Le viol, une arme de guerre dans le Darfour
Khartoum ne semble pas être conscient de l'ampleur de ce phénomène
Des réfugiées soudanaises dans le camp de Kalma.
New York — Médecins sans frontières a soigné en quatre mois 500 victimes de violences sexuelles dans le Darfour, et ces cas ne représentent qu'une fraction des viols commis dans cette région de l'ouest du Soudan, a déclaré mardi un haut responsable de l'ONU.
Le sous-secrétaire général Jan Egeland a dit au Conseil de sécurité que des femmes et des enfants étaient systématiquement victimes de viols et d'agressions sexuelles dans cette région ravagée par un conflit particulièrement douloureux pour les civils. Il a appelé le gouvernement soudanais à en faire plus pour protéger les civils et traduire en justice les auteurs de violences.
Selon M. Egeland, Médecins sans frontières déclare avoir soigné 500 victimes de violences sexuelles en seulement quatre mois dans le Darfour. «Nous pensons que cela ne représente qu'une fraction du nombre total de victimes», a-t-il dit, ajoutant que l'impact des violences était d'autant plus important que Khartoum ne semble pas conscient de l'ampleur de ce phénomène et ne fait rien pour l'enrayer. «Non seulement les autorités soudanaises ne garantissent pas une protection physique efficace, elles entravent l'accès aux soins», a-t-il dit.
M. Egeland a déclaré que dans certains cas, des femmes non célibataires enceintes à la suite de viols ont été considérées comme des criminelles et victimes d'autres violences aux mains de policiers. «C'est un affront à l'humanité tout entière», a-t-il estimé.
Il s'est dit préoccupé par les civils visés par des conflits dans le monde entier, évoquant notamment l'Irak, où selon lui un millier de civils pourraient avoir trouvé la mort depuis avril. Mais l'Afrique, a-t-il dit, l'inquiète particulièrement.
«Dans le Nord-Kivu, dans l'est du Congo, une ONG a signalé 2000 cas d'agressions sexuelles [...] en un mois», a-t-il dit. Il a ajouté que la plupart de ces agressions étaient des viols.
D'après M. Egeland, les responsables de l'ONU dans la région estiment à au moins 25 000 les cas de violences sexuelles contre des femmes et des enfants dans le Nord-Kivu, une situation en partie imputable au relâchement de la discipline dans l'armée régulière.
Les Nations unies disposent de plus de 16 000 Casques bleus en RDC, où un accord de paix a officiellement mis fin en 2003 à un conflit qui, en cinq ans, a fait près de quatre millions de morts, pour la plupart victimes de la faim et de maladies.
Selon lui, la Côte-d'Ivoire, le Liberia, le nord de l'Ouganda et le Népal sont les régions où les civils sont les plus exposés. «Aujourd'hui, dans la plupart des conflits armés, il est plus dangereux d'être un civil qu'un soldat», a conclu M. Egeland.
Le sous-secrétaire général Jan Egeland a dit au Conseil de sécurité que des femmes et des enfants étaient systématiquement victimes de viols et d'agressions sexuelles dans cette région ravagée par un conflit particulièrement douloureux pour les civils. Il a appelé le gouvernement soudanais à en faire plus pour protéger les civils et traduire en justice les auteurs de violences.
Selon M. Egeland, Médecins sans frontières déclare avoir soigné 500 victimes de violences sexuelles en seulement quatre mois dans le Darfour. «Nous pensons que cela ne représente qu'une fraction du nombre total de victimes», a-t-il dit, ajoutant que l'impact des violences était d'autant plus important que Khartoum ne semble pas conscient de l'ampleur de ce phénomène et ne fait rien pour l'enrayer. «Non seulement les autorités soudanaises ne garantissent pas une protection physique efficace, elles entravent l'accès aux soins», a-t-il dit.
M. Egeland a déclaré que dans certains cas, des femmes non célibataires enceintes à la suite de viols ont été considérées comme des criminelles et victimes d'autres violences aux mains de policiers. «C'est un affront à l'humanité tout entière», a-t-il estimé.
Il s'est dit préoccupé par les civils visés par des conflits dans le monde entier, évoquant notamment l'Irak, où selon lui un millier de civils pourraient avoir trouvé la mort depuis avril. Mais l'Afrique, a-t-il dit, l'inquiète particulièrement.
«Dans le Nord-Kivu, dans l'est du Congo, une ONG a signalé 2000 cas d'agressions sexuelles [...] en un mois», a-t-il dit. Il a ajouté que la plupart de ces agressions étaient des viols.
D'après M. Egeland, les responsables de l'ONU dans la région estiment à au moins 25 000 les cas de violences sexuelles contre des femmes et des enfants dans le Nord-Kivu, une situation en partie imputable au relâchement de la discipline dans l'armée régulière.
Les Nations unies disposent de plus de 16 000 Casques bleus en RDC, où un accord de paix a officiellement mis fin en 2003 à un conflit qui, en cinq ans, a fait près de quatre millions de morts, pour la plupart victimes de la faim et de maladies.
Selon lui, la Côte-d'Ivoire, le Liberia, le nord de l'Ouganda et le Népal sont les régions où les civils sont les plus exposés. «Aujourd'hui, dans la plupart des conflits armés, il est plus dangereux d'être un civil qu'un soldat», a conclu M. Egeland.
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