«Personne ne souhaite la guerre, mais...»
À bord du George-Washington, on se prépare au combat
Après avoir laissé ses principaux collaborateurs s'exprimer ces dernières semaines sur le dossier de l'Irak, George W. Bush est monté au créneau hier lors d'un déplacement électoral à Louisville au Kentucky. Le président américain a tenté de persuader les Américains de la nécessité d'une intervention contre ce pays, une démarche qu'il va réitérer la semaine prochaine devant les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.
Porte-avions USS George-Washington — Le commandant du porte-avions USS George-Washington, qui croise dans le Golfe, non loin de l'Irak, l'affirme: «Si nous en recevons l'ordre, nous exécuterons la mission.» Avec 75 avions à bord, le bâtiment navigue dans les eaux du Golfe depuis le mois de juin. Sa mission est l'application des sanctions prises par les Nations unies contre Bagdad. Mais il est également prêt à participer à toute offensive militaire contre l'Irak si George W. Bush décide de renverser par la force Saddam Hussein.
«Oui, nous y sommes parfaitement préparés, nous sommes prêts», assure le contre-amiral Joseph Sestak. «Il y a beaucoup de puissance au sein de l'armée américaine et plus de 68 % de nos pilotes sont allés au combat récemment. Si nous en recevons l'ordre, nous exécuterons la mission», ajoute-t-il.
Le vaste débat qui secoue la communauté internationale autour d'une éventuelle offensive militaire américaine contre le régime irakien trouve peu d'écho sur le pont écrasé de chaleur du George-Washington.
Les avions dernier cri F/A 18 s'envolent au moins deux fois par jour, accompagnés d'hélicoptères Seahawk et parfois de la protection des appareils Hawkeye E-2C.
Des soldats des forces spéciales d'un allié occidental des États-Unis se trouvent également à bord, leurs armes sont prêtes, mais conservées à fond de cale, et les artilleurs préparent les missiles comme si un conflit avait déjà éclaté.
«On nous dit toujours de nous entraîner comme si nous combattions, donc si quoi que ce soit se produit, ce sera comme la poursuite de l'entraînement», déclare le lieutenant Brian Graves, devant son avion anti-radar Prowler. «Personne ne souhaite la guerre mais, si nous en recevons l'ordre, nous ferons notre travail du mieux possible», ajoute-t-il.
Le lieutenant Maggie Vastak, l'une des rares femmes pilotes à bord, affirme que si son unité n'est pas impatiente d'aller au combat, elle y est tout de même bien préparée. «Prends garde, Saddam, avertit-elle. Nous sommes prêts.»
Pour la première fois en un an, Graves, Vastak et d'autres pilotes ont participé cette semaine à des missions de surveillance de la zone d'interdiction aérienne dans le sud de l'Irak, ce qui a relancé les rumeurs d'une guerre imminente.
Ces patrouilles affrontent régulièrement les batteries anti-aériennes irakiennes. Les soldats affirment qu'ils observent le ciel et la mer comme si l'ennemi s'y tapissait déjà.
«Cette partie du monde est hostile; nous avons connu des problèmes ici auparavant, donc nous devons être vigilants et en état d'alerte permanent, explique le capitaine Martin Erdossy. Notre devoir est de démasquer le mal et de le déraciner.»
Non loin de là, 17 soldats américains ont été tués en octobre 2000 par le tir d'un missile contre le destroyer USS Cole amarré au Yémen. Les États-Unis ont accusé Oussama ben Laden d'être le commanditaire de cette attaque, comme plus tard des attentats du 11 septembre.
Pour les soldats musulmans embarqués à bord du George-Washington, les événements du 11 septembre ont renforcé leur détermination à combattre le «terroriste» Saddam Hussein.
«Comme ben Laden, Saddam a donné une mauvaise image de l'islam, donc pour le bien des musulmans et pour la sécurité de notre pays, je pense que nous devrions nous débarasser de lui», estime Djamal Nadeau, le responsable de la communauté musulmane à bord.
