Favorable au oui - Zapatero en campagne en France
2 mars 2005
Actualités internationales
Paris — Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a plaidé pour l'Europe devant les députés français, hier à Paris, alors que le non à la Constitution européenne gagne du terrain en France.
Très applaudi à droite comme à gauche, à l'exception notable des communistes, M. Zapatero a vanté à la fois une Europe puissante, qui développe une politique étrangère commune pour «parler d'une seule voix dans le monde», et l'Europe sociale, «signe identitaire de l'Union européenne».
«L'Europe doit cesser d'être un observateur de l'ordre international, elle doit être un acteur décisif et, pour acquérir cette force, elle doit renforcer la politique de sécurité, la politique extérieure, la politique de lutte contre le terrorisme», a déclaré M. Zapatero devant quelque 350 députés.
Intervenant au lendemain de la révision de la constitution française, M. Zapatero s'est efforcé de trouver un langage commun sur l'Europe.
Mais il s'est gardé de vanter trop directement les qualités du traité constitutionnel européen devant l'assemblée, même s'il était évident qu'il donnait un coup de pouce au président Jacques Chirac et au premier secrétaire du Parti socialiste (PS), François Hollande, venus respectivement à Barcelone et à Madrid le soutenir en pleine campagne pour le «oui».
Les partisans du «oui» en France comptent sur un effet d'entraînement du score massif (76,73 %) du «si» espagnol du 20 février, malgré un taux d'abstention préoccupant (57,68 %).
Le «oui» se situait en France à 58 % contre 42 % pour le «non» en février, alors qu'en janvier il était à 63 % contre 37 %, selon des sondages BVA. Le gouvernement craint que cette tendance s'accentue dans un climat de marasme économique, avec un taux de chômage à 10 % pour la première fois depuis cinq ans.
M. Zapatero a assuré, avec une pointe d'ironie, qu'il respectait la position des communistes français contraires à la constitution européenne, «d'autant plus que ce parti soutient [son] gouvernement» en Espagne.
Très applaudi à droite comme à gauche, à l'exception notable des communistes, M. Zapatero a vanté à la fois une Europe puissante, qui développe une politique étrangère commune pour «parler d'une seule voix dans le monde», et l'Europe sociale, «signe identitaire de l'Union européenne».
«L'Europe doit cesser d'être un observateur de l'ordre international, elle doit être un acteur décisif et, pour acquérir cette force, elle doit renforcer la politique de sécurité, la politique extérieure, la politique de lutte contre le terrorisme», a déclaré M. Zapatero devant quelque 350 députés.
Intervenant au lendemain de la révision de la constitution française, M. Zapatero s'est efforcé de trouver un langage commun sur l'Europe.
Mais il s'est gardé de vanter trop directement les qualités du traité constitutionnel européen devant l'assemblée, même s'il était évident qu'il donnait un coup de pouce au président Jacques Chirac et au premier secrétaire du Parti socialiste (PS), François Hollande, venus respectivement à Barcelone et à Madrid le soutenir en pleine campagne pour le «oui».
Les partisans du «oui» en France comptent sur un effet d'entraînement du score massif (76,73 %) du «si» espagnol du 20 février, malgré un taux d'abstention préoccupant (57,68 %).
Le «oui» se situait en France à 58 % contre 42 % pour le «non» en février, alors qu'en janvier il était à 63 % contre 37 %, selon des sondages BVA. Le gouvernement craint que cette tendance s'accentue dans un climat de marasme économique, avec un taux de chômage à 10 % pour la première fois depuis cinq ans.
M. Zapatero a assuré, avec une pointe d'ironie, qu'il respectait la position des communistes français contraires à la constitution européenne, «d'autant plus que ce parti soutient [son] gouvernement» en Espagne.
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