Bras de fer à Beyrouth
28 février 2005
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
«La Syrie dehors!», a chanté hier avec ferveur ce garçonnet juché sur les épaules de son père.
Beyrouth — L'opposition libanaise et le pouvoir pro-syrien s'acheminaient vers une épreuve de force aujourd'hui, au Parlement et dans la rue, plusieurs milliers de personnes convergeant hier soir vers le centre-ville en prévision d'une action des forces de l'ordre pour empêcher un rassemblement.
Entre-temps, un émissaire américain a entamé à Beyrouth des contacts pour pousser à un retrait militaire total de la Syrie du Liban.
L'opposition a décidé hier de maintenir son mot d'ordre de rassemblement pacifique pour le lendemain au coeur de la capitale, défiant une interdiction annoncée plus tôt par le ministre de l'Intérieur Soleiman Frangié. «L'interdiction ne nous concerne pas, notre mouvement est pacifique et il se poursuit», a indiqué un dirigeant de l'opposition, Elias Atallah (Gauche démocratique). «Qu'ils nous arrêtent», a-t-il ajouté.
Le commandement de l'armée a appelé la population à respecter cette consigne à partir de 5h ce matin.
Les soldats, aidés par la police, ont barré hier soir au trafic les routes menant au centre-ville, où affluaient à pied plusieurs milliers de personnes, brandissant des drapeaux libanais. Les accès de la place de l'Étoile, où se trouve le siège du Parlement, sont bloqués depuis la veille. Malgré cela, 10 000 personnes étaient rassemblées hier à minuit dans le secteur de la place des Martyrs.
Depuis 12 jours, des milliers de personnes s'y rassemblent chaque soir pour réclamer la vérité sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février à Beyrouth, et le retrait des troupes syriennes du Liban. «La Syrie dehors!», «Le Liban est notre religion», «Nous voulons la vérité!», scandaient à l'unisson les manifestants, dont plusieurs députés de l'opposition.
Leurs cris auront porté leurs fruits. Trois membres du gouvernement libanais pro-syrien ont en effet présenté leur démission, a annoncé une députée de l'opposition, Nayla Moawad, à la foule rassemblée dans la nuit d'hier à aujourd'hui dans le centre-ville de Beyrouth, soulevant ainsi des applaudissements nourris.
Entre-temps, un émissaire américain a entamé à Beyrouth des contacts pour pousser à un retrait militaire total de la Syrie du Liban.
L'opposition a décidé hier de maintenir son mot d'ordre de rassemblement pacifique pour le lendemain au coeur de la capitale, défiant une interdiction annoncée plus tôt par le ministre de l'Intérieur Soleiman Frangié. «L'interdiction ne nous concerne pas, notre mouvement est pacifique et il se poursuit», a indiqué un dirigeant de l'opposition, Elias Atallah (Gauche démocratique). «Qu'ils nous arrêtent», a-t-il ajouté.
Le commandement de l'armée a appelé la population à respecter cette consigne à partir de 5h ce matin.
Les soldats, aidés par la police, ont barré hier soir au trafic les routes menant au centre-ville, où affluaient à pied plusieurs milliers de personnes, brandissant des drapeaux libanais. Les accès de la place de l'Étoile, où se trouve le siège du Parlement, sont bloqués depuis la veille. Malgré cela, 10 000 personnes étaient rassemblées hier à minuit dans le secteur de la place des Martyrs.
Depuis 12 jours, des milliers de personnes s'y rassemblent chaque soir pour réclamer la vérité sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février à Beyrouth, et le retrait des troupes syriennes du Liban. «La Syrie dehors!», «Le Liban est notre religion», «Nous voulons la vérité!», scandaient à l'unisson les manifestants, dont plusieurs députés de l'opposition.
Leurs cris auront porté leurs fruits. Trois membres du gouvernement libanais pro-syrien ont en effet présenté leur démission, a annoncé une députée de l'opposition, Nayla Moawad, à la foule rassemblée dans la nuit d'hier à aujourd'hui dans le centre-ville de Beyrouth, soulevant ainsi des applaudissements nourris.
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