Sommet du G8 - Des promesses mais pas de voeux pieux
Photo : Agence Reuters
La «photo de famille» à la clôture du Sommet du G8, hier à Gleneagles, en Écosse: un «grand succès»?
Attentats terroristes, rock stars et belles percées dans la lutte contre la pauvreté en Afrique et le réchauffement climatique. La réunion, cette semaine, des chefs des huit pays les plus industrialisés de la planète, à Gleneagles, en Écosse, n'aura pas été un Sommet du G8 comme les autres. Se traduira-t-il en gestes concrets? Probablement, disent les experts. Nous le saurons de toute manière bientôt.
«Je crois que l'on peut affirmer que ce Sommet du G8 de Gleneagles aura été celui qui a connu le plus grand succès en 30 ans d'histoire de ce forum, a déclaré sans ambages au Devoir le directeur du Groupe de recherche sur le G8 de l'Université de Toronto, John Kirton, du lieu de la réunion tenue cette semaine. Il l'était déjà avant même qu'il ne commence grâce, entre autres, à cette entente historique sur la radiation de 55 milliards de dette des pays pauvres. Il serait dommage que certains en sortent déçus parce que l'on n'y aurait pas atteint des objectifs comme l'effacement de la dette de tous les pays pauvres ou encore le 0,7 % du PIB consacré à l'aide au développement, qui tiennent plus du slogan simpliste.»
Le président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, a semblé d'accord hier. «La réunion de Gleneagles est un grand succès», a déclaré celui qui est aussi président de l'Union africaine.
Les organisations humanitaires se sont montrées moins enthousiastes. «C'est vrai qu'il y a eu des avancées, a expliqué, cette semaine au Devoir, Lina Holguin, d'Oxfam-Québec, elle aussi en Écosse. Mais la mobilisation populaire a été tellement énorme, les problèmes auxquels font face les pays pauvres sont tellement graves et urgents... On aurait pu espérer que les leaders du G8 en profitent pour aller plus loin. Écoutez, le Canada ne promet finalement rien de plus que ce qu'il avait promis en 2002 [au Sommet de] Kananaskis.»
La pauvreté et l'environnement
L'hôte de l'événement, le premier ministre britannique, Tony Blair, s'était fixé deux grandes missions: la lutte contre la pauvreté, particulièrement africaine, et la défense des objectifs du Protocole de Kyoto.
Sa principale victoire, sur le premier enjeu, avait déjà été remportée presque un mois avant la tenue du Sommet, lors de la réunion des ministres des Finances du G8. On y avait convenu, en effet, de l'annulation d'une dette de 40 milliards de dollars contractée par 18 pays parmi les plus pauvres, dont 14 pays d'Afrique, et de la possibilité d'étendre, avec 15 milliards de plus, la mesure à 20 autres pays à condition qu'ils améliorent leur façon de se gouverner. Tony Blair aurait bien aimé, aussi, que l'on convienne de doubler dès cette année le montant total de l'aide au développement pour le faire passer de 50 milliards à 100 milliards, dont 25 milliards de plus seulement pour l'Afrique. Il a finalement dû se résoudre à ce que cette augmentation s'étale jusqu'en 2010 et que chacun s'engage à doubler son aide à l'Afrique.
Sur le front environnemental, les gains ont été plus modestes, mais la tâche était aussi plus ardue. Il fallait trouver une façon d'associer les Américains à une stratégie commune de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en sachant bien qu'ils refuseraient de reconnaître le moindre mérite au Protocole de Kyoto. Le compromis obtenu, au terme d'un bras de fer entre la France et les États-Unis, a le mérite de faire admettre au champion pollueur que le problème est réel et attribuable à l'activité humaine. On a également trouvé le moyen d'élargir le cercle des pays concernés en faisant, pour la première fois au G8, une place aux économies émergentes de la Chine, de l'Inde, du Brésil, du Mexique et de l'Afrique du Sud autour de cette table de discussion.
