Enquête sur les bavures de Tsahal
3 septembre 2002
Actualités internationales
Jérusalem — Le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, a ordonné hier une enquête sur des bavures de l'armée qui ont récemment coûté la vie à douze civils palestiniens, dont des enfants, alors que sur le terrain, Israël a continué de porter des coups aux groupes armés palestiniens.
Cette commission d'enquête militaire devra remettre ses conclusions à M. Ben Eliezer d'ici à vendredi.
De sources militaires israéliennes, on a appris l'arrestation dans le nord de la Cisjordanie d'un responsable de la branche militaire du Jihad islamique, Mohammed Ahmed Amin Jarar, 42 ans, expert en explosifs soupçonné de préparer un important attentat suicide en Israël.
Cinq autres Palestiniens ont été arrêtés par l'armée dans la bande de Gaza.
En outre, à Yatta, près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, l'armée a détruit six maisons palestiniennes surplombant une route empruntée par des colons juifs.
Par ailleurs, la Cour suprême d'Israël doit se prononcer aujourd'hui sur la légalité de l'expulsion vers la bande de Gaza de trois Palestiniens parents d'auteurs d'attentats anti-israéliens, a-t-on appris de source officielle.
Prise en juillet dernier, cette décision avait été présentée par le gouvernement israélien comme une mesure de dissuasion à l'encontre de kamikazes potentiels, mais avait été dénoncée comme illégale au regard de la Convention de Genève par des organisations de défense des droits de l'Homme.
Les récentes bavures répétées de l'armée israélienne dans les territoires palestiniens ont provoqué une polémique en Israël et suscité les critiques du président Moshé Katsav, qui a regretté la mort de Palestiniens «innocents» et appelé l'armée à ouvrir une enquête.
Dimanche, quatre Palestiniens ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée près de Hébron. Selon des témoins, il s'agissait d'ouvriers, alors que l'armée a parlé de combattants armés.
Samedi, deux enfants et deux adolescents avaient été tués dans une opération de liquidation d'un activiste dans le nord de la Cisjordanie.
Jeudi, une femme, deux de ses fils et son neveu avaient été tués par des tirs d'obus à Gaza.
Le 22 juillet, un chasseur bombardier F-16 avait largué une bombe d'une tonne dans une zone résidentielle de Gaza, tuant le chef de la branche militaire du mouvement intégriste Hamas, mais aussi 16 autres personnes, dont neuf enfants.
Sur un total de 49 Palestiniens tués par l'armée en août, 30 étaient des civils, selon des organisations palestiniennes humanitaires et de défense des droits de l'Homme citées par le quotidien israélien Haaretz (indépendant).
Selon la radio militaire israélienne, des responsables militaires ont exprimé leur «mécontentement» après la création de cette commission d'enquête, estimant que ses recommandations pourraient limiter la marge de manoeuvre des officiers sur le terrain.
L'ancien premier ministre de droite Benjamin Nétanyahou a, pour sa part, affirmé que «l'armée n'a pas la gâchette trop facile, ce sont les terroristes palestiniens qui nous imposent la guerre et se cachent derrière des civils».
Cette commission d'enquête militaire devra remettre ses conclusions à M. Ben Eliezer d'ici à vendredi.
De sources militaires israéliennes, on a appris l'arrestation dans le nord de la Cisjordanie d'un responsable de la branche militaire du Jihad islamique, Mohammed Ahmed Amin Jarar, 42 ans, expert en explosifs soupçonné de préparer un important attentat suicide en Israël.
Cinq autres Palestiniens ont été arrêtés par l'armée dans la bande de Gaza.
En outre, à Yatta, près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, l'armée a détruit six maisons palestiniennes surplombant une route empruntée par des colons juifs.
Par ailleurs, la Cour suprême d'Israël doit se prononcer aujourd'hui sur la légalité de l'expulsion vers la bande de Gaza de trois Palestiniens parents d'auteurs d'attentats anti-israéliens, a-t-on appris de source officielle.
Prise en juillet dernier, cette décision avait été présentée par le gouvernement israélien comme une mesure de dissuasion à l'encontre de kamikazes potentiels, mais avait été dénoncée comme illégale au regard de la Convention de Genève par des organisations de défense des droits de l'Homme.
Les récentes bavures répétées de l'armée israélienne dans les territoires palestiniens ont provoqué une polémique en Israël et suscité les critiques du président Moshé Katsav, qui a regretté la mort de Palestiniens «innocents» et appelé l'armée à ouvrir une enquête.
Dimanche, quatre Palestiniens ont été tués dans une embuscade tendue par l'armée près de Hébron. Selon des témoins, il s'agissait d'ouvriers, alors que l'armée a parlé de combattants armés.
Samedi, deux enfants et deux adolescents avaient été tués dans une opération de liquidation d'un activiste dans le nord de la Cisjordanie.
Jeudi, une femme, deux de ses fils et son neveu avaient été tués par des tirs d'obus à Gaza.
Le 22 juillet, un chasseur bombardier F-16 avait largué une bombe d'une tonne dans une zone résidentielle de Gaza, tuant le chef de la branche militaire du mouvement intégriste Hamas, mais aussi 16 autres personnes, dont neuf enfants.
Sur un total de 49 Palestiniens tués par l'armée en août, 30 étaient des civils, selon des organisations palestiniennes humanitaires et de défense des droits de l'Homme citées par le quotidien israélien Haaretz (indépendant).
Selon la radio militaire israélienne, des responsables militaires ont exprimé leur «mécontentement» après la création de cette commission d'enquête, estimant que ses recommandations pourraient limiter la marge de manoeuvre des officiers sur le terrain.
L'ancien premier ministre de droite Benjamin Nétanyahou a, pour sa part, affirmé que «l'armée n'a pas la gâchette trop facile, ce sont les terroristes palestiniens qui nous imposent la guerre et se cachent derrière des civils».
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