Kadhafi met la patience des Algériens à l'épreuve
Alger — Le séjour, qui semble s'éterniser, du colonel Mouammar Kadhafi à Alger six jours après la fin du sommet arabe plonge la population et les médias locaux dans la perplexité. «Les autorités algériennes et le séjour de Kadhafi: entre indulgence et agacement», titrait hier à la une le quotidien Le Soir d'Algérie.
Le Guide de la révolution libyenne est depuis le 21 mars à Alger, où il était arrivé à bord d'un avion frappé de l'inscription en gros caractères arabes «Africain», comme pour marquer son intérêt ces dernières années pour le panafricanisme. La presse algérienne relève quant à elle que les autorités doivent assurer la sécurité du chef de la Révolution libyenne et de son entourage, souvent pléthorique à l'étranger, ajoutant que le souhait de l'hôte de l'Algérie de rencontrer responsables politiques et militaires, étudiants et autres commençait à peser sur les ressources de l'État.
Lundi, par exemple, la visite du Guide dans une école militaire avait obligé les autorités algériennes à repousser de 24 heures l'inauguration par son hôte, le président Abdelaziz Bouteflika, d'une conférence sur le système judiciaire.
Accompagné de ses gardes du corps, dont ses fameuses «amazones», Kadhafi reçoit généralement ses hôtes sous une tente plantée dans le parc d'un palace de la périphérie d'Alger. Fidèle à ses habitudes de Bédouin, il s'est lui-même installé dans une tente proche.
«Il adore l'Algérie et explique qu'il souhaite approfondir la connaissance de ses habitants», raconte un responsable algérien sous le sceau de l'anonymat, qui ajoute aussitôt: «Mais nous croyons qu'il va prochainement rentrer chez lui.»
Un autre quotidien local a reproché au chef de l'État libyen d'avoir critiqué, lors de son séjour en Algérie, les Occidentaux alors même qu'il a ouvert son pays aux investisseurs étrangers, tout particulièrement dans le secteur pétrolier.
Le bouillant colonel s'est illustré pendant le sommet arabe d'Alger en traitant à la tribune d'«idiots» les dirigeants palestiniens et israéliens.
Le Guide de la révolution libyenne est depuis le 21 mars à Alger, où il était arrivé à bord d'un avion frappé de l'inscription en gros caractères arabes «Africain», comme pour marquer son intérêt ces dernières années pour le panafricanisme. La presse algérienne relève quant à elle que les autorités doivent assurer la sécurité du chef de la Révolution libyenne et de son entourage, souvent pléthorique à l'étranger, ajoutant que le souhait de l'hôte de l'Algérie de rencontrer responsables politiques et militaires, étudiants et autres commençait à peser sur les ressources de l'État.
Lundi, par exemple, la visite du Guide dans une école militaire avait obligé les autorités algériennes à repousser de 24 heures l'inauguration par son hôte, le président Abdelaziz Bouteflika, d'une conférence sur le système judiciaire.
Accompagné de ses gardes du corps, dont ses fameuses «amazones», Kadhafi reçoit généralement ses hôtes sous une tente plantée dans le parc d'un palace de la périphérie d'Alger. Fidèle à ses habitudes de Bédouin, il s'est lui-même installé dans une tente proche.
«Il adore l'Algérie et explique qu'il souhaite approfondir la connaissance de ses habitants», raconte un responsable algérien sous le sceau de l'anonymat, qui ajoute aussitôt: «Mais nous croyons qu'il va prochainement rentrer chez lui.»
Un autre quotidien local a reproché au chef de l'État libyen d'avoir critiqué, lors de son séjour en Algérie, les Occidentaux alors même qu'il a ouvert son pays aux investisseurs étrangers, tout particulièrement dans le secteur pétrolier.
Le bouillant colonel s'est illustré pendant le sommet arabe d'Alger en traitant à la tribune d'«idiots» les dirigeants palestiniens et israéliens.
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