Condoleezza Rice au Proche-Orient - Un retrait de Gaza «sans difficulté ni violence» se dessine
Jérusalem — Israéliens et Palestiniens sont déterminés à permettre un retrait pacifique de la bande de Gaza: c'est en tout cas la conviction de la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice qui s'est entretenue deux jours durant avec leurs dirigeants respectifs avant de gagner hier la Jordanie, pays dont elle a salué les réformes économiques et politiques dans le cadre de sa tournée au Proche-Orient.
Israël et l'Autorité palestinienne partagent un même «engagement à assurer» un retrait «sans difficulté ni violence», a souligné la patronne de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse à Jérusalem où elle venait d'être reçue par le premier ministre israélien Ariel Sharon au lendemain d'un entretien à Ramallah avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Si le désengagement israélien de la bande de Gaza et de quatre colonies en Cisjordanie prévu en août ne se heurte à aucun problème, Condoleezza Rice a jugé qu'il pourrait être source de confiance entre les deux parties et créer de meilleures conditions pour les efforts de paix.
Israéliens et Palestiniens conviennent que les habitations dans les colonies de la bande de Gaza doivent être détruites lorsqu'Israël se sera retiré cet été et qu'ils devront travailler ensemble pour déterminer les modalités de ce démantèlement, a expliqué la secrétaire d'État américaine. «L'idée est que l'on parvienne à une meilleure utilisation du territoire pour répondre au mieux aux besoins en logement des Palestiniens.»
Pour les Palestiniens, les centaines de logements dans les implantations sont une perte d'espace dans l'un des lieux les plus peuplés au monde.
Faisant écho aux propos de Condoleezza Rice, Mahmoud Abbas s'est dit prêt hier à coopérer avec l'État hébreu pour déblayer les gravats des habitations détruites après le retrait et à les utiliser pour des projets de construction dans la région.
À deux jours d'une rencontre au sommet prévue avec Ariel Sharon, il a aussi souligné qu'il escomptait trouver un accord avec Israël pour autoriser les forces palestiniennes à entrer dans les implantations après le retrait pour empêcher vols et pillages. Ces lieux doivent être «protégés» et le retrait doit se dérouler dans le «calme».
D'après Condoleezza Rice, qui a estimé que le succès du retrait dépendait uniquement des deux camps, ces derniers sont aussi d'accord pour assurer la circulation des biens et des personnes à destination et en provenance de la bande de Gaza après le désengagement.
À ses yeux, le désengagement israélien — qui se déroulera pour la première fois sur des terres revendiquées par les Palestiniens pour la création d'un État — constituera une «étape historique». C'est une étape «très difficile pour Israël» mais «nous mettrons en oeuvre le désengagement» conformément «aux résolutions du gouvernement et de la Knesset», a pour sa part déclaré M. Sharon.
Une fausse note est toutefois venu ternir cette bonne entente, le ministère israélien de l'Habitat ayant annoncé hier qu'il allait lancer des appels d'offre pour construire 700 logements supplémentaires dans deux colonies juives de Cisjordanie.
Cette annonce aussitôt a provoqué une vive réaction de l'Autorité palestinienne qui a demandé à la communauté internationale et particulièrement aux États-Unis d'empêcher ce nouvel agrandissement de colonies. Ces colonies urbaines se trouvent dans la périphérie de Jérusalem-Est, dans la zone dite du Grand Jérusalem.
L'État juif est en train de prolonger son «mur» de séparation en Cisjordanie afin de placer du côté israélien Maalé Adoumim et les colonies du Goush Etzion, en dépit des protestations internationales.
Sur le terrain, un militaire israélien a été tué et deux autres ont été blessés dans une attaque d'un poste militaire israélien dans le sud de la bande de Gaza, au cours de laquelle un assaillant palestinien a également été tué, selon des sources militaires.
L'attaque à la roquette a été revendiquée par les Brigades d'Abou Riche, un groupe lié au Fatah, mais largement autonome et par le mouvement radical Jihad islamique, dans un communiqué conjoint.
La secrétaire d'État américaine s'est ensuite rendue à Amman, où elle a estimé que les réformes économiques et politiques de la Jordanie pouvaient «servir de modèle» aux actions menées dans la région, à l'issue d'un entretien avec son homologue Farouk Kasraoui. La diplomate a également salué le royaume hachémite de «partenaire stratégique» dans la lutte contre le terrorisme.
Elle a aussi demandé un soutien plus large du monde arabe en faveur du plan de retrait de la bande de Gaza. Dans un communiqué diffusé après un entretien entre la secrétaire d'État américaine et le roi Abdallah II, le gouvernement jordanien a de son côté souligné que «le retrait de Gaza devait être une étape sur la route vers un retrait de la Cisjordanie». Le roi a jugé important que les États-Unis continuent d'appuyer le processus de paix afin qu'il atteigne «ses véritables objectifs», selon le communiqué.
