L'ONU dépêche des enquêteurs à Beyrouth - La Syrie se retirera du Liban dans quelques mois
Bachar al-Assad discutera avec l'envoyé spécial de l'ONU
Photo : Agence Reuters
Les manifestations se poursuivaient hier à Beyrouth.
Le président syrien Bachar al-Assad a déclaré, dans une interview au magazine Time, que l'armée syrienne retirerait ses troupes du Liban dans les prochains mois.
«Ce [retrait] devrait intervenir très rapidement, peut-être dans les prochains mois. Pas après cela», assure le président syrien, dans cette interview à l'hebdomadaire dont des extraits ont été publiés sur le site Internet du journal hier. Bachar al-Assad ajoute que l'armée syrienne a besoin de temps pour un tel déploiement.
«Je n'ai pas eu de réunion avec l'armée. Ils peuvent dire que cela prendra six mois. Vous avez besoin de vous préparer quand vous ramenez l'armée dans votre pays. Vous avez besoin de savoir où vous allez redéployer les troupes», a-t-il déclaré à Time.
Quelque 14 000 soldats syriens sont toujours déployés au Liban, contre 40 000 au plus fort de la présence militaire syrienne. Depuis cinq ans, la Syrie a procédé à plusieurs redéploiements et retraits de ses troupes au Liban.
M. Assad déclare à Time que Damas discuterait des détails du retrait syrien avec l'envoyé spécial de l'ONU Terï Roed-Larsen, qui doit se rendre dans la région en mars.
Roed-Larsen est l'émissaire du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, chargé de l'application de la résolution 1559 de l'ONU, qui appelle implicitement Damas à un retrait militaire du Liban.
Hier, Paris et Washington ont accru la pression sur la Syrie en appelant conjointement au retrait des troupes syriennes du Liban et à la tenue d'élections «libres et équitables» dans ce pays, lors de la réunion internationale de soutien à l'Autorité palestinienne à Londres.
Cet appel intervient au lendemain de la démission, lundi, du gouvernement du premier ministre libanais pro-syrien Omar Karamé, soumis à une intense pression de l'opposition et de la rue libanaises depuis l'assassinat, le 14 février, de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.
Des enquêteurs
Les Nations unies vont dépêcher au Liban, au cours de la semaine, un groupe d'experts pour assister la justice libanaise et l'équipe de l'ONU dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, a-t-on annoncé hier.
«Le ministère de la Justice a reçu, hier soir, une lettre de l'ONU l'informant de son accord pour l'envoi, dans la semaine, à Beyrouth, d'experts en matières explosives et en médecine légale, qui mettront leur expertise au service de la justice libanaise et de l'équipe de l'ONU», a précisé l'agence officielle d'information ANI.
Le chef de l'équipe de l'ONU, l'Irlandais Peter Fitzgerald, a été informé de cette décision lors d'une réunion avec le ministre de la Justice, Adnan Addoum, au cours de laquelle ont été fixées «les conditions, les règles et le cadre juridique adéquat de l'action de ces experts», a-t-on précisé.
«Ce [retrait] devrait intervenir très rapidement, peut-être dans les prochains mois. Pas après cela», assure le président syrien, dans cette interview à l'hebdomadaire dont des extraits ont été publiés sur le site Internet du journal hier. Bachar al-Assad ajoute que l'armée syrienne a besoin de temps pour un tel déploiement.
«Je n'ai pas eu de réunion avec l'armée. Ils peuvent dire que cela prendra six mois. Vous avez besoin de vous préparer quand vous ramenez l'armée dans votre pays. Vous avez besoin de savoir où vous allez redéployer les troupes», a-t-il déclaré à Time.
Quelque 14 000 soldats syriens sont toujours déployés au Liban, contre 40 000 au plus fort de la présence militaire syrienne. Depuis cinq ans, la Syrie a procédé à plusieurs redéploiements et retraits de ses troupes au Liban.
M. Assad déclare à Time que Damas discuterait des détails du retrait syrien avec l'envoyé spécial de l'ONU Terï Roed-Larsen, qui doit se rendre dans la région en mars.
Roed-Larsen est l'émissaire du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, chargé de l'application de la résolution 1559 de l'ONU, qui appelle implicitement Damas à un retrait militaire du Liban.
Hier, Paris et Washington ont accru la pression sur la Syrie en appelant conjointement au retrait des troupes syriennes du Liban et à la tenue d'élections «libres et équitables» dans ce pays, lors de la réunion internationale de soutien à l'Autorité palestinienne à Londres.
Cet appel intervient au lendemain de la démission, lundi, du gouvernement du premier ministre libanais pro-syrien Omar Karamé, soumis à une intense pression de l'opposition et de la rue libanaises depuis l'assassinat, le 14 février, de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.
Des enquêteurs
Les Nations unies vont dépêcher au Liban, au cours de la semaine, un groupe d'experts pour assister la justice libanaise et l'équipe de l'ONU dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, a-t-on annoncé hier.
«Le ministère de la Justice a reçu, hier soir, une lettre de l'ONU l'informant de son accord pour l'envoi, dans la semaine, à Beyrouth, d'experts en matières explosives et en médecine légale, qui mettront leur expertise au service de la justice libanaise et de l'équipe de l'ONU», a précisé l'agence officielle d'information ANI.
Le chef de l'équipe de l'ONU, l'Irlandais Peter Fitzgerald, a été informé de cette décision lors d'une réunion avec le ministre de la Justice, Adnan Addoum, au cours de laquelle ont été fixées «les conditions, les règles et le cadre juridique adéquat de l'action de ces experts», a-t-on précisé.
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