Quant aux déclarations des camps américain et européen en faveur de l'abolition totale de leurs subventions aux exportations agricoles, qui font tellement de tort aux pays en voie de développement, elles n'avaient été prévues par personne et sont arrivées comme le glaçage sur le gâteau. Une date limite (2010 ou 2012) a même été évoquée pour la première fois, avant d'être remplacée, dans le communiqué final, par un engagement plus flou d'honorer cette promesse «dans un délai crédible».
Cette réussite apparaît d'autant plus remarquable que les attentats terroristes commis jeudi, à Londres, auraient pu amener les dirigeants du G8 à laisser en plan les enjeux les plus litigieux pour répondre à la crise. Cela aurait été facile, avec tout le monde, du militant altermondialiste à l'expert patenté, assis devant la télévision en quête des derniers détails de la tragédie, et les journalistes envoyés sur place qui repartaient par centaines vers la capitale. Ce succès du Sommet de Gleneagles, on le doit au travail et au talent de Tony Blair, estime John Kirton. Il est rare de voir un chef d'État se maintenir suffisamment longtemps en poste pour avoir l'occasion d'organiser deux sommets du G8. Le premier ministre britannique a bien su mettre à profit l'expérience acquise, lors du Sommet de Birmingham, pour placer très tôt ses pions sur l'échiquier, se donner des arguments de poids, en créant la Commission pour l'Afrique dont le rapport a rapidement fait autorité, mais aussi se servir habilement de la pression populaire exercée par le mouvement altermondialiste. Il aura également su profiter de l'influence que lui a conféré, au même moment, la présidence tournante de l'Union européenne.
Ce succès, on le doit également au fait que les autres chefs d'État sont, eux aussi, en poste depuis longtemps et que, à force de se retrouver à chaque sommet, il finit par se créer des liens de confiance et s'exercer une certaine pression des pairs. Sans parler du fait que cela fait bien cinq réunions du G8 que des questions comme la pauvreté en Afrique et la lutte contre les changements climatiques sont inscrits à l'ordre du jour. «Les dossiers finissent par avancer lorsqu'on y revient systématiquement année après année», note le professeur de sciences politiques.
Cette situation ne fait pas que des heureux. Le gouverneur de la Banque du Canada n'a pas manqué de se plaindre, au nom de ses amis banquiers, la semaine dernière, de cette fixation du G8 sur l'Afrique et l'environnement. Le forum aurait dû, selon lui, consacrer plus d'effort cette année à trouver une solution, par exemple, aux grands déséquilibres liés à l'endettement aux États-Unis et à la volatilité des prix du pétrole, qui menacent la stabilité économique mondiale. «Il n'a pas tort, admet Lina Holguin. Mais on reconnaîtra que l'Afrique aussi est un cas de déséquilibre économique qui menace la stabilité mondiale.» L'économie mondiale et le pétrole ont finalement tout de même fait l'objet d'une déclaration officielle.
Tapis rouge pour les stars
On ne peut, autrement, passer sous silence le rôle joué cette année par les chanteurs Bono, Bob Geldof et toute leur bande de célébrités. Plus, sans doute, que les habituels accrochages entre manifestants et policiers, dix mégaconcerts simultanés, présentés devant 1,5 million de spectateurs et des millions de téléspectateurs, ne passent pas inaperçus en démocratie. Pas étonnant que les élus du G8 ont eu presque l'air de groupies, tellement ils se sont pressés pour être vus en présence de ces vedettes. «Ces artistes sont ni plus ni moins que les représentants d'un lobby extrêmement puissant», dit John Kirton. Un lobby qui aura réussi l'exploit de retarder jusqu'à la dernière minute la rédaction finale des communiqués officiels, habituellement ficelés des jours à l'avance, pense Lina Holguin. Mais un lobby qui n'a pas manqué, aussi, de laisser transparaître des tensions internes, la majorité des centaines d'organisations engagées dans le mouvement Abolissons la pauvreté! ne partageant pas l'admiration des rock stars pour Tony Blair. Si de telles campagnes populaires sont là pour rester, disent les observateurs, il y a fort à parier qu'elles devront adopter une autre forme, peut-être moins éclatante, l'an prochain, lorsque le Sommet du G8 se déplacera à Saint-Pétersbourg, en Russie, un pays moins réputé pour son ouverture d'esprit à cet égard.
