La Constitution devra attendre - Les leaders irakiens ne s'entendent pas
Photo : Agence Reuters
Les bureaux du mouvement Badr à Sadr City.
Bagdad — Devant l'incapacité des leaders irakiens à s'entendre sur la Constitution, le Parlement a reporté une réunion prévue hier pour adopter le texte, au risque de plonger le pays dans une crise politique.
Parallèlement, les violences ont encore fait des victimes en Irak, où 37 corps d'hommes, non identifiés et exécutés chacun d'une balle dans la tête, ont été découverts dans un petit cours d'eau au sud de Bagdad. Une source policière a indiqué que ces corps pourraient être ceux de recrues chiites de l'armée, des tenues militaires ayant été découvertes près des cadavres.
Sur le plan politique, la réunion du Parlement a été reportée. «La réunion a été reportée sine die jusqu'à la fin des consultations des chefs politiques sur la Constitution», a déclaré le chef du département de l'Information du Parlement, Bischro Ibrahim.
«Le projet a été remis au Parlement dans les délais et il n'y a aucun problème légal. Il reste aux hommes politiques à trouver un accord» sur la version finale du texte, a fait remarquer M. Ibrahim.
Pourtant, le président irakien, le Kurde Jalal Talabani, s'était dit optimiste hier, après avoir rencontré 15 membres sunnites de la commission chargée de rédiger la Constitution, et avant une ultime réunion de toutes les composantes politiques. La veille, il avait estimé que les objections du camp sunnite devaient être prises en considération.
Les chefs politiques ont tenu de nombreuses réunions depuis lundi, mais aucun progrès vers un consensus sur les points en litige n'a été annoncé. Cependant, le premier ministre Ibrahim al-Jaafari s'est employé à minimiser les divergences.
Chacun continue de camper sur sa position, notamment une partie des sunnites qui ne veut pas du fédéralisme et n'envisage un compromis que si le texte de la Constitution souligne avec force «l'unité du pays et interdit toute possibilité de le diviser», selon l'un de leurs négociateurs, Saleh Motlak.
Les violences interchiites qui ont embrasé de nombreuses villes d'Irak ces derniers jours ont mis encore davantage de pression sur les acteurs politiques du pays, engagés dans de difficiles tractations sur le texte.
Ces violences, sur fond de rivalité entre le courant radical de Moqtada al-Sadr et le puissant Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), l'un des piliers du gouvernement, ont été provoquées par des heurts sanglants dans la ville sainte de Najaf.
Les partisans de Sadr, qui accusent les hommes de l'organisation Badr du CSRII d'être derrière l'incendie de leur bureau à Najaf, se sont attaqués au cours de la nuit de mercredi à hier matin à des dizaines de permanences de ce parti dans les villes et les quartiers chiites de Bagdad. Au moins sept personnes ont été tuées. Le chef de la mouvance a lancé un appel au calme tout en demandant des excuses au CSRII.
Parallèlement, les violences ont encore fait des victimes en Irak, où 37 corps d'hommes, non identifiés et exécutés chacun d'une balle dans la tête, ont été découverts dans un petit cours d'eau au sud de Bagdad. Une source policière a indiqué que ces corps pourraient être ceux de recrues chiites de l'armée, des tenues militaires ayant été découvertes près des cadavres.
Sur le plan politique, la réunion du Parlement a été reportée. «La réunion a été reportée sine die jusqu'à la fin des consultations des chefs politiques sur la Constitution», a déclaré le chef du département de l'Information du Parlement, Bischro Ibrahim.
«Le projet a été remis au Parlement dans les délais et il n'y a aucun problème légal. Il reste aux hommes politiques à trouver un accord» sur la version finale du texte, a fait remarquer M. Ibrahim.
Pourtant, le président irakien, le Kurde Jalal Talabani, s'était dit optimiste hier, après avoir rencontré 15 membres sunnites de la commission chargée de rédiger la Constitution, et avant une ultime réunion de toutes les composantes politiques. La veille, il avait estimé que les objections du camp sunnite devaient être prises en considération.
Les chefs politiques ont tenu de nombreuses réunions depuis lundi, mais aucun progrès vers un consensus sur les points en litige n'a été annoncé. Cependant, le premier ministre Ibrahim al-Jaafari s'est employé à minimiser les divergences.
Chacun continue de camper sur sa position, notamment une partie des sunnites qui ne veut pas du fédéralisme et n'envisage un compromis que si le texte de la Constitution souligne avec force «l'unité du pays et interdit toute possibilité de le diviser», selon l'un de leurs négociateurs, Saleh Motlak.
Les violences interchiites qui ont embrasé de nombreuses villes d'Irak ces derniers jours ont mis encore davantage de pression sur les acteurs politiques du pays, engagés dans de difficiles tractations sur le texte.
Ces violences, sur fond de rivalité entre le courant radical de Moqtada al-Sadr et le puissant Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), l'un des piliers du gouvernement, ont été provoquées par des heurts sanglants dans la ville sainte de Najaf.
Les partisans de Sadr, qui accusent les hommes de l'organisation Badr du CSRII d'être derrière l'incendie de leur bureau à Najaf, se sont attaqués au cours de la nuit de mercredi à hier matin à des dizaines de permanences de ce parti dans les villes et les quartiers chiites de Bagdad. Au moins sept personnes ont été tuées. Le chef de la mouvance a lancé un appel au calme tout en demandant des excuses au CSRII.
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