Colombie - Les FARC défient l'état d'exception
36 touristes sont enlevés en 48 heures
22 août 2002
Actualités internationales
Bogotá — La guérilla défie l'état d'exception en Colombie avec, coup sur coup, deux prises d'otages, dont ont été victimes 36 touristes au total, dans le nord-ouest du pays, au cours des dernières 48 heures.
Décidé à réduire les rebelles par les armes pour rompre une spirale de violence endémique, le président de droite Alvaro Uribe affronte désormais la surenchère des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) et de l'Armée de
libération nationale (ELN, extrême gauche)
Vingt-six touristes ont été enlevés mardi dans le département de Choco, au nord-ouest de la Colombie, par de présumés guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN, guévaristes), a annoncé hier le secrétaire de l'Intérieur de ce département, Narvy Yurgaqui. «Quelque 20 membres de l'ELN ont séquestré mardi 26 personnes qui étaient arrivées au parc national d'Utria en provenance du département de Valle [sud-ouest] en deux groupes, l'un de 17 personnes et l'autre de neuf», a déclaré Narvy Yurgaqui.
«Les touristes se trouvaient dans le restaurant du parc lorsque les rebelles sont arrivés et les ont obligés à monter sur plusieurs vedettes et bateaux de pêcheurs pour les emmener vers une région forestière où leur trace a été perdue», a-t-il ajouté, sans pouvoir préciser s'il y avait des étrangers parmi les personnes enlevées.
Un porte-parole de la Marine de guerre colombienne, le capitaine Alejandro Velasco, avait auparavant annoncé, citant un témoin, l'enlèvement dans le parc d'Utria d'au moins 24 touristes par des hommes armés, vêtus en civil, qui s'étaient fait passer pour des guérilleros de l'Armée populaire de libération (EPL).
Le porte-parole, chef d'état-major des unités de la Marine de la côte Pacifique, avait cependant précisé qu'aucun groupe de ce mouvement de guérilla n'opérait dans la région voisine de la localité de Bahia Solano, où a eu lieu l'enlèvement.
Lundi dernier, dix vacanciers colombiens, la plupart des adolescents, ont été enlevés par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) à La Fortuna, sur la côte caraïbe (nord-ouest). Un soldat avait été tué alors qu'il tentait d'intervenir.
Le durcissement du nouveau régime depuis l'investiture d'Alvaro Uribe, le 7 août, sous des tirs de roquettes lancés par les FARC et qui avaient tué 21 civils près du palais présidentiel à Bogotá, n'a pas ralenti les offensives rebelles.
Décrété le 12 août, l'état d'exception autorise le chef de l'État à «suspendre les lois incompatibles avec son application, en cas de grave altération de l'ordre public susceptible d'attenter de façon imminente à la stabilité institutionnelle et à la sécurité de l'État».
Décidé à réduire les rebelles par les armes pour rompre une spirale de violence endémique, le président de droite Alvaro Uribe affronte désormais la surenchère des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) et de l'Armée de
libération nationale (ELN, extrême gauche)
Vingt-six touristes ont été enlevés mardi dans le département de Choco, au nord-ouest de la Colombie, par de présumés guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN, guévaristes), a annoncé hier le secrétaire de l'Intérieur de ce département, Narvy Yurgaqui. «Quelque 20 membres de l'ELN ont séquestré mardi 26 personnes qui étaient arrivées au parc national d'Utria en provenance du département de Valle [sud-ouest] en deux groupes, l'un de 17 personnes et l'autre de neuf», a déclaré Narvy Yurgaqui.
«Les touristes se trouvaient dans le restaurant du parc lorsque les rebelles sont arrivés et les ont obligés à monter sur plusieurs vedettes et bateaux de pêcheurs pour les emmener vers une région forestière où leur trace a été perdue», a-t-il ajouté, sans pouvoir préciser s'il y avait des étrangers parmi les personnes enlevées.
Un porte-parole de la Marine de guerre colombienne, le capitaine Alejandro Velasco, avait auparavant annoncé, citant un témoin, l'enlèvement dans le parc d'Utria d'au moins 24 touristes par des hommes armés, vêtus en civil, qui s'étaient fait passer pour des guérilleros de l'Armée populaire de libération (EPL).
Le porte-parole, chef d'état-major des unités de la Marine de la côte Pacifique, avait cependant précisé qu'aucun groupe de ce mouvement de guérilla n'opérait dans la région voisine de la localité de Bahia Solano, où a eu lieu l'enlèvement.
Lundi dernier, dix vacanciers colombiens, la plupart des adolescents, ont été enlevés par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) à La Fortuna, sur la côte caraïbe (nord-ouest). Un soldat avait été tué alors qu'il tentait d'intervenir.
Le durcissement du nouveau régime depuis l'investiture d'Alvaro Uribe, le 7 août, sous des tirs de roquettes lancés par les FARC et qui avaient tué 21 civils près du palais présidentiel à Bogotá, n'a pas ralenti les offensives rebelles.
Décrété le 12 août, l'état d'exception autorise le chef de l'État à «suspendre les lois incompatibles avec son application, en cas de grave altération de l'ordre public susceptible d'attenter de façon imminente à la stabilité institutionnelle et à la sécurité de l'État».
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