Tenir promesse
À ceux qui se demanderaient ce que valent les promesses des dirigeants du G8, John Kirton répond que l'on peut généralement leur faire confiance. Son centre de recherche évalue chaque année, depuis 1996, le degré de réalisation de leurs engagements. Changeant selon les époques et les pays, ce score se révèle relativement bon et tend à s'améliorer sans cesse au cours des dernières années, note-t-il. Les promesses faites au Sommet tenu l'an dernier, à Sea Island, aux États-Unis, ont ainsi été tenues jusqu'à présent à 72 % par les États-Unis, l'Union européenne et le Canada, et à 67 % par le Royaume-Uni et l'Allemagne.
En ce qui concerne les bonnes résolutions prises cette semaine à Gleneagles, on aura rapidement l'occasion d'en vérifier la sincérité. Une conférence des Nations unies doit se tenir, en effet, dès le mois de septembre, à New York, pour faire le point sur les Objectifs de développement du millénaire. On y verra ce que nos huit grands seront prêts à faire pour sauver du naufrage cet effort sans précédent déployé contre la pauvreté.
Tout le monde se rendra ensuite à Montréal, en novembre, pour la première conférence des partis signataires du Protocole de Kyoto. Il sera alors question de la deuxième phase de la lutte aux émissions de gaz à effet de serre, qui commencera en 2012, et de l'intérêt des États-Unis et des économies émergentes à se joindre à la démarche commune.
Viendra enfin, en décembre, la conférence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), à Hong-Kong, dernière chance, peut-être, de rescaper le cycle de négociations de Doha visant à aménager une place aux pays en voie de développement dans le nouvel ordre économique mondialisé.
«On verra bien ce que cela donnera, a conclu cette semaine Lina Holguin, d'Oxfam-Québec. Nous, en tout cas, notre lutte ne s'arrêtait pas à Gleneagles.»
«Je crois que l'on peut affirmer que ce Sommet du G8 de Gleneagles aura été celui qui a connu le plus grand succès en 30 ans d'histoire de ce forum, a déclaré sans ambages au Devoir le directeur du Groupe de recherche sur le G8 de l'Université de Toronto, John Kirton, du lieu de la réunion tenue cette semaine. Il l'était déjà avant même qu'il ne commence grâce, entre autres, à cette entente historique sur la radiation de 55 milliards de dette des pays pauvres. Il serait dommage que certains en sortent déçus parce que l'on n'y aurait pas atteint des objectifs comme l'effacement de la dette de tous les pays pauvres ou encore le 0,7 % du PIB consacré à l'aide au développement, qui tiennent plus du slogan simpliste.»
Le président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, a semblé d'accord hier. «La réunion de Gleneagles est un grand succès», a déclaré celui qui est aussi président de l'Union africaine.
Les organisations humanitaires se sont montrées moins enthousiastes. «C'est vrai qu'il y a eu des avancées, a expliqué, cette semaine au Devoir, Lina Holguin, d'Oxfam-Québec, elle aussi en Écosse. Mais la mobilisation populaire a été tellement énorme, les problèmes auxquels font face les pays pauvres sont tellement graves et urgents... On aurait pu espérer que les leaders du G8 en profitent pour aller plus loin. Écoutez, le Canada ne promet finalement rien de plus que ce qu'il avait promis en 2002 [au Sommet de] Kananaskis.»
La pauvreté et l'environnement
L'hôte de l'événement, le premier ministre britannique, Tony Blair, s'était fixé deux grandes missions: la lutte contre la pauvreté, particulièrement africaine, et la défense des objectifs du Protocole de Kyoto.
