Deuxième anniversaire de la guerre en Irak - Rumsfeld pavoise à Washington
La violence fait 45 morts en Irak
21 mars 2005
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Dans plusieurs pays, des gens ont manifesté contre la guerre samedi, mais aussi hier, comme cette fillette de Manille, aux Philippines.
Bagdad — Deux ans après le déclenchement de la guerre, une vague de violences s'est emparée hier de l'Irak, où quelque 45 personnes ont péri, tandis qu'à Washington le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld dressait un tableau optimiste de la situation.
L'armée américaine a annoncé avoir tué hier 24 rebelles qui avaient attaqué ses forces dans la banlieue de Bagdad et blessé six soldats américains.
«Vers midi aujourd'hui, 24 terroristes ont été tués et sept blessés quand ils ont attaqué les forces de la coalition dans la banlieue de Bagdad», selon ce communiqué américain, qui a ajouté que «six soldats ont été blessés durant l'attaque». Par ailleurs, sept policiers, et un soldat irakiens, quatre insurgés, un soldat américain, sept civils et un chauffeur turc ont péri dans une série d'attaques dans le pays.
Parallèlement à Washington le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, appelé à commenter la situation en Irak deux ans après le déclenchement de la guerre, a dressé globalement un bilan très positif. «25 millions d'Irakiens sont libres. L'économie revient. Le dinar [la monnaie irakienne] est fort. Les écoles sont ouvertes. Les hôpitaux sont ouverts», a-t-il souligné sur ABC.
M. Rumsfeld a surtout déploré que la Turquie n'ait pas autorisé l'ouverture d'un front nord au début de l'offensive en Irak en 2003, voyant dans ce refus une des raisons de la ténacité de l'insurrection actuelle en Irak, en raison de la voie de passage qu'il aurait dégagé pour des responsables du régime de Saddam Hussein.
Sur le plan diplomatique, la Jordanie a rappelé son chargé d'affaires à Bagdad pour consultations, alors que les manifestations hostiles à la Jordanie se sont multipliées en Irak, a annoncé le ministre jordanien des Affaires étrangères Hani Moulki. Parallèlement, l'Irak va rappeler son ambassadeur à Amman pour protester contre l'attitude jugée laxiste de la Jordanie contre les auteurs présumés d'attaques en Irak.
En Europe, en Asie et en Amérique, des manifestations contre la guerre ont eu lieu pendant le week-end. Après Londres, Rome, Athènes, Stockholm, New York, San Francisco, Los Angeles, Montréal samedi, des manifestations ont eu lieu en Turquie, en Australie, en Malaisie, aux Philippines et au Caire hier. En Australie, le premier ministre John Howard a cependant confirmé l'engagement militaire de son pays en Irak.
Au deuxième anniversaire de la guerre en Irak le nombre de soldats américains morts en Irak depuis le 20 mars 2003 s'élève désormais à 1510 dont 1155 au combat, selon un bilan établi à partir de statistiques du Pentagone.
Aucun bilan officiel n'existe sur le nombre d'Irakiens tués dans le conflit, mais la revue scientifique britannique The Lancet avait fait état en octobre de la mort de 100 000 civils irakiens.
Par ailleurs, un tribunal jordanien a condamné hier par contumace à 15 ans de travaux forcés le chef d'al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, pour son implication dans l'attentat contre l'ambassade de Jordanie à Bagdad en 2003.
L'armée américaine a annoncé avoir tué hier 24 rebelles qui avaient attaqué ses forces dans la banlieue de Bagdad et blessé six soldats américains.
«Vers midi aujourd'hui, 24 terroristes ont été tués et sept blessés quand ils ont attaqué les forces de la coalition dans la banlieue de Bagdad», selon ce communiqué américain, qui a ajouté que «six soldats ont été blessés durant l'attaque». Par ailleurs, sept policiers, et un soldat irakiens, quatre insurgés, un soldat américain, sept civils et un chauffeur turc ont péri dans une série d'attaques dans le pays.
Parallèlement à Washington le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, appelé à commenter la situation en Irak deux ans après le déclenchement de la guerre, a dressé globalement un bilan très positif. «25 millions d'Irakiens sont libres. L'économie revient. Le dinar [la monnaie irakienne] est fort. Les écoles sont ouvertes. Les hôpitaux sont ouverts», a-t-il souligné sur ABC.
M. Rumsfeld a surtout déploré que la Turquie n'ait pas autorisé l'ouverture d'un front nord au début de l'offensive en Irak en 2003, voyant dans ce refus une des raisons de la ténacité de l'insurrection actuelle en Irak, en raison de la voie de passage qu'il aurait dégagé pour des responsables du régime de Saddam Hussein.
Sur le plan diplomatique, la Jordanie a rappelé son chargé d'affaires à Bagdad pour consultations, alors que les manifestations hostiles à la Jordanie se sont multipliées en Irak, a annoncé le ministre jordanien des Affaires étrangères Hani Moulki. Parallèlement, l'Irak va rappeler son ambassadeur à Amman pour protester contre l'attitude jugée laxiste de la Jordanie contre les auteurs présumés d'attaques en Irak.
En Europe, en Asie et en Amérique, des manifestations contre la guerre ont eu lieu pendant le week-end. Après Londres, Rome, Athènes, Stockholm, New York, San Francisco, Los Angeles, Montréal samedi, des manifestations ont eu lieu en Turquie, en Australie, en Malaisie, aux Philippines et au Caire hier. En Australie, le premier ministre John Howard a cependant confirmé l'engagement militaire de son pays en Irak.
Au deuxième anniversaire de la guerre en Irak le nombre de soldats américains morts en Irak depuis le 20 mars 2003 s'élève désormais à 1510 dont 1155 au combat, selon un bilan établi à partir de statistiques du Pentagone.
Aucun bilan officiel n'existe sur le nombre d'Irakiens tués dans le conflit, mais la revue scientifique britannique The Lancet avait fait état en octobre de la mort de 100 000 civils irakiens.
Par ailleurs, un tribunal jordanien a condamné hier par contumace à 15 ans de travaux forcés le chef d'al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, pour son implication dans l'attentat contre l'ambassade de Jordanie à Bagdad en 2003.
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