Un rapport alarmiste sur l'Iran
7 septembre 2005
Actualités internationales
Londres — L'Iran pourrait se doter d'ici cinq ans du combustible nécessaire à la fabrication d'une arme nucléaire s'il y consacre tous ses efforts, a estimé l'Institut international des études stratégiques (IISS) dans un rapport publié hier à Londres.
«Si l'Iran renonçait à toute prudence et cherchait à obtenir une capacité nucléaire aussi vite que possible, il pourrait être capable de produire assez d'uranium hautement enrichi pour une seule arme nucléaire d'ici la fin de la décennie», a déclaré John Chipman, directeur de l'IISS, en présentant le rapport à la presse.
«L'option nucléaire iranienne n'est pas imminente. Pour des raisons purement techniques, l'Iran semble être encore à plusieurs années au moins de produire assez de matières fissiles pour une arme nucléaire. Et on ne sait pas si l'Iran a l'expertise pour fabriquer une arme nucléaire avec ce matériel», a-t-il poursuivi.
Mais les experts de l'IISS, un centre de recherches respecté qui est installé à Londres, estiment que Téhéran pourrait opter pour la prudence, pour ne pas risquer l'isolement international, sans pour autant se fermer à la voie nucléaire à long terme.
«Plutôt que de se précipiter sur la bombe, l'Iran pourrait chercher à acquérir graduellement une capacité de production nucléaire plus importante, sur une décennie ou plus, avant de décider s'il utilise l'option de l'arme», a estimé M. Chipman.
«Si l'Iran renonçait à toute prudence et cherchait à obtenir une capacité nucléaire aussi vite que possible, il pourrait être capable de produire assez d'uranium hautement enrichi pour une seule arme nucléaire d'ici la fin de la décennie», a déclaré John Chipman, directeur de l'IISS, en présentant le rapport à la presse.
«L'option nucléaire iranienne n'est pas imminente. Pour des raisons purement techniques, l'Iran semble être encore à plusieurs années au moins de produire assez de matières fissiles pour une arme nucléaire. Et on ne sait pas si l'Iran a l'expertise pour fabriquer une arme nucléaire avec ce matériel», a-t-il poursuivi.
Mais les experts de l'IISS, un centre de recherches respecté qui est installé à Londres, estiment que Téhéran pourrait opter pour la prudence, pour ne pas risquer l'isolement international, sans pour autant se fermer à la voie nucléaire à long terme.
«Plutôt que de se précipiter sur la bombe, l'Iran pourrait chercher à acquérir graduellement une capacité de production nucléaire plus importante, sur une décennie ou plus, avant de décider s'il utilise l'option de l'arme», a estimé M. Chipman.
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