Selon un hebdomadaire arabe de Londres - Ben Laden est de nouveau aux commandes d'al-Qaïda
Londres — Oussama ben Laden tient de nouveau fermement la barre d'al-Qaïda, qui se concentre actuellement sur la guérilla contre la présence militaire américaine en Afghanistan, a révélé hier un journaliste qui entretient des liens privilégiés avec la mouvance islamiste du milliardaire d'origine saoudienne.
Abdel-Bari Atouane, rédacteur en chef du journal arabophone Al Qods al Arabia, publié à Londres, a précisé que des responsables d'al-Qaïda lui avaient récemment confié avoir repris confiance en eux, après les bombardements américains contre leurs repaires supposés en Afghanistan, et être prêts à une résistance à long terme.
«Al-Qaïda a volé en éclats lors des bombardements américains, aussi était-il difficile pour Ben Laden de rester aux commandes. Maintenant il contrôle tout à nouveau et ils se sont regroupés et réorganisés», a déclaré Atouane à Reuters. «Les gens d'al-Qaïda disent qu'ils sont maintenant détendus et qu'ils vont mener une guerre d'usure contre les soldats américains», a ajouté Atouane, qui a conservé des canaux de communication avec le mouvement depuis une interview que lui avait accordée Ben Laden en 1996.
Atouane dit ne pas avoir été informé de l'endroit où se trouve actuellement Ben Laden, mais qu'il serait «à l'abri» et en bonne santé. Selon le ministre afghan des Affaires étrangères Abdallah Abdallah, il ne serait plus en Afghanistan même mais toujours dans la région. Ben Laden est l'homme le plus recherché de la planète. Sa tête est mise à prix pour 25 millions de dollars américains.
Vers d'autres attentats
Quelques semaines après ces attentats, qui ont fait quelque 3000 morts, les États-Unis avaient lancé une intervention en Afghanistan pour renverser le régime des talibans, qui refusaient de leur remettre le chef islamiste, mais celui-ci leur a filé entre les doigts.
Une partie d'al-Qaïda s'est éparpillée dans les montagnes rudes du pays, se mêlant à la population, et une autre s'est réfugiée au Pakistan et en Iran voisins, au grand dépit des forces spéciales américains qui cherchent à anéantir le réseau. Quelques centaines d'autres activistes ont été capturés et transférés à la base américaine de Guantanamo, à Cuba.
Selon Atouane, al-Qaïda et les anciens talibans du mollah Omar, que Washington n'a pas non plus réussi à capturer, ont rétabli les ponts, rompus lors des premiers raids américains. Les lieutenants de Ben Laden ont confié à Atouane que Ben Laden projetait de nouveaux attentats contre les États-Unis. «À mon avis, il fera en sorte que cela coïncide avec une éventuelle nouvelle attaque américaine contre l'Irak.»
«Il chercherait à en optimiser les effets en lançant un appel aux foules arabes, aussi retardera-t-il probablement tout action jusqu'à ce que les États-Unis frappent en Irak», a estimé Atouane. «Il cherchera vraisemblablement à se poser comme le seul Arabe faisant face aux États-Unis lorsque les États-Unis attaqueront l'Irak.»
Toujours selon ses lieutenants, Ben Laden, «maître du déguisement», fait bien attention à ne pas se faire remarquer, aussi ne se déplace-t-il qu'avec un petit groupe, parmi lesquels figurent son bras droit égyptien Ayman al Zaouahri et un nombre restreint de gardes du corps.
Abdel-Bari Atouane, rédacteur en chef du journal arabophone Al Qods al Arabia, publié à Londres, a précisé que des responsables d'al-Qaïda lui avaient récemment confié avoir repris confiance en eux, après les bombardements américains contre leurs repaires supposés en Afghanistan, et être prêts à une résistance à long terme.
«Al-Qaïda a volé en éclats lors des bombardements américains, aussi était-il difficile pour Ben Laden de rester aux commandes. Maintenant il contrôle tout à nouveau et ils se sont regroupés et réorganisés», a déclaré Atouane à Reuters. «Les gens d'al-Qaïda disent qu'ils sont maintenant détendus et qu'ils vont mener une guerre d'usure contre les soldats américains», a ajouté Atouane, qui a conservé des canaux de communication avec le mouvement depuis une interview que lui avait accordée Ben Laden en 1996.
Atouane dit ne pas avoir été informé de l'endroit où se trouve actuellement Ben Laden, mais qu'il serait «à l'abri» et en bonne santé. Selon le ministre afghan des Affaires étrangères Abdallah Abdallah, il ne serait plus en Afghanistan même mais toujours dans la région. Ben Laden est l'homme le plus recherché de la planète. Sa tête est mise à prix pour 25 millions de dollars américains.
Vers d'autres attentats
Quelques semaines après ces attentats, qui ont fait quelque 3000 morts, les États-Unis avaient lancé une intervention en Afghanistan pour renverser le régime des talibans, qui refusaient de leur remettre le chef islamiste, mais celui-ci leur a filé entre les doigts.
Une partie d'al-Qaïda s'est éparpillée dans les montagnes rudes du pays, se mêlant à la population, et une autre s'est réfugiée au Pakistan et en Iran voisins, au grand dépit des forces spéciales américains qui cherchent à anéantir le réseau. Quelques centaines d'autres activistes ont été capturés et transférés à la base américaine de Guantanamo, à Cuba.
Selon Atouane, al-Qaïda et les anciens talibans du mollah Omar, que Washington n'a pas non plus réussi à capturer, ont rétabli les ponts, rompus lors des premiers raids américains. Les lieutenants de Ben Laden ont confié à Atouane que Ben Laden projetait de nouveaux attentats contre les États-Unis. «À mon avis, il fera en sorte que cela coïncide avec une éventuelle nouvelle attaque américaine contre l'Irak.»
«Il chercherait à en optimiser les effets en lançant un appel aux foules arabes, aussi retardera-t-il probablement tout action jusqu'à ce que les États-Unis frappent en Irak», a estimé Atouane. «Il cherchera vraisemblablement à se poser comme le seul Arabe faisant face aux États-Unis lorsque les États-Unis attaqueront l'Irak.»
Toujours selon ses lieutenants, Ben Laden, «maître du déguisement», fait bien attention à ne pas se faire remarquer, aussi ne se déplace-t-il qu'avec un petit groupe, parmi lesquels figurent son bras droit égyptien Ayman al Zaouahri et un nombre restreint de gardes du corps.
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