La Géorgie propose l'autonomie élargie à l'Ossétie du Sud
27 janvier 2005
Actualités internationales
Le président géorgien Mickaïl Saakachvili a présenté hier à Strasbourg un plan pour une «autonomie élargie» de la région séparatiste d'Ossétie du Sud et réaffirmé, un an après son investiture, sa volonté de faire avancer son pays sur la voie de la démocratie et d'une réunification.
S'adressant «à tous les peuples de Géorgie», M. Saakachvili a lancé un appel depuis l'hémicycle du Conseil de l'Europe pour «reconstruire» le pays et «réintégrer toutes les sociétés» qui le composent, fidèle aux ambitions qu'il avait affichées avant son accession au pouvoir. Il a ainsi proposé une initiative de paix avec un plan pour une autonomie élargie pour l'Ossétie du Sud.
Ce plan prévoit «une garantie constitutionnelle de cette autonomie, un statut qui inclut le droit à un gouvernement local librement et directement élu, y compris un exécutif et un Parlement», a-t-il indiqué devant les parlementaires du Conseil de l'Europe réunis en session.
Cette autonomie «sera plus large que l'autonomie dont jouit l'Ossétie du Nord en Russie», a-t-il poursuivi, précisant que le peuple d'Ossétie devra également avoir une voix dans les structures nationales.
Le président géorgien, figure de proue de la «révolution de la rose» qui l'avait conduit au pouvoir, s'exprimait à Strasbourg presque un an jour pour jour après son investiture, le 25 janvier 2004.
Parallèlement, hier matin, les leaders des républiques séparatistes d'Ossétie du Sud, Édouard Kokoïty, et d'Abkhazie, Sergueï Bagapch, étaient à Moscou pour des rencontres avec des responsables russes. De Moscou, Kokoïty a rejeté la proposition de M. Saakachvili. «Nous souhaiterions que Moscou ait un rôle positif» pour un règlement dans les régions séparatistes. «Les choses seraient plus faciles», a indiqué M. Saakachvili en parlant de ces deux zones comme de «deux trous noirs, sources de trafics et de criminalité».
Le président géorgien n'a cependant pas évoqué la situation de l'Abkhazie, estimant que d'en parler ne servirait à rien. «Ils ont quitté les négociations, nous n'avons plus d'interlocuteur pour des négociations», a-t-il dit, qualifiant cette situation d'inacceptable.
L'Ossétie du Sud, comme l'Abkhazie, a proclamé son indépendance au lendemain de la chute de l'Union soviétique et l'a défendue lors d'un conflit armé avec les forces géorgiennes. Dans les faits, le territoire est devenu un protectorat russe.
S'adressant «à tous les peuples de Géorgie», M. Saakachvili a lancé un appel depuis l'hémicycle du Conseil de l'Europe pour «reconstruire» le pays et «réintégrer toutes les sociétés» qui le composent, fidèle aux ambitions qu'il avait affichées avant son accession au pouvoir. Il a ainsi proposé une initiative de paix avec un plan pour une autonomie élargie pour l'Ossétie du Sud.
Ce plan prévoit «une garantie constitutionnelle de cette autonomie, un statut qui inclut le droit à un gouvernement local librement et directement élu, y compris un exécutif et un Parlement», a-t-il indiqué devant les parlementaires du Conseil de l'Europe réunis en session.
Cette autonomie «sera plus large que l'autonomie dont jouit l'Ossétie du Nord en Russie», a-t-il poursuivi, précisant que le peuple d'Ossétie devra également avoir une voix dans les structures nationales.
Le président géorgien, figure de proue de la «révolution de la rose» qui l'avait conduit au pouvoir, s'exprimait à Strasbourg presque un an jour pour jour après son investiture, le 25 janvier 2004.
Parallèlement, hier matin, les leaders des républiques séparatistes d'Ossétie du Sud, Édouard Kokoïty, et d'Abkhazie, Sergueï Bagapch, étaient à Moscou pour des rencontres avec des responsables russes. De Moscou, Kokoïty a rejeté la proposition de M. Saakachvili. «Nous souhaiterions que Moscou ait un rôle positif» pour un règlement dans les régions séparatistes. «Les choses seraient plus faciles», a indiqué M. Saakachvili en parlant de ces deux zones comme de «deux trous noirs, sources de trafics et de criminalité».
Le président géorgien n'a cependant pas évoqué la situation de l'Abkhazie, estimant que d'en parler ne servirait à rien. «Ils ont quitté les négociations, nous n'avons plus d'interlocuteur pour des négociations», a-t-il dit, qualifiant cette situation d'inacceptable.
L'Ossétie du Sud, comme l'Abkhazie, a proclamé son indépendance au lendemain de la chute de l'Union soviétique et l'a défendue lors d'un conflit armé avec les forces géorgiennes. Dans les faits, le territoire est devenu un protectorat russe.
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