L'offensive d'al-Qaïda contre les policiers et les chiites continue
Vingt-quatre policiers sont tués dans trois attentats suicide
Photo : Agence Reuters
Des Irakiens regardent un camion qui a explosé hier à Bagdad.
Bagdad — Vingt-quatre policiers ont été tués hier matin dans le quartier de Doura, à Bagdad, lors de trois attentats suicide revendiqués par la branche irakienne d'al-Qaïda, qui a déclaré la guerre au «régime chiite valet des croisés».
Les trois kamikazes téléguidés par le groupe extrémiste sunnite que dirige le Jordanien Abou Moussab Zarkaoui ont fait en outre une quarantaine de blessés, dans ce quartier du sud de la capitale qui abrite une raffinerie de pétrole.
La police a annoncé que neuf autres personnes avaient été abattues à Bagdad, tandis que des attentats et des assassinats ont aussi été signalés à Kirkouk et Mossoul, dans le nord du pays, ainsi qu'à Bakouba, au nord de la capitale, à Latifiya et Hilla, au sud. Trois imams chiites et trois policiers ont été victimes de ces dernières actions, qui interviennent au lendemain d'une des journées les plus sanglantes qu'a connues le pays depuis l'invasion américano-britannique de mars 2003.
Selon l'armée irakienne, près de 160 extrémistes armés ont été tués et des centaines d'autres capturés depuis le début de l'assaut lancé samedi contre Tall Afar, bastion de la guérilla sunnite proche d'une frontière syrienne présentée par Bagdad comme une passoire.
Les actions sanglantes des dernières 48 heures ont été revendiquées globalement par le groupe de Zarkaoui qui, dans un enregistrement sonore diffusé dans la soirée de mercredi sur Internet, a «déclaré la guerre aux chiites dans tout l'Irak».
Zarkaoui y présente l'opération de Tall Afar comme une «guerre de nettoyage ethnique» menée contre la minorité sunnite par le gouvernement du premier ministre chiite Ibrahim Djaafari, «constitué de valets des croisés» occidentaux. Il y menace aussi d'une manière générale tous les Irakiens, notables, policiers, soldats qui collaborent avec «les croisés et les apostats».
Les autorités irakiennes souhaitent prendre rapidement le relais dans le domaine de la sécurité des forces étrangères, dont la présence semble attiser la guérilla, mais celle-ci s'en prend prioritairement aux policiers et aux soldats formés par l'occupant. Des centaines d'entre eux ont été tués dans des attentats ou purement et simplement exécutés, et certains membres des nouvelles forces de sécurité formées par l'armée américaine n'osent plus s'aventurer dehors à visage découvert.
L'intensification de la violence porte atteinte au processus politique et entrave les efforts du gouvernement transitoire de Djaafari pour convaincre les Irakiens d'aller voter pour une nouvelle Constitution, lors du référendum prévu le 15 octobre.
La déclaration de guerre de Zarkaoui à la majorité chiite — 60 % de la population — paraît confirmer la stratégie qui lui est généralement prêtée, consistant à dresser les deux communautés musulmanes rivales pour enterrer toute solution politique à la crise irakienne et enliser l'armée américaine.
Plus de la moitié des Américains (57 %) souhaitent qu'un calendrier de retrait des troupes américaines en Irak soit établi maintenant, selon un sondage de l'institut Pew Research publié hier. La proportion des Américains souhaitant un calendrier de retrait est en hausse par rapport au mois de juillet (49 %), souligne l'institut.
Les Américains sont également de plus en plus nombreux à penser que l'Irak va se transformer en un nouveau Vietnam: 39 % pensent ainsi, alors qu'ils étaient 35 % à avoir ce sentiment en juin et 29 % il y a un an.
Les trois kamikazes téléguidés par le groupe extrémiste sunnite que dirige le Jordanien Abou Moussab Zarkaoui ont fait en outre une quarantaine de blessés, dans ce quartier du sud de la capitale qui abrite une raffinerie de pétrole.
La police a annoncé que neuf autres personnes avaient été abattues à Bagdad, tandis que des attentats et des assassinats ont aussi été signalés à Kirkouk et Mossoul, dans le nord du pays, ainsi qu'à Bakouba, au nord de la capitale, à Latifiya et Hilla, au sud. Trois imams chiites et trois policiers ont été victimes de ces dernières actions, qui interviennent au lendemain d'une des journées les plus sanglantes qu'a connues le pays depuis l'invasion américano-britannique de mars 2003.
Selon l'armée irakienne, près de 160 extrémistes armés ont été tués et des centaines d'autres capturés depuis le début de l'assaut lancé samedi contre Tall Afar, bastion de la guérilla sunnite proche d'une frontière syrienne présentée par Bagdad comme une passoire.
Les actions sanglantes des dernières 48 heures ont été revendiquées globalement par le groupe de Zarkaoui qui, dans un enregistrement sonore diffusé dans la soirée de mercredi sur Internet, a «déclaré la guerre aux chiites dans tout l'Irak».
Zarkaoui y présente l'opération de Tall Afar comme une «guerre de nettoyage ethnique» menée contre la minorité sunnite par le gouvernement du premier ministre chiite Ibrahim Djaafari, «constitué de valets des croisés» occidentaux. Il y menace aussi d'une manière générale tous les Irakiens, notables, policiers, soldats qui collaborent avec «les croisés et les apostats».
Les autorités irakiennes souhaitent prendre rapidement le relais dans le domaine de la sécurité des forces étrangères, dont la présence semble attiser la guérilla, mais celle-ci s'en prend prioritairement aux policiers et aux soldats formés par l'occupant. Des centaines d'entre eux ont été tués dans des attentats ou purement et simplement exécutés, et certains membres des nouvelles forces de sécurité formées par l'armée américaine n'osent plus s'aventurer dehors à visage découvert.
L'intensification de la violence porte atteinte au processus politique et entrave les efforts du gouvernement transitoire de Djaafari pour convaincre les Irakiens d'aller voter pour une nouvelle Constitution, lors du référendum prévu le 15 octobre.
La déclaration de guerre de Zarkaoui à la majorité chiite — 60 % de la population — paraît confirmer la stratégie qui lui est généralement prêtée, consistant à dresser les deux communautés musulmanes rivales pour enterrer toute solution politique à la crise irakienne et enliser l'armée américaine.
Plus de la moitié des Américains (57 %) souhaitent qu'un calendrier de retrait des troupes américaines en Irak soit établi maintenant, selon un sondage de l'institut Pew Research publié hier. La proportion des Américains souhaitant un calendrier de retrait est en hausse par rapport au mois de juillet (49 %), souligne l'institut.
Les Américains sont également de plus en plus nombreux à penser que l'Irak va se transformer en un nouveau Vietnam: 39 % pensent ainsi, alors qu'ils étaient 35 % à avoir ce sentiment en juin et 29 % il y a un an.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

