Génocide - Deux Rwandais sont condamnés à 10 et 12 ans de prison
Bruxelles — La cour d'assises de Bruxelles a condamné hier deux demi-frères rwandais à 10 et 12 ans de prison pour assistance aux milices hutues responsables du génocide de 1994.
Au terme de près de 12 heures de délibérations, les jurés avaient estimé mardi soir qu'Étienne Nzabonimana et Samuel Ndashyikirwa avaient apporté leur aide à des miliciens responsables du massacre de 50 000 personnes dans la région de Kibungo au printemps 1994. L'accusation affirmait que les deux commerçants avaient fourni des armes et des véhicules aux extrémistes hutus.
Les deux hommes, qui plaidaient non coupables, comparaissaient devant une cour belge en vertu de la loi de «compétence universelle», une loi controversée qui permet à des tribunaux belges de juger des criminels de guerre présumés même si ceux-ci ne sont pas des ressortissants belges et si les faits qui leur sont reprochés n'ont pas été commis sur le territoire national.
«Ce qu'on a vécu ici, c'est quelque chose de vraiment extraordinaire», a commenté sur la RTBF l'avocate Michèle Hirsch, une des représentantes des victimes, «essentiellement des femmes, a-t-elle expliqué, parce que ce sont des femmes qui ont survécu au génocide, parce qu'elles étaient violées alors que les hommes étaient tués en premier lieu».
Par ailleurs, Callixte Mbarushimana, l'ancien employé rwandais de l'ONU réfugié en France et soupçonné de participation au génocide de 1994 dans son pays, a été élu au sein de la direction Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a annoncé hier ce mouvement de rebelles hutus rwandais.
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a renoncé à l'inculper parce que les preuves n'étaient pas suffisantes, a rappelé lundi le porte-parole du tribunal, Roland Amoussouga. Kigali, par la voix de son représentant au TPIR, Aloys Mutabingwa, a souhaité qu'il soit extradé au Rwanda. Paris a promis mardi de transmettre le dossier aux autorités judiciaires compétentes.
Accusées par Kigali de participation au génocide, les FDLR, basées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont toujours nié.
Callixte Mbarushimana, qui a obtenu il y a deux ans le statut de réfugié en France, a été élu secrétaire exécutif adjoint des FDLR samedi dernier à Bonn, selon le site Internet de l'organisation.
Kigali l'accuse d'avoir tué et fait tuer de nombreux Tutsis qui travaillaient avec lui au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Kigali.
Au terme de près de 12 heures de délibérations, les jurés avaient estimé mardi soir qu'Étienne Nzabonimana et Samuel Ndashyikirwa avaient apporté leur aide à des miliciens responsables du massacre de 50 000 personnes dans la région de Kibungo au printemps 1994. L'accusation affirmait que les deux commerçants avaient fourni des armes et des véhicules aux extrémistes hutus.
Les deux hommes, qui plaidaient non coupables, comparaissaient devant une cour belge en vertu de la loi de «compétence universelle», une loi controversée qui permet à des tribunaux belges de juger des criminels de guerre présumés même si ceux-ci ne sont pas des ressortissants belges et si les faits qui leur sont reprochés n'ont pas été commis sur le territoire national.
«Ce qu'on a vécu ici, c'est quelque chose de vraiment extraordinaire», a commenté sur la RTBF l'avocate Michèle Hirsch, une des représentantes des victimes, «essentiellement des femmes, a-t-elle expliqué, parce que ce sont des femmes qui ont survécu au génocide, parce qu'elles étaient violées alors que les hommes étaient tués en premier lieu».
Par ailleurs, Callixte Mbarushimana, l'ancien employé rwandais de l'ONU réfugié en France et soupçonné de participation au génocide de 1994 dans son pays, a été élu au sein de la direction Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a annoncé hier ce mouvement de rebelles hutus rwandais.
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a renoncé à l'inculper parce que les preuves n'étaient pas suffisantes, a rappelé lundi le porte-parole du tribunal, Roland Amoussouga. Kigali, par la voix de son représentant au TPIR, Aloys Mutabingwa, a souhaité qu'il soit extradé au Rwanda. Paris a promis mardi de transmettre le dossier aux autorités judiciaires compétentes.
Accusées par Kigali de participation au génocide, les FDLR, basées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont toujours nié.
Callixte Mbarushimana, qui a obtenu il y a deux ans le statut de réfugié en France, a été élu secrétaire exécutif adjoint des FDLR samedi dernier à Bonn, selon le site Internet de l'organisation.
Kigali l'accuse d'avoir tué et fait tuer de nombreux Tutsis qui travaillaient avec lui au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Kigali.
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