Les autres sont plus prudents. «Depuis le 11 septembre, nous sommes prêts à tout pour éradiquer le terrorisme, mais nous devons réfléchir aux conséquences», déclare un marin sous le couvert de l'anonymat. «Il n'y a ni calendrier ni projet définis. Ne nous précipitons pas.»
Porte-avions USS George-Washington — Le commandant du porte-avions USS George-Washington, qui croise dans le Golfe, non loin de l'Irak, l'affirme: «Si nous en recevons l'ordre, nous exécuterons la mission.» Avec 75 avions à bord, le bâtiment navigue dans les eaux du Golfe depuis le mois de juin. Sa mission est l'application des sanctions prises par les Nations unies contre Bagdad. Mais il est également prêt à participer à toute offensive militaire contre l'Irak si George W. Bush décide de renverser par la force Saddam Hussein.
«Oui, nous y sommes parfaitement préparés, nous sommes prêts», assure le contre-amiral Joseph Sestak. «Il y a beaucoup de puissance au sein de l'armée américaine et plus de 68 % de nos pilotes sont allés au combat récemment. Si nous en recevons l'ordre, nous exécuterons la mission», ajoute-t-il.
Le vaste débat qui secoue la communauté internationale autour d'une éventuelle offensive militaire américaine contre le régime irakien trouve peu d'écho sur le pont écrasé de chaleur du George-Washington.
Les avions dernier cri F/A 18 s'envolent au moins deux fois par jour, accompagnés d'hélicoptères Seahawk et parfois de la protection des appareils Hawkeye E-2C.
Des soldats des forces spéciales d'un allié occidental des États-Unis se trouvent également à bord, leurs armes sont prêtes, mais conservées à fond de cale, et les artilleurs préparent les missiles comme si un conflit avait déjà éclaté.
«On nous dit toujours de nous entraîner comme si nous combattions, donc si quoi que ce soit se produit, ce sera comme la poursuite de l'entraînement», déclare le lieutenant Brian Graves, devant son avion anti-radar Prowler. «Personne ne souhaite la guerre mais, si nous en recevons l'ordre, nous ferons notre travail du mieux possible», ajoute-t-il.
Le lieutenant Maggie Vastak, l'une des rares femmes pilotes à bord, affirme que si son unité n'est pas impatiente d'aller au combat, elle y est tout de même bien préparée. «Prends garde, Saddam, avertit-elle. Nous sommes prêts.»
Pour la première fois en un an, Graves, Vastak et d'autres pilotes ont participé cette semaine à des missions de surveillance de la zone d'interdiction aérienne dans le sud de l'Irak, ce qui a relancé les rumeurs d'une guerre imminente.
Ces patrouilles affrontent régulièrement les batteries anti-aériennes irakiennes. Les soldats affirment qu'ils observent le ciel et la mer comme si l'ennemi s'y tapissait déjà.
«Cette partie du monde est hostile; nous avons connu des problèmes ici auparavant, donc nous devons être vigilants et en état d'alerte permanent, explique le capitaine Martin Erdossy. Notre devoir est de démasquer le mal et de le déraciner.»
Non loin de là, 17 soldats américains ont été tués en octobre 2000 par le tir d'un missile contre le destroyer USS Cole amarré au Yémen. Les États-Unis ont accusé Oussama ben Laden d'être le commanditaire de cette attaque, comme plus tard des attentats du 11 septembre.
Pour les soldats musulmans embarqués à bord du George-Washington, les événements du 11 septembre ont renforcé leur détermination à combattre le «terroriste» Saddam Hussein.
«Comme ben Laden, Saddam a donné une mauvaise image de l'islam, donc pour le bien des musulmans et pour la sécurité de notre pays, je pense que nous devrions nous débarasser de lui», estime Djamal Nadeau, le responsable de la communauté musulmane à bord.
Les autres sont plus prudents. «Depuis le 11 septembre, nous sommes prêts à tout pour éradiquer le terrorisme, mais nous devons réfléchir aux conséquences», déclare un marin sous le couvert de l'anonymat. «Il n'y a ni calendrier ni projet définis. Ne nous précipitons pas.»
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