Démolitions de bidonvilles - Mugabe avait tout prévu
30 juin 2005
Actualités internationales
Hararé — Le président zimbabwéen Robert Mugabe a défendu hier les démolitions de constructions illégales ordonnées par son gouvernement, qui ont jeté à la rue des centaines de milliers de personnes, soulignant que l'opération avait été préparée à l'avance et que les personnes concernées seraient relogées.
«Elle était programmée depuis longtemps», a-t-il déclaré aux journalistes à propos de cette opération au sujet de laquelle il s'est entretenu avec l'envoyée spéciale de l'ONU, Anna Kajumulo Tibaijuka. Arrivée dimanche au Zimbabwe, Mme Tibaijuka a pour mission d'étudier l'impact humanitaire de ces démolitions destinées, selon Harare, à débarrasser le pays de la misère et de la criminalité.
«Nous avons préparé le programme de logement pas seulement pour les zones urbaines mais aussi pour les zones rurales», a ajouté le président Mugabe, précisant que l'envoyée de l'ONU avait exprimé sa préoccupation sur les souffrances causées et sur le financement d'un plan de construction de logements annoncé par le gouvernement.
Depuis cinq semaines, la police zimbabwéenne a détruit des milliers de constructions illégales, habitats insalubres et marchés «illégaux», jetant à la rue au moins 200 000 personnes, selon l'ONU.
Cette campagne a soulevé de nombreuses critiques, notamment des États-Unis et de la Grande-Bretagne, et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a désigné Mme Tibaijuka pour lui rendre compte des conséquences humanitaires de ces opérations baptisées Murambatsvina (Se débarrasser des ordures) et Restore Order (Rétablir l'ordre).
«Il y a évidemment un certain degré de souffrance lorsque vous mettez à bas une masure», a déclaré le président zimbabwéen après un entretien d'une heure avec l'envoyée de l'ONU. «Oui, il y a de l'inconfort, mais de l'inconfort afin d'obtenir du confort ensuite», a-t-il ajouté, affirmant que le gouvernement avait prévu 333 millions $US pour la construction de logements.
Mme Tibaijuka «a dit qu'elle était satisfaite que nous ayons ce programme [de reconstruction]. Elle a demandé si nous arriverions à le financer et nous avons dit que nous y arriverions certainement d'une manière ou d'une autre», a affirmé le président zimbabwéen.
Mme Tibaijuka a pour sa part déclaré après la réunion: «Nous avons eu une bonne discussion, une discussion constructive, sur les défis du [programme de] logement et la façon de le mettre en oeuvre.»
«Elle était programmée depuis longtemps», a-t-il déclaré aux journalistes à propos de cette opération au sujet de laquelle il s'est entretenu avec l'envoyée spéciale de l'ONU, Anna Kajumulo Tibaijuka. Arrivée dimanche au Zimbabwe, Mme Tibaijuka a pour mission d'étudier l'impact humanitaire de ces démolitions destinées, selon Harare, à débarrasser le pays de la misère et de la criminalité.
«Nous avons préparé le programme de logement pas seulement pour les zones urbaines mais aussi pour les zones rurales», a ajouté le président Mugabe, précisant que l'envoyée de l'ONU avait exprimé sa préoccupation sur les souffrances causées et sur le financement d'un plan de construction de logements annoncé par le gouvernement.
Depuis cinq semaines, la police zimbabwéenne a détruit des milliers de constructions illégales, habitats insalubres et marchés «illégaux», jetant à la rue au moins 200 000 personnes, selon l'ONU.
Cette campagne a soulevé de nombreuses critiques, notamment des États-Unis et de la Grande-Bretagne, et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a désigné Mme Tibaijuka pour lui rendre compte des conséquences humanitaires de ces opérations baptisées Murambatsvina (Se débarrasser des ordures) et Restore Order (Rétablir l'ordre).
«Il y a évidemment un certain degré de souffrance lorsque vous mettez à bas une masure», a déclaré le président zimbabwéen après un entretien d'une heure avec l'envoyée de l'ONU. «Oui, il y a de l'inconfort, mais de l'inconfort afin d'obtenir du confort ensuite», a-t-il ajouté, affirmant que le gouvernement avait prévu 333 millions $US pour la construction de logements.
Mme Tibaijuka «a dit qu'elle était satisfaite que nous ayons ce programme [de reconstruction]. Elle a demandé si nous arriverions à le financer et nous avons dit que nous y arriverions certainement d'une manière ou d'une autre», a affirmé le président zimbabwéen.
Mme Tibaijuka a pour sa part déclaré après la réunion: «Nous avons eu une bonne discussion, une discussion constructive, sur les défis du [programme de] logement et la façon de le mettre en oeuvre.»
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