Khartoum mobilise ses troupes
Nairobi — Le Soudan s'attend à de nouveaux combats dans le sud entre l'armée et la rébellion alors que les négociations qui étaient en cours au Kenya ont été rompues et que les délégués des deux bords ont repris le chemin de leur pays.
Le gouvernement de Khartoum a suspendu lundi les négociations qui se déroulaient à Machakos, au Kenya, à la suite de la prise par la rébellion de la localité stratégique de Torit, sa plus grande victoire depuis la chute de la ville de Kapoeta, en juin.
«J'ai décrété la mobilisation générale et les forces armées ont reçu l'ordre de progresser dans toutes les directions jusqu'à ce que Torit, Kapoeta et d'autres endroits aient été repris», a déclaré le chef de l'État, Omar Hassan al-Bachir, cité par le journal gouvernemental al-Anbaa. Le président a appelé toutes les catégories de la population soudanaise à rejoindre des camps d'entraînement et à se rendre sur le théâtre des opérations, ajoute al-Anbaa.
La télévision nationale a montré lundi des membres de la Force populaire de défense, créée en 1989 pour aider l'armée à combattre les rebelles de l'APLS (Armée populaire de libération du Soudan), et des groupes de policiers arrivant à l'aéroport de Khartoum pour s'envoler vers Juba, la principale ville du sud.
Washington s'est déclaré «profondément déçu» par la décision de Khartoum de suspendre sa participation aux négociations. «Il est essentiel que les discussions de paix reprennent», a déclaré le secrétaire d'État adjoint américain chargé des affaires africaines, Walker Kansteiner. Le processus de négociations, entamé à la mi-août, devait prendre fin à la mi-septembre. La guerre civile soudanaise, qui a débuté en 1983, a fait environ deux millions de morts. Elle oppose des rebelles du sud animiste et chrétien au régime islamique au pouvoir à Khartoum et au nord musulman.
Le gouvernement de Khartoum a suspendu lundi les négociations qui se déroulaient à Machakos, au Kenya, à la suite de la prise par la rébellion de la localité stratégique de Torit, sa plus grande victoire depuis la chute de la ville de Kapoeta, en juin.
«J'ai décrété la mobilisation générale et les forces armées ont reçu l'ordre de progresser dans toutes les directions jusqu'à ce que Torit, Kapoeta et d'autres endroits aient été repris», a déclaré le chef de l'État, Omar Hassan al-Bachir, cité par le journal gouvernemental al-Anbaa. Le président a appelé toutes les catégories de la population soudanaise à rejoindre des camps d'entraînement et à se rendre sur le théâtre des opérations, ajoute al-Anbaa.
La télévision nationale a montré lundi des membres de la Force populaire de défense, créée en 1989 pour aider l'armée à combattre les rebelles de l'APLS (Armée populaire de libération du Soudan), et des groupes de policiers arrivant à l'aéroport de Khartoum pour s'envoler vers Juba, la principale ville du sud.
Washington s'est déclaré «profondément déçu» par la décision de Khartoum de suspendre sa participation aux négociations. «Il est essentiel que les discussions de paix reprennent», a déclaré le secrétaire d'État adjoint américain chargé des affaires africaines, Walker Kansteiner. Le processus de négociations, entamé à la mi-août, devait prendre fin à la mi-septembre. La guerre civile soudanaise, qui a débuté en 1983, a fait environ deux millions de morts. Elle oppose des rebelles du sud animiste et chrétien au régime islamique au pouvoir à Khartoum et au nord musulman.
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