Un centre pour contrer le terrorisme
Cinquante pays se sont réunis à Riyad pour étudier le projet
Riyad — Réunis depuis quatre jours à Riyad, les responsables de la sécurité et du renseignement d'une cinquantaine de pays se sont ralliés hier à une proposition saoudienne prévoyant la création d'un centre international contre le terrorisme, aux contours encore flous.
Selon le projet de déclaration finale, des «experts» feront fonctionner ce centre, qui aura pour objet de «partager des informations en temps réel afin de convenablement prévenir les attentats». Mais le texte n'est pas plus explicite sur le fonctionnement, le financement et le siège du futur centre.
Nombre de participants jugent inconcevable que les services de renseignement nationaux mettent en commun leurs informations sensibles avec un grand nombre d'autres pays. Un expert antiterroriste russe, Anatoli Safonov, estime ainsi qu'il est difficile d'imaginer que le FSB, successeur du KGB, alimente un tel forum.
L'Arabie Saoudite a proposé que le futur centre ait son siège en Suisse, pays qui ne participait pas à la réunion, mais d'autres villes ont été suggérées — New York, Vienne, Le Caire et Riyad — sans que les délégués tranchent.
On ignore encore en outre d'où proviendrait le financement du centre, dont les liens avec les Nations unies n'ont pas été précisés. Le soin de dissiper toutes ces zones d'ombre a été laissé à un groupe de travail ad hoc qui reste à créer, déclare-t-on de source diplomatique.
En dépit de cette confusion, de nombreux délégués ont voulu voir, dans la seule tenue de la conférence à Riyad, le signe positif que le pays natal d'Oussama ben Laden avait enfin pris la mesure de la nécessité de combattre le terrorisme, de concert avec le reste du monde.
Le projet de déclaration finale reprend à son compte l'antienne de l'Arabie Saoudite et d'autres pays arabes selon laquelle
«le terrorisme n'a pas de religion, d'origine ethnique, de nationalité ou de zone géographique particulières».
Selon le projet de déclaration finale, des «experts» feront fonctionner ce centre, qui aura pour objet de «partager des informations en temps réel afin de convenablement prévenir les attentats». Mais le texte n'est pas plus explicite sur le fonctionnement, le financement et le siège du futur centre.
Nombre de participants jugent inconcevable que les services de renseignement nationaux mettent en commun leurs informations sensibles avec un grand nombre d'autres pays. Un expert antiterroriste russe, Anatoli Safonov, estime ainsi qu'il est difficile d'imaginer que le FSB, successeur du KGB, alimente un tel forum.
L'Arabie Saoudite a proposé que le futur centre ait son siège en Suisse, pays qui ne participait pas à la réunion, mais d'autres villes ont été suggérées — New York, Vienne, Le Caire et Riyad — sans que les délégués tranchent.
On ignore encore en outre d'où proviendrait le financement du centre, dont les liens avec les Nations unies n'ont pas été précisés. Le soin de dissiper toutes ces zones d'ombre a été laissé à un groupe de travail ad hoc qui reste à créer, déclare-t-on de source diplomatique.
En dépit de cette confusion, de nombreux délégués ont voulu voir, dans la seule tenue de la conférence à Riyad, le signe positif que le pays natal d'Oussama ben Laden avait enfin pris la mesure de la nécessité de combattre le terrorisme, de concert avec le reste du monde.
Le projet de déclaration finale reprend à son compte l'antienne de l'Arabie Saoudite et d'autres pays arabes selon laquelle
«le terrorisme n'a pas de religion, d'origine ethnique, de nationalité ou de zone géographique particulières».
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