Une courte trêve - Israël va construire près de sa plus grande colonie
Photo : Agence Reuters
Un jeune Palestinien observait des compatriotes qui priaient hier lors d’une manifestation pour dénoncer la construction du «mur» par Israël.
La trêve aura été de courte durée. Quarante-huit heures après avoir achevé l'évacuation des colons de Gaza, Israël a annoncé la construction d'un poste de police sur une portion de terrains où il compte construire 3500 nouveaux logements formant un lien continu entre Jérusalem et Maale Adumim, sa plus grande colonie de Cisjordanie.
Les autorités israéliennes ont justifié la construction de ce poste, qui devrait être autorisée dans les prochains jours et débuter dans les deux mois, par des raisons de sécurité et ont assuré qu'elle ne remettait pas en cause le gel des logements envisagés, auxquels les États-Unis sont hostiles.
«Nous ne construisons pas des logements d'habitation. Bien que le premier ministre ait fait savoir qu'il aimerait que cela se fasse, ce n'est pas le cas. Je pense que l'on appréciera», a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mark Regev, dont l'ambassade des États-Unis a refusé de commenter les propos.
Mais Regev a laissé entendre que ce n'était que partie remise. «Je pense que chacun comprend que Maale Adumim fera partie d'Israël dans le cadre du statut final», a-t-il en effet ajouté au sujet de cette implantation, qui compte 30 000 âmes et sera bientôt englobée par le mur de sécurité en cours de construction.
Il y a une semaine, les autorités israéliennes ont exproprié les propriétaires palestiniens de quatre terrains situés entre Jérusalem et Maaled Adumim pour pouvoir bâtir cette portion de mur, qui privera les Palestiniens de Cisjordanie de l'accès à Jérusalem-Est, dont il veulent faire la capitale de leur futur État.
«C'est une initiative plutôt cynique. Au moment même où Israël s'efforce de récolter les petits bénéfices de son désengagement de Gaza, il met en oeuvre sa vraie stratégie à Jérusalem-Est», a estimé Michael Tarazi, conseiller juridique de l'Autorité palestinienne pour les affaires concernant la ville, qu'Israël revendique dans sa totalité comme sa capitale.
La trêve qui avait accompagné le retrait israélien de la bande de Gaza semble bien terminée. Hier, les groupes armés palestiniens ont menacé de reprendre leurs attaques après la mort de cinq Palestiniens au cours d'un raid de Tsahal en Cisjordanie, qui a fait aussi plusieurs blessés.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a exhorté les groupes armés à la retenue et au respect du cessez-le-feu qui tient depuis six mois tout en accusant en parallèle Israël de provocation. «Ce meurtre vise intentionnellement à relancer le cycle de la violence», a-t-il déploré.
Mercredi soir à Tulkarem, Tsahal a pris en chasse des membres du Djihad islamique recherchés pour deux attentats ces derniers mois. L'armée affirme que les cinq hommes tués au cours du raid étaient tous des militants armés, mais les Palestiniens soutiennent que deux adolescents non armés, voisins de la cible, figurent parmi les victimes.
Le Djihad islamique, le Hamas et les Brigades des martyrs d'al-Aqsa ont crié vengeance hier alors que 4000 personnes assistaient aux funérailles des victimes.
Les autorités israéliennes ont justifié la construction de ce poste, qui devrait être autorisée dans les prochains jours et débuter dans les deux mois, par des raisons de sécurité et ont assuré qu'elle ne remettait pas en cause le gel des logements envisagés, auxquels les États-Unis sont hostiles.
«Nous ne construisons pas des logements d'habitation. Bien que le premier ministre ait fait savoir qu'il aimerait que cela se fasse, ce n'est pas le cas. Je pense que l'on appréciera», a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mark Regev, dont l'ambassade des États-Unis a refusé de commenter les propos.
Mais Regev a laissé entendre que ce n'était que partie remise. «Je pense que chacun comprend que Maale Adumim fera partie d'Israël dans le cadre du statut final», a-t-il en effet ajouté au sujet de cette implantation, qui compte 30 000 âmes et sera bientôt englobée par le mur de sécurité en cours de construction.
Il y a une semaine, les autorités israéliennes ont exproprié les propriétaires palestiniens de quatre terrains situés entre Jérusalem et Maaled Adumim pour pouvoir bâtir cette portion de mur, qui privera les Palestiniens de Cisjordanie de l'accès à Jérusalem-Est, dont il veulent faire la capitale de leur futur État.
«C'est une initiative plutôt cynique. Au moment même où Israël s'efforce de récolter les petits bénéfices de son désengagement de Gaza, il met en oeuvre sa vraie stratégie à Jérusalem-Est», a estimé Michael Tarazi, conseiller juridique de l'Autorité palestinienne pour les affaires concernant la ville, qu'Israël revendique dans sa totalité comme sa capitale.
La trêve qui avait accompagné le retrait israélien de la bande de Gaza semble bien terminée. Hier, les groupes armés palestiniens ont menacé de reprendre leurs attaques après la mort de cinq Palestiniens au cours d'un raid de Tsahal en Cisjordanie, qui a fait aussi plusieurs blessés.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a exhorté les groupes armés à la retenue et au respect du cessez-le-feu qui tient depuis six mois tout en accusant en parallèle Israël de provocation. «Ce meurtre vise intentionnellement à relancer le cycle de la violence», a-t-il déploré.
Mercredi soir à Tulkarem, Tsahal a pris en chasse des membres du Djihad islamique recherchés pour deux attentats ces derniers mois. L'armée affirme que les cinq hommes tués au cours du raid étaient tous des militants armés, mais les Palestiniens soutiennent que deux adolescents non armés, voisins de la cible, figurent parmi les victimes.
Le Djihad islamique, le Hamas et les Brigades des martyrs d'al-Aqsa ont crié vengeance hier alors que 4000 personnes assistaient aux funérailles des victimes.
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