L'AIEA s'inquiète - La «filière» iranienne est «suspecte»
3 septembre 2005
Actualités internationales
Vienne — L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a constaté hier que l'Iran maintient des activités nucléaires «suspectes» dans un rapport qui risque d'entraîner un recours au Conseil de sécurité de l'ONU et de possibles sanctions.
L'Iran se voit aussi réclamer à nouveau «une pleine transparence» car l'AIEA «n'est pas encore en mesure, après deux ans et demi d'inspections et d'enquêtes intensives, d'éclaircir certaines questions en suspens», selon ce rapport confidentiel aux 35 États du conseil des gouverneurs (exécutif) de l'AIEA.
L'Iran a annoncé le 8 août la reprise des activités de conversion d'uranium, suspendues depuis novembre 2004 en vertu d'un accord avec l'Union européenne.
Jusqu'à mardi, «environ 4000 kilos» de minerai d'uranium ont été introduits dans le processus de conversion en gaz à l'usine d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, d'après ce rapport du chef de l'AIEA, Mohamed el-Baradeï, dont l'AFP a obtenu copie.
Le conseil des gouverneurs avait exigé le 11 août que l'Iran reprenne la «suspension volontaire» et prié Mohamed el-Baradeï de lui faire rapport pour le samedi 3 septembre. Le document confirme aussi que Téhéran n'a pas repris l'enrichissement proprement dit de l'uranium, une étape ultérieure, qui permettrait de produire du combustible nucléaire pouvant être ensuite utilisée pour la bombe atomique.
L'Iran a estimé hier soir que le rapport contenait des critiques politiquement motivées à l'endroit de la République islamique. «Les critiques ne sont ni légales ni techniques», a déclaré le chef du programme nucléaire iranien, Ali Larijani, à la télévision d'État.
«Nous ne pensons pas que cet aspect politique soit important. Nous continuerons notre coopération avec l'AIEA», a-t-il dit, proclamant le «droit» de son pays à l'enrichissement dans des buts strictement civils, comme l'y autorise le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Réclamant que l'Iran apporte «enfin» sa pleine coopération pour expliquer ses programmes, l'AIEA relève des questions non éclaircies sur des activités sur l'uranium et sur le plutonium ainsi que sur des centrifugeuses pour enrichir l'uranium.
L'AIEA constate que ses inspecteurs n'ont pas droit à accéder à certains sites aux activités potentiellement suspectes en Iran, comme ceux de Parchine et Lavizan.
«C'est à l'Iran d'apporter des preuves», a estimé un haut responsable proche de l'agence de Vienne.
L'Iran a été placé sous contrôle de l'AIEA — l'agence de non-prolifération nucléaire des Nations unies — après la découverte que ce pays avait caché des activités nucléaires suspectes pendant 18 ans.
L'Union européenne recommandera «si nécessaire» le renvoi du dossier devant le Conseil de sécurité, a déclaré son haut représentant pour la politique extérieure Javier Solana jeudi à Newport, en Grande-Bretagne.
Une telle décision pourrait être prise à la prochaine réunion du conseil des gouverneurs à partir du 19 septembre à Vienne.
Les Européens veulent «voir reprendre les négociations» avec l'Iran et personne n'envisage en tout cas de recours à l'action militaire, a assuré hier le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw.
Téhéran s'est engagé à faire de nouvelles propositions négociées aux Européens courant septembre.
Moscou attend de voir les résultats des discussions au sommet mondial des Nations unies du 14 au 16 septembre à New York.
L'Iran se voit aussi réclamer à nouveau «une pleine transparence» car l'AIEA «n'est pas encore en mesure, après deux ans et demi d'inspections et d'enquêtes intensives, d'éclaircir certaines questions en suspens», selon ce rapport confidentiel aux 35 États du conseil des gouverneurs (exécutif) de l'AIEA.
L'Iran a annoncé le 8 août la reprise des activités de conversion d'uranium, suspendues depuis novembre 2004 en vertu d'un accord avec l'Union européenne.
Jusqu'à mardi, «environ 4000 kilos» de minerai d'uranium ont été introduits dans le processus de conversion en gaz à l'usine d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, d'après ce rapport du chef de l'AIEA, Mohamed el-Baradeï, dont l'AFP a obtenu copie.
Le conseil des gouverneurs avait exigé le 11 août que l'Iran reprenne la «suspension volontaire» et prié Mohamed el-Baradeï de lui faire rapport pour le samedi 3 septembre. Le document confirme aussi que Téhéran n'a pas repris l'enrichissement proprement dit de l'uranium, une étape ultérieure, qui permettrait de produire du combustible nucléaire pouvant être ensuite utilisée pour la bombe atomique.
L'Iran a estimé hier soir que le rapport contenait des critiques politiquement motivées à l'endroit de la République islamique. «Les critiques ne sont ni légales ni techniques», a déclaré le chef du programme nucléaire iranien, Ali Larijani, à la télévision d'État.
«Nous ne pensons pas que cet aspect politique soit important. Nous continuerons notre coopération avec l'AIEA», a-t-il dit, proclamant le «droit» de son pays à l'enrichissement dans des buts strictement civils, comme l'y autorise le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Réclamant que l'Iran apporte «enfin» sa pleine coopération pour expliquer ses programmes, l'AIEA relève des questions non éclaircies sur des activités sur l'uranium et sur le plutonium ainsi que sur des centrifugeuses pour enrichir l'uranium.
L'AIEA constate que ses inspecteurs n'ont pas droit à accéder à certains sites aux activités potentiellement suspectes en Iran, comme ceux de Parchine et Lavizan.
«C'est à l'Iran d'apporter des preuves», a estimé un haut responsable proche de l'agence de Vienne.
L'Iran a été placé sous contrôle de l'AIEA — l'agence de non-prolifération nucléaire des Nations unies — après la découverte que ce pays avait caché des activités nucléaires suspectes pendant 18 ans.
L'Union européenne recommandera «si nécessaire» le renvoi du dossier devant le Conseil de sécurité, a déclaré son haut représentant pour la politique extérieure Javier Solana jeudi à Newport, en Grande-Bretagne.
Une telle décision pourrait être prise à la prochaine réunion du conseil des gouverneurs à partir du 19 septembre à Vienne.
Les Européens veulent «voir reprendre les négociations» avec l'Iran et personne n'envisage en tout cas de recours à l'action militaire, a assuré hier le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw.
Téhéran s'est engagé à faire de nouvelles propositions négociées aux Européens courant septembre.
Moscou attend de voir les résultats des discussions au sommet mondial des Nations unies du 14 au 16 septembre à New York.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