Sa principale victoire, sur le premier enjeu, avait déjà été remportée presque un mois avant la tenue du Sommet, lors de la réunion des ministres des Finances du G8. On y avait convenu, en effet, de l'annulation d'une dette de 40 milliards de dollars contractée par 18 pays parmi les plus pauvres, dont 14 pays d'Afrique, et de la possibilité d'étendre, avec 15 milliards de plus, la mesure à 20 autres pays à condition qu'ils améliorent leur façon de se gouverner. Tony Blair aurait bien aimé, aussi, que l'on convienne de doubler dès cette année le montant total de l'aide au développement pour le faire passer de 50 milliards à 100 milliards, dont 25 milliards de plus seulement pour l'Afrique. Il a finalement dû se résoudre à ce que cette augmentation s'étale jusqu'en 2010 et que chacun s'engage à doubler son aide à l'Afrique.
Sur le front environnemental, les gains ont été plus modestes, mais la tâche était aussi plus ardue. Il fallait trouver une façon d'associer les Américains à une stratégie commune de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en sachant bien qu'ils refuseraient de reconnaître le moindre mérite au Protocole de Kyoto. Le compromis obtenu, au terme d'un bras de fer entre la France et les États-Unis, a le mérite de faire admettre au champion pollueur que le problème est réel et attribuable à l'activité humaine. On a également trouvé le moyen d'élargir le cercle des pays concernés en faisant, pour la première fois au G8, une place aux économies émergentes de la Chine, de l'Inde, du Brésil, du Mexique et de l'Afrique du Sud autour de cette table de discussion.
Quant aux déclarations des camps américain et européen en faveur de l'abolition totale de leurs subventions aux exportations agricoles, qui font tellement de tort aux pays en voie de développement, elles n'avaient été prévues par personne et sont arrivées comme le glaçage sur le gâteau. Une date limite (2010 ou 2012) a même été évoquée pour la première fois, avant d'être remplacée, dans le communiqué final, par un engagement plus flou d'honorer cette promesse «dans un délai crédible».
Cette réussite apparaît d'autant plus remarquable que les attentats terroristes commis jeudi, à Londres, auraient pu amener les dirigeants du G8 à laisser en plan les enjeux les plus litigieux pour répondre à la crise. Cela aurait été facile, avec tout le monde, du militant altermondialiste à l'expert patenté, assis devant la télévision en quête des derniers détails de la tragédie, et les journalistes envoyés sur place qui repartaient par centaines vers la capitale. Ce succès du Sommet de Gleneagles, on le doit au travail et au talent de Tony Blair, estime John Kirton. Il est rare de voir un chef d'État se maintenir suffisamment longtemps en poste pour avoir l'occasion d'organiser deux sommets du G8. Le premier ministre britannique a bien su mettre à profit l'expérience acquise, lors du Sommet de Birmingham, pour placer très tôt ses pions sur l'échiquier, se donner des arguments de poids, en créant la Commission pour l'Afrique dont le rapport a rapidement fait autorité, mais aussi se servir habilement de la pression populaire exercée par le mouvement altermondialiste. Il aura également su profiter de l'influence que lui a conféré, au même moment, la présidence tournante de l'Union européenne.
Ce succès, on le doit également au fait que les autres chefs d'État sont, eux aussi, en poste depuis longtemps et que, à force de se retrouver à chaque sommet, il finit par se créer des liens de confiance et s'exercer une certaine pression des pairs. Sans parler du fait que cela fait bien cinq réunions du G8 que des questions comme la pauvreté en Afrique et la lutte contre les changements climatiques sont inscrits à l'ordre du jour. «Les dossiers finissent par avancer lorsqu'on y revient systématiquement année après année», note le professeur de sciences politiques.
