Massacre de Beslan - Bassaïev s'est servi des services spéciaux russes
Photo : Agence Reuters
Une mère pleurait la mort de son fils hier à Beslan.
Moscou — Le chef rebelle tchétchène Chamil Bassaïev a affirmé hier que les services spéciaux russes avaient favorisé malgré eux la prise d'otages de Beslan, qui s'est soldée en septembre 2004 par la mort d'au moins 330 personnes.
Dans un communiqué publié sur le site www.kavkazcenter.com, Bassaïev raconte que ses hommes ont démasqué l'an dernier un agent secret chargé de les persuader d'attaquer Vladikavkaz, capitale de l'Ossétie du Nord, proche de la frontière tchétchène.
Informés du piège qui les attendait, ils ont monté un commando «alternatif» et trompé les services de sécurité russes, qui pensaient toujours qu'ils se dirigeaient vers Vladikavkaz.
«À partir du 31 août, ils nous ont ouvert un boulevard et nous l'avons emprunté jusqu'à Beslan, "confondant" le calendrier et la cible de l'attaque», déclare l'homme le plus recherché par Moscou.
Le communiqué survient à quelques jours de la rencontre prévue entre le président russe Vladimir Poutine et les «mères de Beslan», qui s'interrogent sur la responsabilité des autorités russes et ossètes dans la mort de leurs enfants.
Le 31 août 2004, un commando tchétchène avait pris en otage plus de 1000 personnes dans une école, sous la menace d'armes et d'explosifs, pour réclamer l'indépendance de la province. L'assaut donné le 2 septembre par les forces russes s'était officiellement soldé par la mort de 331 personnes, dont 186 enfants.
La presse russe rapportait la semaine dernière que Poutine lui-même s'impatientait devant la lenteur de l'enquête conduite par la commission parlementaire, qui n'a pas encore rendu ses conclusions.
«Nous en avons beaucoup à dire mais nous attendons que les Russes finissent leur "enquête". Ils retardent le processus parce qu'il n'ont rien à dire à la population», poursuit le numéro 2 du gouvernement rebelle tchétchène.
Dans un communiqué publié sur le site www.kavkazcenter.com, Bassaïev raconte que ses hommes ont démasqué l'an dernier un agent secret chargé de les persuader d'attaquer Vladikavkaz, capitale de l'Ossétie du Nord, proche de la frontière tchétchène.
Informés du piège qui les attendait, ils ont monté un commando «alternatif» et trompé les services de sécurité russes, qui pensaient toujours qu'ils se dirigeaient vers Vladikavkaz.
«À partir du 31 août, ils nous ont ouvert un boulevard et nous l'avons emprunté jusqu'à Beslan, "confondant" le calendrier et la cible de l'attaque», déclare l'homme le plus recherché par Moscou.
Le communiqué survient à quelques jours de la rencontre prévue entre le président russe Vladimir Poutine et les «mères de Beslan», qui s'interrogent sur la responsabilité des autorités russes et ossètes dans la mort de leurs enfants.
Le 31 août 2004, un commando tchétchène avait pris en otage plus de 1000 personnes dans une école, sous la menace d'armes et d'explosifs, pour réclamer l'indépendance de la province. L'assaut donné le 2 septembre par les forces russes s'était officiellement soldé par la mort de 331 personnes, dont 186 enfants.
La presse russe rapportait la semaine dernière que Poutine lui-même s'impatientait devant la lenteur de l'enquête conduite par la commission parlementaire, qui n'a pas encore rendu ses conclusions.
«Nous en avons beaucoup à dire mais nous attendons que les Russes finissent leur "enquête". Ils retardent le processus parce qu'il n'ont rien à dire à la population», poursuit le numéro 2 du gouvernement rebelle tchétchène.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

