Violence à Katmandou
Le roi Gyanendra renonce à se rendre au sommet de l'ONU
Katmandou — Au moins neuf personnes ont été blessées et des dizaines d'autres arrêtées hier, au troisième jour des manifestations à Katmandou contre le roi du Népal, Gyanendra, qui a pris les pleins pouvoirs le 1er février, selon la police et des manifestants.
Les organisateurs de la manifestation interdite font état de l'arrestation de 80 activistes appartenant à sept partis politiques.
Lundi, 40 personnes avaient été arrêtées au cours de manifestations similaires, selon la police, et 15 protestataires avaient été blessés dans des charges menées par les forces de l'ordre avec des gaz lacrymogènes et des bâtons, selon des témoins. Quelques dizaines de manifestants avaient déjà été interpellés dimanche.
Depuis trois jours, des milliers de personnes participent à ces manifestations, qui ont suivi l'annonce d'un cessez-le-feu unilatéral de trois mois par les rebelles maoïstes en lutte contre la monarchie depuis 1996.
Le souverain a limogé le 1er février sa coalition gouvernementale, qu'il accusait d'avoir échoué à mater la guérilla, avant de s'arroger les pouvoirs absolus. Faisant fi des condamnations de nombreux pays, il avait promis d'en finir avec la rébellion et de rétablir la sécurité et la démocratie dans les trois ans.
Le roi Gyanendra a renoncé à se rendre la semaine prochaine à New York pour le sommet de l'ONU, en raison de l'agitation actuelle dans son pays, a-t-on appris hier de source autorisée à Katmandou.
«Il n'y va plus. Il tient compte de la situation actuelle dans le pays», a-t-on ajouté sans autre précision.
Les manifestants réclament le retour de la démocratie pluraliste, supprimée en février.
Les organisateurs de la manifestation interdite font état de l'arrestation de 80 activistes appartenant à sept partis politiques.
Lundi, 40 personnes avaient été arrêtées au cours de manifestations similaires, selon la police, et 15 protestataires avaient été blessés dans des charges menées par les forces de l'ordre avec des gaz lacrymogènes et des bâtons, selon des témoins. Quelques dizaines de manifestants avaient déjà été interpellés dimanche.
Depuis trois jours, des milliers de personnes participent à ces manifestations, qui ont suivi l'annonce d'un cessez-le-feu unilatéral de trois mois par les rebelles maoïstes en lutte contre la monarchie depuis 1996.
Le souverain a limogé le 1er février sa coalition gouvernementale, qu'il accusait d'avoir échoué à mater la guérilla, avant de s'arroger les pouvoirs absolus. Faisant fi des condamnations de nombreux pays, il avait promis d'en finir avec la rébellion et de rétablir la sécurité et la démocratie dans les trois ans.
Le roi Gyanendra a renoncé à se rendre la semaine prochaine à New York pour le sommet de l'ONU, en raison de l'agitation actuelle dans son pays, a-t-on appris hier de source autorisée à Katmandou.
«Il n'y va plus. Il tient compte de la situation actuelle dans le pays», a-t-on ajouté sans autre précision.
Les manifestants réclament le retour de la démocratie pluraliste, supprimée en février.
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