Israël annonce la libération de 400 Palestiniens
Jérusalem — Le gouvernement israélien a décidé hier de libérer 400 détenus palestiniens et a accepté une médiation américaine avec les Palestiniens pour faciliter le retrait de la bande de Gaza à la mi-août. Le premier ministre Ariel Sharon a précisé qu'aucun des prisonniers qui seront relâchés «n'a de sang sur les mains».
Une porte-parole de l'Autorité pénitentiaire israélienne a indiqué que «les prisonniers seront en principe relâchés mercredi ou jeudi».
«Israël a des critiques très dures contre l'Autorité palestinienne pour tout ce qui concerne l'application des arrangements prévus lors du sommet de Charm el-Cheikh [...] mais nous devons renforcer les éléments modérés au sein de l'Autorité palestinienne et respecter nos engagements», a déclaré M. Sharon en justifiant cette mesure à ses ministres.
Durant ce sommet qui l'avait réuni début février avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, M. Sharon avait promis de relâcher 900 prisonniers sur un total d'environ 7000. Un premier contingent de 500 détenus a été relâché le 21 février, mais Israël avait ensuite bloqué le processus à la suite d'un attentat suicide. Le 24 mai, M. Sharon a toutefois annoncé à Washington son intention de relâcher 400 prisonniers pour «aider» M. Abbas.
En revanche, le ministre des Finances Benjamin Nétanyahou, principal rival de M. Sharon au sein de son parti, le Likoud, a dénoncé ces libérations, y voyant «une récompense pour l'Autorité palestinienne, alors qu'elle ne fait rien contre le terrorisme».
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erekat, a fustigé la décision israélienne. «Il est important que tous les prisonniers soient relâchés [...] Il a été convenu à Charm qu'un comité conjoint fixerait le système permettant ces libérations, mais Israël a agi unilatéralement», a-t-il indiqué.
Même frustration pour le ministre chargé des prisonniers, Soufiane Abou Zaydam. «Notre priorité est d'obtenir la libération des jeunes détenus, des femmes, des vieux, des malades et des prisonniers politiques comme Marwan Barghouthi», ex-chef du Fatah en Cisjordanie condamné en juin 2004 à la prison à vie, a-t-il ajouté.
Contribution américaine
Sur le plan diplomatique, Israël s'est dit prêt à accepter un rôle de médiation du général américain William Ward pour faciliter une coordination avec les Palestiniens sur le retrait de la bande de Gaza, a indiqué hier un responsable israélien.
«Nous sommes favorables à une contribution américaine à un retrait coordonné de la bande de Gaza», a affirmé ce membre du bureau de M. Sharon sous le couvert de l'anonymat.
Le général Ward nommé en février par le département d'État pour assister l'Autorité palestinienne dans le domaine de la sécurité, notamment à réformer les services de sécurité palestiniens, va voir son mandat élargi, a-t-on indiqué à Washington.
Dans le sud de la Cisjordanie, un Palestinien a été tué hier matin près de Hébron par un soldat israélien qu'il avait attaqué avec un couteau, selon des sources médicales israéliennes. Dans la bande de Gaza, trois activistes palestiniens ont été tués par des explosions dues, selon l'armée israélienne, à du matériel explosif qu'ils manipulaient.
Un appareil militaire israélien a tiré trois missiles sur un groupe de Palestiniens, dans la nuit d'hier à lundi dans la bande de Gaza. Il les a manqués mais il a blessé deux passants, ont rapporté des témoins et des responsables de la sécurité. Un responsable militaire israélien a confirmé le raid aérien sur le camp de réfugiés de Djabalya.
Depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, les violences israélo-palestiniennes ont fait 4762 morts, dont 3700 Palestiniens et 988 Israéliens.
Une porte-parole de l'Autorité pénitentiaire israélienne a indiqué que «les prisonniers seront en principe relâchés mercredi ou jeudi».
«Israël a des critiques très dures contre l'Autorité palestinienne pour tout ce qui concerne l'application des arrangements prévus lors du sommet de Charm el-Cheikh [...] mais nous devons renforcer les éléments modérés au sein de l'Autorité palestinienne et respecter nos engagements», a déclaré M. Sharon en justifiant cette mesure à ses ministres.
Durant ce sommet qui l'avait réuni début février avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, M. Sharon avait promis de relâcher 900 prisonniers sur un total d'environ 7000. Un premier contingent de 500 détenus a été relâché le 21 février, mais Israël avait ensuite bloqué le processus à la suite d'un attentat suicide. Le 24 mai, M. Sharon a toutefois annoncé à Washington son intention de relâcher 400 prisonniers pour «aider» M. Abbas.
En revanche, le ministre des Finances Benjamin Nétanyahou, principal rival de M. Sharon au sein de son parti, le Likoud, a dénoncé ces libérations, y voyant «une récompense pour l'Autorité palestinienne, alors qu'elle ne fait rien contre le terrorisme».
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erekat, a fustigé la décision israélienne. «Il est important que tous les prisonniers soient relâchés [...] Il a été convenu à Charm qu'un comité conjoint fixerait le système permettant ces libérations, mais Israël a agi unilatéralement», a-t-il indiqué.
Même frustration pour le ministre chargé des prisonniers, Soufiane Abou Zaydam. «Notre priorité est d'obtenir la libération des jeunes détenus, des femmes, des vieux, des malades et des prisonniers politiques comme Marwan Barghouthi», ex-chef du Fatah en Cisjordanie condamné en juin 2004 à la prison à vie, a-t-il ajouté.
Contribution américaine
Sur le plan diplomatique, Israël s'est dit prêt à accepter un rôle de médiation du général américain William Ward pour faciliter une coordination avec les Palestiniens sur le retrait de la bande de Gaza, a indiqué hier un responsable israélien.
«Nous sommes favorables à une contribution américaine à un retrait coordonné de la bande de Gaza», a affirmé ce membre du bureau de M. Sharon sous le couvert de l'anonymat.
Le général Ward nommé en février par le département d'État pour assister l'Autorité palestinienne dans le domaine de la sécurité, notamment à réformer les services de sécurité palestiniens, va voir son mandat élargi, a-t-on indiqué à Washington.
Dans le sud de la Cisjordanie, un Palestinien a été tué hier matin près de Hébron par un soldat israélien qu'il avait attaqué avec un couteau, selon des sources médicales israéliennes. Dans la bande de Gaza, trois activistes palestiniens ont été tués par des explosions dues, selon l'armée israélienne, à du matériel explosif qu'ils manipulaient.
Un appareil militaire israélien a tiré trois missiles sur un groupe de Palestiniens, dans la nuit d'hier à lundi dans la bande de Gaza. Il les a manqués mais il a blessé deux passants, ont rapporté des témoins et des responsables de la sécurité. Un responsable militaire israélien a confirmé le raid aérien sur le camp de réfugiés de Djabalya.
Depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, les violences israélo-palestiniennes ont fait 4762 morts, dont 3700 Palestiniens et 988 Israéliens.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