Cette situation ne fait pas que des heureux. Le gouverneur de la Banque du Canada n'a pas manqué de se plaindre, au nom de ses amis banquiers, la semaine dernière, de cette fixation du G8 sur l'Afrique et l'environnement. Le forum aurait dû, selon lui, consacrer plus d'effort cette année à trouver une solution, par exemple, aux grands déséquilibres liés à l'endettement aux États-Unis et à la volatilité des prix du pétrole, qui menacent la stabilité économique mondiale. «Il n'a pas tort, admet Lina Holguin. Mais on reconnaîtra que l'Afrique aussi est un cas de déséquilibre économique qui menace la stabilité mondiale.» L'économie mondiale et le pétrole ont finalement tout de même fait l'objet d'une déclaration officielle.
Tapis rouge pour les stars
On ne peut, autrement, passer sous silence le rôle joué cette année par les chanteurs Bono, Bob Geldof et toute leur bande de célébrités. Plus, sans doute, que les habituels accrochages entre manifestants et policiers, dix mégaconcerts simultanés, présentés devant 1,5 million de spectateurs et des millions de téléspectateurs, ne passent pas inaperçus en démocratie. Pas étonnant que les élus du G8 ont eu presque l'air de groupies, tellement ils se sont pressés pour être vus en présence de ces vedettes. «Ces artistes sont ni plus ni moins que les représentants d'un lobby extrêmement puissant», dit John Kirton. Un lobby qui aura réussi l'exploit de retarder jusqu'à la dernière minute la rédaction finale des communiqués officiels, habituellement ficelés des jours à l'avance, pense Lina Holguin. Mais un lobby qui n'a pas manqué, aussi, de laisser transparaître des tensions internes, la majorité des centaines d'organisations engagées dans le mouvement Abolissons la pauvreté! ne partageant pas l'admiration des rock stars pour Tony Blair. Si de telles campagnes populaires sont là pour rester, disent les observateurs, il y a fort à parier qu'elles devront adopter une autre forme, peut-être moins éclatante, l'an prochain, lorsque le Sommet du G8 se déplacera à Saint-Pétersbourg, en Russie, un pays moins réputé pour son ouverture d'esprit à cet égard.
Tenir promesse
À ceux qui se demanderaient ce que valent les promesses des dirigeants du G8, John Kirton répond que l'on peut généralement leur faire confiance. Son centre de recherche évalue chaque année, depuis 1996, le degré de réalisation de leurs engagements. Changeant selon les époques et les pays, ce score se révèle relativement bon et tend à s'améliorer sans cesse au cours des dernières années, note-t-il. Les promesses faites au Sommet tenu l'an dernier, à Sea Island, aux États-Unis, ont ainsi été tenues jusqu'à présent à 72 % par les États-Unis, l'Union européenne et le Canada, et à 67 % par le Royaume-Uni et l'Allemagne.
En ce qui concerne les bonnes résolutions prises cette semaine à Gleneagles, on aura rapidement l'occasion d'en vérifier la sincérité. Une conférence des Nations unies doit se tenir, en effet, dès le mois de septembre, à New York, pour faire le point sur les Objectifs de développement du millénaire. On y verra ce que nos huit grands seront prêts à faire pour sauver du naufrage cet effort sans précédent déployé contre la pauvreté.
Tout le monde se rendra ensuite à Montréal, en novembre, pour la première conférence des partis signataires du Protocole de Kyoto. Il sera alors question de la deuxième phase de la lutte aux émissions de gaz à effet de serre, qui commencera en 2012, et de l'intérêt des États-Unis et des économies émergentes à se joindre à la démarche commune.
Viendra enfin, en décembre, la conférence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), à Hong-Kong, dernière chance, peut-être, de rescaper le cycle de négociations de Doha visant à aménager une place aux pays en voie de développement dans le nouvel ordre économique mondialisé.
«On verra bien ce que cela donnera, a conclu cette semaine Lina Holguin, d'Oxfam-Québec. Nous, en tout cas, notre lutte ne s'arrêtait pas à Gleneagles.»
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