Condoleezza Rice doit poursuivre son déplacement par une escale aujourd'hui au Caire, avant de se rendre en Arabie saoudite. Elle fera ensuite étape à Bruxelles pour une conférence des pays donateurs sur l'Irak et à Londres pour une réunion ministérielle du G8.
Israël et l'Autorité palestinienne partagent un même «engagement à assurer» un retrait «sans difficulté ni violence», a souligné la patronne de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse à Jérusalem où elle venait d'être reçue par le premier ministre israélien Ariel Sharon au lendemain d'un entretien à Ramallah avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Si le désengagement israélien de la bande de Gaza et de quatre colonies en Cisjordanie prévu en août ne se heurte à aucun problème, Condoleezza Rice a jugé qu'il pourrait être source de confiance entre les deux parties et créer de meilleures conditions pour les efforts de paix.
Israéliens et Palestiniens conviennent que les habitations dans les colonies de la bande de Gaza doivent être détruites lorsqu'Israël se sera retiré cet été et qu'ils devront travailler ensemble pour déterminer les modalités de ce démantèlement, a expliqué la secrétaire d'État américaine. «L'idée est que l'on parvienne à une meilleure utilisation du territoire pour répondre au mieux aux besoins en logement des Palestiniens.»
Pour les Palestiniens, les centaines de logements dans les implantations sont une perte d'espace dans l'un des lieux les plus peuplés au monde.
Faisant écho aux propos de Condoleezza Rice, Mahmoud Abbas s'est dit prêt hier à coopérer avec l'État hébreu pour déblayer les gravats des habitations détruites après le retrait et à les utiliser pour des projets de construction dans la région.
À deux jours d'une rencontre au sommet prévue avec Ariel Sharon, il a aussi souligné qu'il escomptait trouver un accord avec Israël pour autoriser les forces palestiniennes à entrer dans les implantations après le retrait pour empêcher vols et pillages. Ces lieux doivent être «protégés» et le retrait doit se dérouler dans le «calme».
D'après Condoleezza Rice, qui a estimé que le succès du retrait dépendait uniquement des deux camps, ces derniers sont aussi d'accord pour assurer la circulation des biens et des personnes à destination et en provenance de la bande de Gaza après le désengagement.
À ses yeux, le désengagement israélien — qui se déroulera pour la première fois sur des terres revendiquées par les Palestiniens pour la création d'un État — constituera une «étape historique». C'est une étape «très difficile pour Israël» mais «nous mettrons en oeuvre le désengagement» conformément «aux résolutions du gouvernement et de la Knesset», a pour sa part déclaré M. Sharon.
Une fausse note est toutefois venu ternir cette bonne entente, le ministère israélien de l'Habitat ayant annoncé hier qu'il allait lancer des appels d'offre pour construire 700 logements supplémentaires dans deux colonies juives de Cisjordanie.
Cette annonce aussitôt a provoqué une vive réaction de l'Autorité palestinienne qui a demandé à la communauté internationale et particulièrement aux États-Unis d'empêcher ce nouvel agrandissement de colonies. Ces colonies urbaines se trouvent dans la périphérie de Jérusalem-Est, dans la zone dite du Grand Jérusalem.
L'État juif est en train de prolonger son «mur» de séparation en Cisjordanie afin de placer du côté israélien Maalé Adoumim et les colonies du Goush Etzion, en dépit des protestations internationales.
Sur le terrain, un militaire israélien a été tué et deux autres ont été blessés dans une attaque d'un poste militaire israélien dans le sud de la bande de Gaza, au cours de laquelle un assaillant palestinien a également été tué, selon des sources militaires.
L'attaque à la roquette a été revendiquée par les Brigades d'Abou Riche, un groupe lié au Fatah, mais largement autonome et par le mouvement radical Jihad islamique, dans un communiqué conjoint.
La secrétaire d'État américaine s'est ensuite rendue à Amman, où elle a estimé que les réformes économiques et politiques de la Jordanie pouvaient «servir de modèle» aux actions menées dans la région, à l'issue d'un entretien avec son homologue Farouk Kasraoui. La diplomate a également salué le royaume hachémite de «partenaire stratégique» dans la lutte contre le terrorisme.
Elle a aussi demandé un soutien plus large du monde arabe en faveur du plan de retrait de la bande de Gaza. Dans un communiqué diffusé après un entretien entre la secrétaire d'État américaine et le roi Abdallah II, le gouvernement jordanien a de son côté souligné que «le retrait de Gaza devait être une étape sur la route vers un retrait de la Cisjordanie». Le roi a jugé important que les États-Unis continuent d'appuyer le processus de paix afin qu'il atteigne «ses véritables objectifs», selon le communiqué.
Condoleezza Rice doit poursuivre son déplacement par une escale aujourd'hui au Caire, avant de se rendre en Arabie saoudite. Elle fera ensuite étape à Bruxelles pour une conférence des pays donateurs sur l'Irak et à Londres pour une réunion ministérielle du G8.
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