Cinq hommes soupçonnés d'appartenir au réseau al-Qaïda, dont Ramzi ben al-Shibh, ont été remis aux autorités américaines et aussitôt placés dans un avion, a-t-on appris hier de sources officielles pakistanaises. Les cinq suspects avaient été arrêtés la semaine dernière à Karachi. On n'a pas précisé vers quelle destination ils avaient été envoyés ni quand l'avion était parti.
L'une des sources a précisé que Ramzi ben al-Shibh, l'un des organisateurs présumés des attentats du 11 septembre, se trouvait parmi eux. Le FBI croit qu'il aurait été le vingtième pirate de l'air s'il avait réussi à obtenir un visa pour les États-Unis. Les autorités pakistanaises pensent que Ben al-Shibh est le seul dirigeant important d'al-Qaïda arrêté lors des opérations de mardi et mercredi, alors qu'elles croyaient avoir interpellé une autre figure du réseau de Ben Laden.
Ben al-Shibh appartenait à la cellule d'al-Qaïda installée à Hambourg qui a, selon les enquêteurs américains et allemands, conçu et organisé les attentats contre New York et Washington. Dans un entretien diffusé sur la chaîne d'information qatarie al-Jazira, Ramzi ben al-Shibh avait reconnu son rôle de coordonnateur dans les attentats. Alors que l'Allemagne avait fait savoir qu'elle comptait demander l'extradition du Yéménite, le ministre allemand de l'Intérieur Otto Schily avait souligné dimanche que, les attentats ayant eu lieu sur le sol américain, «il va sans dire que les Américains ont la priorité pour cette extradition».
Pour leur part, les autorités du Bahreïn ont également annoncé le transfert hier d'un Américain d'origine yéménite vers les États-Unis. Mokhtar al-Bakri, 22 ans, a été inculpé hier d'aide à une organisation terroriste, ont précisé les services du procureur fédéral du district ouest de l'État de New York. Il est soupçonné d'être complice des cinq hommes, également des Américains d'origine yéménite, arrêtés la semaine dernière dans la banlieue de Buffalo.
Précédemment détenu à Bahrein, il s'est rendu aux autorités américaines et est arrivé aux États-Unis dimanche, après l'arrestation vendredi de cinq Américains, tous d'origine yéménite et membres présumés d'une cellule dormante d'Al-Qaïda à Buffalo.
D'après Mohammed al-Banna, vice-président du Conseil américano-musulman pour l'Ouest de l'État de New York, Mokhtar al-Bakri habitait Lackawanna comme les cinq autres. Il devait être présenté hier devant un tribunal fédéral de Buffalo.
Dans un autre ordre d'idées, un responsable pakistanais a précisé que la police avait conduit Fazal Karim, un homme détenu dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du journaliste américain Daniel Pearl, au centre de détention des services de renseignement pakistanais (ISI) pour qu'il identifie des prisonniers. Fazal Karim, qui avait conduit la police au corps de Daniel Pearl, avait déclaré aux enquêteurs que trois Yéménites avaient exécuté le journaliste du Wall Street Journal. On ignore s'il a reconnu les meurtriers parmi les suspects.
Jemaah Islamiyah
Singapour a annoncé hier l'arrestation de 21 personnes appartenant pour la plupart à une organisation islamique régionale, dont les autorités de Singapour estiment qu'elle a des liens avec le réseau terroriste al-Qaïda. Tous les suspects ont été arrêtés en août et sont des ressortissants de l'île-État, selon un communiqué publié par le ministère des Affaires intérieures.
Selon ce communiqué, la plupart de ces hommes appartiennent à l'organisation Jemaah Islamiyah, un mouvement dont les autorités de Singapour affirment qu'il avait prévu des attentats contre les intérêts américains à Singapour. Certains de ces hommes ont suivi un entraînement en Afghanistan et dans un camp d'entraînement du Front moro de libération islamique dans le sud des Philippines. Plus d'une dizaine de membres de cette organisation avaient déjà été arrêtés.
