Programme «Pétrole contre nourriture» - Le rapport Volcker accuse le directeur du programme
Nations unies — Le troisième rapport d'étape sur le scandale du programme «Pétrole contre nourriture», qui sera publié aujourd'hui, va accuser pour la première fois Benon Sevan, son ancien directeur, d'avoir reçu des dessous-de-table en échange de contrats pétroliers.
La commission d'enquête indépendante de l'ONU dirigée par l'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Paul Volcker, a été mise en place pour tirer au clair les accusations de corruption dans le cadre de ce programme. Ce dernier était destiné, entre 1996 et 2003, à aider le peuple irakien au moment où leur pays était soumis à un embargo très strict.
Sevan, un ressortissant chypriote qui a passé 40 ans au service de l'ONU, sera accusé dans ce rapport d'avoir reçu des dessous-de-table pour orienter des contrats irakiens vers une société égyptienne, mais également d'avoir refusé de coopérer avec la commission Volcker, a fait savoir Eric Lewis, son avocat.
Il a récusé «catégoriquement» les accusations consignées dans le rapport et livré la version de l'affaire faite par Sevan dans une longue déclaration.
Sevan est accusé d'avoir reçu des dessous-de-table «de concert avec» Fred Nadler, beau-frère de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a dit l'avocat.
Dans son rapport du 3 février, la commission Volcker avait évoqué des doutes quant à quatre versements d'un total de 160 000 dollars perçus par Sevan. Il avait dit l'avoir reçu d'une de ses tantes.
De son côté, Lewis a affirmé que son client était un bouc émissaire servant à détourner l'attention des critiques que l'actuel secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a essuyées en raison du fait que son fils, Kojo, travaillait pour une entreprise suisse, Cotecna.
Lewis affirme notamment que la commission n'a pas tenu rigueur du fait qu'Annan avait oublié d'évoquer des rencontres avec le président de Cotecna.
La commission d'enquête indépendante de l'ONU dirigée par l'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Paul Volcker, a été mise en place pour tirer au clair les accusations de corruption dans le cadre de ce programme. Ce dernier était destiné, entre 1996 et 2003, à aider le peuple irakien au moment où leur pays était soumis à un embargo très strict.
Sevan, un ressortissant chypriote qui a passé 40 ans au service de l'ONU, sera accusé dans ce rapport d'avoir reçu des dessous-de-table pour orienter des contrats irakiens vers une société égyptienne, mais également d'avoir refusé de coopérer avec la commission Volcker, a fait savoir Eric Lewis, son avocat.
Il a récusé «catégoriquement» les accusations consignées dans le rapport et livré la version de l'affaire faite par Sevan dans une longue déclaration.
Sevan est accusé d'avoir reçu des dessous-de-table «de concert avec» Fred Nadler, beau-frère de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a dit l'avocat.
Dans son rapport du 3 février, la commission Volcker avait évoqué des doutes quant à quatre versements d'un total de 160 000 dollars perçus par Sevan. Il avait dit l'avoir reçu d'une de ses tantes.
De son côté, Lewis a affirmé que son client était un bouc émissaire servant à détourner l'attention des critiques que l'actuel secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a essuyées en raison du fait que son fils, Kojo, travaillait pour une entreprise suisse, Cotecna.
Lewis affirme notamment que la commission n'a pas tenu rigueur du fait qu'Annan avait oublié d'évoquer des rencontres avec le président de Cotecna.
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