Une centaine de personnes ont été arrêtées en Ouzbékistan
25 mai 2005
Actualités internationales
Tachkent — Près d'une centaine de personnes ont déjà été arrêtées dans l'est de l'Ouzbékistan après les événements sanglants d'Andijan le 13 mai, dont plus d'une cinquantaine restaient en prison hier, à commencer par l'un des principaux défenseurs des droits de l'homme du pays.
L'organisation Human Rights Watch s'est inquiétée, hier, de l'arrestation de Saidjahon Zainabidinov, chef de l'ONG de défense des droits de l'homme Apellatsia, qui avait été l'une des principales sources d'information lors de la répression sanglante de l'insurrection d'Andijan.
Un responsable d'Apellatsia, témoin des événements, avait notamment rapporté avoir vu des militaires charger quelque 300 cadavres, dont ceux de nombreuses femmes, à l'aube du 14 mai, à bord de trois camions et d'un autobus.
Ces faits avaient eu lieu, disait-il, près du cinéma Tchoulkon, un des endroits d'Andijan où, selon nombre de témoignages, les militaires auraient tiré pendant de longues minutes sur une foule de centaines de personnes cherchant à fuir la place centrale de la ville, également sous les tirs de soldats.
M. Zainabidinov a été arrêté vendredi dernier, a indiqué Human Rights Watch, citant un avocat commis d'office qui a rendu visite à sa famille lundi.
«Nous sommes extrêmement préoccupés de la sécurité de Saidjahon Zainabidinov. Le gouvernement ouzbek doit le relâcher immédiatement en attendant un examen indépendant de charges éventuelles contre lui», a ajouté l'organisation américaine, dans un communiqué daté de Jalal-Abad, au Kirghizistan, pays voisin qui a accueilli plus de 500 réfugiés ouzbeks.
Le procureur de la région d'Andijan, Bakhodir Dekhanov, a reconnu hier que 97 personnes avaient été arrêtées après la révolte du 13 mai, soupçonnées d'avoir participé à l'insurrection. Parmi elles, 52 sont toujours détenues, soupçonnées d'avoir «organisé des actions terroristes et des attaques criminelles», a-t-il déclaré à la télévision nationale. Les 45 autres ont été relâchées sous condition de «faire régulièrement état» de leurs activités auprès de la police.
Amnesty International a déclaré craindre que les personnes arrêtées subissent «des actes de torture et d'autres mauvais traitements».
L'insurrection d'Andijan a été réprimée dans le sang par les militaires, qui ont notamment tiré sur des milliers de manifestants venus soutenir les insurgés. Ceux-ci avaient, dans la nuit précédente, fait libérer de prison, aux côtés de centaines d'autres détenus, 23 entrepreneurs locaux accusés d'activités islamistes et dont le procès était en cours.
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est inquiété lui aussi, hier, pour la sécurité des Ouzbeks ayant fui la répression et s'étant installés dans un camp de réfugiés au Kirghizistan.
«Nous sommes inquiets pour la sécurité et le bien-être d'un groupe de 540 Ouzbeks, dont 91 femmes et enfants, arrivés au Kirghizistan il y a dix jours à la suite des représailles militaires à Andijan», a relevé le HCR dans une note diffusée à la presse.
«Ce groupe est installé dans le camp de Barach, sur le bord de la rivière qui marque la frontière entre l'Ouzbékistan et le Kirghizistan», une proximité dangereuse, selon le HCR, qui demande aux autorités kirghizes l'autorisation de transporter plus loin de la frontière les demandeurs d'asile.
L'organisation Human Rights Watch s'est inquiétée, hier, de l'arrestation de Saidjahon Zainabidinov, chef de l'ONG de défense des droits de l'homme Apellatsia, qui avait été l'une des principales sources d'information lors de la répression sanglante de l'insurrection d'Andijan.
Un responsable d'Apellatsia, témoin des événements, avait notamment rapporté avoir vu des militaires charger quelque 300 cadavres, dont ceux de nombreuses femmes, à l'aube du 14 mai, à bord de trois camions et d'un autobus.
Ces faits avaient eu lieu, disait-il, près du cinéma Tchoulkon, un des endroits d'Andijan où, selon nombre de témoignages, les militaires auraient tiré pendant de longues minutes sur une foule de centaines de personnes cherchant à fuir la place centrale de la ville, également sous les tirs de soldats.
M. Zainabidinov a été arrêté vendredi dernier, a indiqué Human Rights Watch, citant un avocat commis d'office qui a rendu visite à sa famille lundi.
«Nous sommes extrêmement préoccupés de la sécurité de Saidjahon Zainabidinov. Le gouvernement ouzbek doit le relâcher immédiatement en attendant un examen indépendant de charges éventuelles contre lui», a ajouté l'organisation américaine, dans un communiqué daté de Jalal-Abad, au Kirghizistan, pays voisin qui a accueilli plus de 500 réfugiés ouzbeks.
Le procureur de la région d'Andijan, Bakhodir Dekhanov, a reconnu hier que 97 personnes avaient été arrêtées après la révolte du 13 mai, soupçonnées d'avoir participé à l'insurrection. Parmi elles, 52 sont toujours détenues, soupçonnées d'avoir «organisé des actions terroristes et des attaques criminelles», a-t-il déclaré à la télévision nationale. Les 45 autres ont été relâchées sous condition de «faire régulièrement état» de leurs activités auprès de la police.
Amnesty International a déclaré craindre que les personnes arrêtées subissent «des actes de torture et d'autres mauvais traitements».
L'insurrection d'Andijan a été réprimée dans le sang par les militaires, qui ont notamment tiré sur des milliers de manifestants venus soutenir les insurgés. Ceux-ci avaient, dans la nuit précédente, fait libérer de prison, aux côtés de centaines d'autres détenus, 23 entrepreneurs locaux accusés d'activités islamistes et dont le procès était en cours.
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est inquiété lui aussi, hier, pour la sécurité des Ouzbeks ayant fui la répression et s'étant installés dans un camp de réfugiés au Kirghizistan.
«Nous sommes inquiets pour la sécurité et le bien-être d'un groupe de 540 Ouzbeks, dont 91 femmes et enfants, arrivés au Kirghizistan il y a dix jours à la suite des représailles militaires à Andijan», a relevé le HCR dans une note diffusée à la presse.
«Ce groupe est installé dans le camp de Barach, sur le bord de la rivière qui marque la frontière entre l'Ouzbékistan et le Kirghizistan», une proximité dangereuse, selon le HCR, qui demande aux autorités kirghizes l'autorisation de transporter plus loin de la frontière les demandeurs d'asile.
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