Les ultimes revenants du 11 septembre
31 août 2002
Actualités internationales
New York — Résignés à l'assaut commémoratif qui s'annonce, les New-Yorkais ont eu droit cette semaine à une nouvelle plus étonnante: onze mois et quinze jours après les attentats contre le World Trade Center, un disparu a été retrouvé. Le nom de George V. Sims, 46 ans, figurait sur la liste des 2819 victimes que les services de médecine légale de la municipalité venaient de diffuser, en espérant ne plus avoir à la modifier jusqu'à la cérémonie officielle du 11, qui doit voir l'ex-maire Rudolph Giuliani revenir à «Ground Zero» pour lire les noms un par un.
Le disparu habitait Newark avec sa mère. Il n'était pas dans les milieux financiers, ni ne travaillait dans les tours. Tout ce que sa famille peut dire, c'est qu'il «vendait des choses» dans les environs, le 11 septembre, et qu'il n'a plus jamais donné de nouvelles après. Puis, récemment, quelqu'un a téléphoné d'un hôpital de Manhattan pour signaler la présence d'un homme «amnésique et schizophrénique» ayant réussi à livrer un numéro de sécurité sociale incomplet mais renvoyant à un certain Sims. «Faxez-nous une photo», ont demandé les services sociaux. C'était bien George. Il ne se souvenait plus très bien de sa famille et n'avait jamais entendu parler du World Trade Center.
L'histoire de George Sims a relancé l'espoir parmi les 1300 familles qui n'ont jamais reçu le moindre élément de preuve et qui s'accrochent souvent à l'hypothèse de l'amnésie pour expliquer le silence de leur disparu. Puis le scepticisme est revenu: personne, après tout, ne pouvait dire si George Sims avait vraiment été sur place le 11 septembre. Sa famille l'avait porté manquant le 5 octobre, mais n'avait jamais publié d'avis de décès ni demandé d'indemnités.
Dans la foulée, un deuxième homme dont le nom figurait sur la liste officielle a donné de ses nouvelles. Albert Vaughan était, lui, à l'hôpital psychiatrique d'Orangeburg, dans l'État de New York, et c'est de là qu'il a téléphoné, surpris qu'on le cherche. Inquiète de ne plus le voir dans le métro près de la station du World Trade Center où il avait ses habitudes, sa famille l'avait porté au registre des disparus. Selon la mairie, il reste 73 noms pour lesquels aucun certificat de décès n'a été délivré. Les médecins légistes annoncent une nouvelle liste définitive.
Mais, ce jeudi, les ouvriers du chantier, qui, eux aussi, croyaient en avoir fini, ont encore retrouvé trois fragments d'os. C'était sur le toit de la Deutsche Bank, cette tour de 40 étages revêtue d'un tissu noir et d'un drapeau américain.
Le disparu habitait Newark avec sa mère. Il n'était pas dans les milieux financiers, ni ne travaillait dans les tours. Tout ce que sa famille peut dire, c'est qu'il «vendait des choses» dans les environs, le 11 septembre, et qu'il n'a plus jamais donné de nouvelles après. Puis, récemment, quelqu'un a téléphoné d'un hôpital de Manhattan pour signaler la présence d'un homme «amnésique et schizophrénique» ayant réussi à livrer un numéro de sécurité sociale incomplet mais renvoyant à un certain Sims. «Faxez-nous une photo», ont demandé les services sociaux. C'était bien George. Il ne se souvenait plus très bien de sa famille et n'avait jamais entendu parler du World Trade Center.
L'histoire de George Sims a relancé l'espoir parmi les 1300 familles qui n'ont jamais reçu le moindre élément de preuve et qui s'accrochent souvent à l'hypothèse de l'amnésie pour expliquer le silence de leur disparu. Puis le scepticisme est revenu: personne, après tout, ne pouvait dire si George Sims avait vraiment été sur place le 11 septembre. Sa famille l'avait porté manquant le 5 octobre, mais n'avait jamais publié d'avis de décès ni demandé d'indemnités.
Dans la foulée, un deuxième homme dont le nom figurait sur la liste officielle a donné de ses nouvelles. Albert Vaughan était, lui, à l'hôpital psychiatrique d'Orangeburg, dans l'État de New York, et c'est de là qu'il a téléphoné, surpris qu'on le cherche. Inquiète de ne plus le voir dans le métro près de la station du World Trade Center où il avait ses habitudes, sa famille l'avait porté au registre des disparus. Selon la mairie, il reste 73 noms pour lesquels aucun certificat de décès n'a été délivré. Les médecins légistes annoncent une nouvelle liste définitive.
Mais, ce jeudi, les ouvriers du chantier, qui, eux aussi, croyaient en avoir fini, ont encore retrouvé trois fragments d'os. C'était sur le toit de la Deutsche Bank, cette tour de 40 étages revêtue d'un tissu noir et d'un drapeau américain.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

