Damas s'engage à un retrait complet du Liban d'ici au 30 avril
Photo : Agence France-Presse
Encore hier, des Libanais ont bruyamment réclamé la vérité à propos de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.
Damas — La Syrie s'est engagée à retirer toutes ses troupes et tous ses agents de renseignement du Liban d'ici à la fin du mois d'avril et devrait autoriser une commission des Nations unies à superviser le retrait, a annoncé hier l'émissaire de l'ONU, Terje Roed-Larsen.
Le diplomate norvégien s'exprimait lors d'une conférence de presse à Damas à l'issue d'entretiens avec le président syrien, Bachar al Assad.
«Le ministre des Affaires étrangères [Farouk] Chara m'a également informé que toutes les troupes syriennes, tout l'appareil militaire et l'appareil de renseignement auront été entièrement retirés le 30 avril 2005 au plus tard», a dit l'émissaire du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
«La Syrie est d'accord pour que, sous réserve de l'approbation des autorités libanaises, une équipe de vérification des Nations unies soit dépêchée pour vérifier le retrait complet des effectifs militaires et de renseignement syriens», a ajouté Roed-Larsen, chargé du suivi de l'application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité.
Ce texte d'inspiration franco-américaine, qui a été voté en septembre, exige le retrait total de toutes les forces étrangères stationnées au Liban et le désarmement de tous les miliciens de ce pays, y compris ceux du mouvement chiite pro-syrien Hezbollah. «La Syrie, par ce retrait complet, remplira sa part de la résolution 1559», a pour sa part déclaré Chara.
Depuis l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri le 14 février, Damas est pressé par la communauté internationale et l'opposition libanaise de mettre fin à sa présence militaire au pays du Cèdre, qui remonte à près de 30 ans. La Syrie avait commencé à déployer des troupes au Liban en 1976, au début de la guerre civile de 1975-1990. Ces dernières années, leurs effectifs sont tombés à 14 000 après avoir culminé à 40 000.
Le mois dernier, Assad avait annoncé un plan de retrait en deux phases dans le cadre de l'accord de Taëf (1990), qui avait mis fin à la guerre civile libanaise. La première phase, qui a vu l'ensemble des troupes syriennes se replier sur la vallée orientale de la Bekaa et quelques-unes repasser la frontière, s'est achevée fin mars.
Soldats et agents de renseignement ont continué à quitter le pays depuis lors, mais on ignore le nombre de ceux qui se trouvent toujours dans le pays. Roed-Larsen a affirmé avoir été informé du fait que la Syrie avait retiré 4000 soldats et fermé les bureaux de ses services de sécurité à Beyrouth.
Des dizaines de camions militaires syriens et quelques blindés ont par ailleurs quitté le pays hier, selon des témoins. L'engagement pris hier par la Syrie signifie qu'elle aura achevé son retrait avant les législatives libanaises qui sont censées se tenir en mai.
Mais le scrutin pourrait être repoussé en raison des remous politiques provoqués par la mort d'Hariri, le premier ministre Omar Karamé ne parvenant pas à convaincre l'opposition d'intégrer un gouvernement d'union nationale.
«J'espère que l'accord auquel nous sommes parvenus aujourd'hui [hier] à Damas apportera un élan positif au Liban et [permettra] la tenue rapide d'élections», a déclaré Roed-Larsen, ajoutant qu'il espérait que ce scrutin serait «libre et équitable». L'émissaire de l'ONU est attendu aujourd'hui au Liban.
Le diplomate norvégien s'exprimait lors d'une conférence de presse à Damas à l'issue d'entretiens avec le président syrien, Bachar al Assad.
«Le ministre des Affaires étrangères [Farouk] Chara m'a également informé que toutes les troupes syriennes, tout l'appareil militaire et l'appareil de renseignement auront été entièrement retirés le 30 avril 2005 au plus tard», a dit l'émissaire du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
«La Syrie est d'accord pour que, sous réserve de l'approbation des autorités libanaises, une équipe de vérification des Nations unies soit dépêchée pour vérifier le retrait complet des effectifs militaires et de renseignement syriens», a ajouté Roed-Larsen, chargé du suivi de l'application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité.
Ce texte d'inspiration franco-américaine, qui a été voté en septembre, exige le retrait total de toutes les forces étrangères stationnées au Liban et le désarmement de tous les miliciens de ce pays, y compris ceux du mouvement chiite pro-syrien Hezbollah. «La Syrie, par ce retrait complet, remplira sa part de la résolution 1559», a pour sa part déclaré Chara.
Depuis l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri le 14 février, Damas est pressé par la communauté internationale et l'opposition libanaise de mettre fin à sa présence militaire au pays du Cèdre, qui remonte à près de 30 ans. La Syrie avait commencé à déployer des troupes au Liban en 1976, au début de la guerre civile de 1975-1990. Ces dernières années, leurs effectifs sont tombés à 14 000 après avoir culminé à 40 000.
Le mois dernier, Assad avait annoncé un plan de retrait en deux phases dans le cadre de l'accord de Taëf (1990), qui avait mis fin à la guerre civile libanaise. La première phase, qui a vu l'ensemble des troupes syriennes se replier sur la vallée orientale de la Bekaa et quelques-unes repasser la frontière, s'est achevée fin mars.
Soldats et agents de renseignement ont continué à quitter le pays depuis lors, mais on ignore le nombre de ceux qui se trouvent toujours dans le pays. Roed-Larsen a affirmé avoir été informé du fait que la Syrie avait retiré 4000 soldats et fermé les bureaux de ses services de sécurité à Beyrouth.
Des dizaines de camions militaires syriens et quelques blindés ont par ailleurs quitté le pays hier, selon des témoins. L'engagement pris hier par la Syrie signifie qu'elle aura achevé son retrait avant les législatives libanaises qui sont censées se tenir en mai.
Mais le scrutin pourrait être repoussé en raison des remous politiques provoqués par la mort d'Hariri, le premier ministre Omar Karamé ne parvenant pas à convaincre l'opposition d'intégrer un gouvernement d'union nationale.
«J'espère que l'accord auquel nous sommes parvenus aujourd'hui [hier] à Damas apportera un élan positif au Liban et [permettra] la tenue rapide d'élections», a déclaré Roed-Larsen, ajoutant qu'il espérait que ce scrutin serait «libre et équitable». L'émissaire de l'ONU est attendu aujourd'hui au Liban.
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