«Les dernières arrestations en date ont très sérieusement désorganisé le Jemaah Islamiyah [JI] à Singapour», selon ce communiqué, qui ne fournit aucun détail mais déclare qu'il est prévu de rendre d'autres informations publiques plus tard. Ces arrestations ont été faites dans le cadre de la loi sur la sécurité intérieure, qui autorise la détention sans restriction dans le temps de toute personne suspecte.
L'une des sources a précisé que Ramzi ben al-Shibh, l'un des organisateurs présumés des attentats du 11 septembre, se trouvait parmi eux. Le FBI croit qu'il aurait été le vingtième pirate de l'air s'il avait réussi à obtenir un visa pour les États-Unis. Les autorités pakistanaises pensent que Ben al-Shibh est le seul dirigeant important d'al-Qaïda arrêté lors des opérations de mardi et mercredi, alors qu'elles croyaient avoir interpellé une autre figure du réseau de Ben Laden.
Ben al-Shibh appartenait à la cellule d'al-Qaïda installée à Hambourg qui a, selon les enquêteurs américains et allemands, conçu et organisé les attentats contre New York et Washington. Dans un entretien diffusé sur la chaîne d'information qatarie al-Jazira, Ramzi ben al-Shibh avait reconnu son rôle de coordonnateur dans les attentats. Alors que l'Allemagne avait fait savoir qu'elle comptait demander l'extradition du Yéménite, le ministre allemand de l'Intérieur Otto Schily avait souligné dimanche que, les attentats ayant eu lieu sur le sol américain, «il va sans dire que les Américains ont la priorité pour cette extradition».
Pour leur part, les autorités du Bahreïn ont également annoncé le transfert hier d'un Américain d'origine yéménite vers les États-Unis. Mokhtar al-Bakri, 22 ans, a été inculpé hier d'aide à une organisation terroriste, ont précisé les services du procureur fédéral du district ouest de l'État de New York. Il est soupçonné d'être complice des cinq hommes, également des Américains d'origine yéménite, arrêtés la semaine dernière dans la banlieue de Buffalo.
Précédemment détenu à Bahrein, il s'est rendu aux autorités américaines et est arrivé aux États-Unis dimanche, après l'arrestation vendredi de cinq Américains, tous d'origine yéménite et membres présumés d'une cellule dormante d'Al-Qaïda à Buffalo.
D'après Mohammed al-Banna, vice-président du Conseil américano-musulman pour l'Ouest de l'État de New York, Mokhtar al-Bakri habitait Lackawanna comme les cinq autres. Il devait être présenté hier devant un tribunal fédéral de Buffalo.
Dans un autre ordre d'idées, un responsable pakistanais a précisé que la police avait conduit Fazal Karim, un homme détenu dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du journaliste américain Daniel Pearl, au centre de détention des services de renseignement pakistanais (ISI) pour qu'il identifie des prisonniers. Fazal Karim, qui avait conduit la police au corps de Daniel Pearl, avait déclaré aux enquêteurs que trois Yéménites avaient exécuté le journaliste du Wall Street Journal. On ignore s'il a reconnu les meurtriers parmi les suspects.
Jemaah Islamiyah
Singapour a annoncé hier l'arrestation de 21 personnes appartenant pour la plupart à une organisation islamique régionale, dont les autorités de Singapour estiment qu'elle a des liens avec le réseau terroriste al-Qaïda. Tous les suspects ont été arrêtés en août et sont des ressortissants de l'île-État, selon un communiqué publié par le ministère des Affaires intérieures.
Selon ce communiqué, la plupart de ces hommes appartiennent à l'organisation Jemaah Islamiyah, un mouvement dont les autorités de Singapour affirment qu'il avait prévu des attentats contre les intérêts américains à Singapour. Certains de ces hommes ont suivi un entraînement en Afghanistan et dans un camp d'entraînement du Front moro de libération islamique dans le sud des Philippines. Plus d'une dizaine de membres de cette organisation avaient déjà été arrêtés.
«Les dernières arrestations en date ont très sérieusement désorganisé le Jemaah Islamiyah [JI] à Singapour», selon ce communiqué, qui ne fournit aucun détail mais déclare qu'il est prévu de rendre d'autres informations publiques plus tard. Ces arrestations ont été faites dans le cadre de la loi sur la sécurité intérieure, qui autorise la détention sans restriction dans le temps de toute personne suspecte.
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