Le drame du pont al-Aïmah - Bagdad examine la piste terroriste
Photo : Agence Reuters
Les chaussures perdues dans la bousculade de mercredi ont été ramassées hier.
Au lendemain du drame de mercredi dans lequel ont péri près de 1000 pèlerins à Bagdad, le gouvernement a annoncé les premières exécutions de condamnés à mort pour implication dans les violences et le premier ministre a ordonné la formation d'une commission d'enquête présidée par un juge et le versement d'une compensation équivalente à 2055 $ pour chaque mort.
D'autre part, la chaîne de télévision al-Jazira a annoncé hier avoir reçu une bande vidéo dans laquelle le réseau al-Qaïda revendique la responsabilité des attentats perpétrés en juillet à Londres.
Selon la chaîne arabophone, la vidéo contient le testament d'un des kamikazes impliqués dans les attentats du 7 juillet, Mohamed Sidique Khan, qui en attribue la raison à l'engagement militaire de la Grande-Bretagne en Irak. Al-Jazira a précisé que le document contenait aussi des commentaires de l'adjoint d'Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahri.
Au moins deux groupes liés à al-Qaïda ont déjà revendiqué les attentats suicide qui ont fait 52 morts dans les transports publics londoniens.
Le dernier bilan du drame du pont al-Aïmah s'élève à 965 morts qui ont péri noyés, étouffés ou piétinés après un mouvement de panique. Quelque 815 autres personnes ont été blessées, selon une source sécuritaire.
Des milliers de personnes éplorées continuaient hier à rechercher des proches dans les hôpitaux de Bagdad alors qu'à Najaf, ville sainte chiite à 160 kilomètres au sud de la capitale, les victimes ont commencé à être enterrées. L'immense cimetière de la ville qui abrite le mausolée Ali, le premier des imams chiites, est le lieu généralement choisi pour le dernier repos des fidèles.
Toutes les personnalités et tous les mouvements en Irak se sont émus de l'ampleur du drame. Certains, comme le grand ayatollah Ali Sistani, figure emblématique des chiites en Irak, a appelé le gouvernement à en clarifier les circonstances.
Le premier ministre Ibrahim Jaafari a ordonné, outre les compensations, la formation d'une commission d'enquête présidée par un juge. Auparavant, le président Jalal Talabani a privilégié la piste terroriste, pointant le doigt vers des extrémistes sunnites tout en appelant à pallier les «carences qui ont multiplié le nombre de victimes».
Aucun mouvement n'a revendiqué la responsabilité de la bousculade mais un groupe armé lié à al-Qaïda en Irak a affirmé être l'auteur des tirs qui l'ont précédée et qui visaient le mausolée de l'imam al-Kazim, les présentant comme une riposte au meurtre de sunnites.
En milieu d'après-midi, le porte-parole du gouvernement Leith Koubba a déclaré que «trois condamnés à mort ont été exécutés par pendaison» dans la matinée, sans préciser le lieu de l'exécution. Selon lui, les trois suppliciés avaient été condamnés fin mai à la peine capitale pour meurtres et enlèvements de policiers et viols d'Irakiennes.
«C'est le châtiment suprême contre des personnes qui se sont livrées à des meurtres et la peine a été exécutée en dépit des protestations», a ajouté M. Koubba.
De façon générale, la violence a fait un peu moins de victimes en août (526 morts) qu'en juillet (578 tués), selon des statistiques officielles qui ne tiennent pas en compte les victimes de la bousculade du pont al-Aïmah.
D'autre part, la chaîne de télévision al-Jazira a annoncé hier avoir reçu une bande vidéo dans laquelle le réseau al-Qaïda revendique la responsabilité des attentats perpétrés en juillet à Londres.
Selon la chaîne arabophone, la vidéo contient le testament d'un des kamikazes impliqués dans les attentats du 7 juillet, Mohamed Sidique Khan, qui en attribue la raison à l'engagement militaire de la Grande-Bretagne en Irak. Al-Jazira a précisé que le document contenait aussi des commentaires de l'adjoint d'Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahri.
Au moins deux groupes liés à al-Qaïda ont déjà revendiqué les attentats suicide qui ont fait 52 morts dans les transports publics londoniens.
Le dernier bilan du drame du pont al-Aïmah s'élève à 965 morts qui ont péri noyés, étouffés ou piétinés après un mouvement de panique. Quelque 815 autres personnes ont été blessées, selon une source sécuritaire.
Des milliers de personnes éplorées continuaient hier à rechercher des proches dans les hôpitaux de Bagdad alors qu'à Najaf, ville sainte chiite à 160 kilomètres au sud de la capitale, les victimes ont commencé à être enterrées. L'immense cimetière de la ville qui abrite le mausolée Ali, le premier des imams chiites, est le lieu généralement choisi pour le dernier repos des fidèles.
Toutes les personnalités et tous les mouvements en Irak se sont émus de l'ampleur du drame. Certains, comme le grand ayatollah Ali Sistani, figure emblématique des chiites en Irak, a appelé le gouvernement à en clarifier les circonstances.
Le premier ministre Ibrahim Jaafari a ordonné, outre les compensations, la formation d'une commission d'enquête présidée par un juge. Auparavant, le président Jalal Talabani a privilégié la piste terroriste, pointant le doigt vers des extrémistes sunnites tout en appelant à pallier les «carences qui ont multiplié le nombre de victimes».
Aucun mouvement n'a revendiqué la responsabilité de la bousculade mais un groupe armé lié à al-Qaïda en Irak a affirmé être l'auteur des tirs qui l'ont précédée et qui visaient le mausolée de l'imam al-Kazim, les présentant comme une riposte au meurtre de sunnites.
En milieu d'après-midi, le porte-parole du gouvernement Leith Koubba a déclaré que «trois condamnés à mort ont été exécutés par pendaison» dans la matinée, sans préciser le lieu de l'exécution. Selon lui, les trois suppliciés avaient été condamnés fin mai à la peine capitale pour meurtres et enlèvements de policiers et viols d'Irakiennes.
«C'est le châtiment suprême contre des personnes qui se sont livrées à des meurtres et la peine a été exécutée en dépit des protestations», a ajouté M. Koubba.
De façon générale, la violence a fait un peu moins de victimes en août (526 morts) qu'en juillet (578 tués), selon des statistiques officielles qui ne tiennent pas en compte les victimes de la bousculade du pont al-Aïmah.
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