Rencontre prochaine avec le dirigeant palestinien - Israël a un nouveau gouvernement de coalition
Photo : Agence Reuters
Ariel Sharon et Shimon Peres étaient tout sourire après le vote de la Knesset, hier.
Jérusalem — Le nouveau gouvernement israélien de coalition mêlant ministres du Likoud et du Parti travailliste est entré en fonction hier après avoir obtenu la confiance des députés de la Knesset. À l'issue d'un débat de trois heures et demie, le Parlement a voté en faveur de la nouvelle équipe d'Ariel Sharon par 58 voix contre 56 et six abstentions. Puis les membres du gouvernement sont entrés en fonction après avoir prêté serment.
La formation de ce gouvernement intervient le jour de l'annonce officielle de la victoire du chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas qui succède au défunt Yasser Arafat à la tête de l'Autorité palestinienne.
Cette victoire, conjuguée à la volonté affichée des deux parties de reprendre le dialogue en sommeil depuis plus de quatre ans, a fait renaître l'espoir de parvenir à un règlement dans la région.
La présidence israélienne du Conseil a d'ores et déjà fait valoir qu'elle souhaitait une rencontre avec le nouveau dirigeant palestinien, afin notamment de coordonner le retrait de la bande de Gaza.
Immédiatement après le vote, les neuf nouveaux ministres ont été invités à prêter serment en commençant par le numéro un travailliste Shimon Peres, 81 ans, qui devient officiellement le numéro deux du gouvernement, mais sans portefeuille.
Pendant le vote, plus de 10 000 opposants israéliens, en grande majorité des colons, ont manifesté contre l'application du plan de retrait de la bande de Gaza et l'évacuation des colons des implantations de ce territoire.
Le premier ministre Sharon a dû se livrer à une véritable course d'obstacles pour parvenir à ce résultat. Tout d'abord, il a dû faire face à une formidable opposition au sein de son propre parti, qui est loin d'être encore résorbée. Plus d'un quart des députés du Likoud, le parti de M. Sharon, ont voté contre la formation de ce gouvernement, tandis que la gauche travailliste et le parti de gauche Yahad (six députés) l'ont massivement soutenue.
M. Sharon a été entraîné dans une laborieuse négociation avec le Parti travailliste qui a, lui, dû accepter que tous les postes-clés restent entre les mains du Likoud.
Enfin, M. Sharon a dû arracher le soutien d'une formation ultra-orthodoxe qui en octobre 2004 avait encore voté contre son plan de retrait, en lui garantissant de soutenir ses institutions religieuses.
Ce gouvernement étant investi, M. Sharon est aujourd'hui assuré d'obtenir le vote du budget avant le 31 mars, date finale de vote du budget 2005. Le premier ministre est également assuré d'obtenir une majorité au sein de son gouvernement pour faire adopter en février la loi sur la première étape de l'évacuation des colonies de la bande de Gaza, alors que le gouvernement et le parlement n'avaient adopté jusqu'à maintenant que des décisions de principe.
La formation de ce gouvernement intervient le jour de l'annonce officielle de la victoire du chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas qui succède au défunt Yasser Arafat à la tête de l'Autorité palestinienne.
Cette victoire, conjuguée à la volonté affichée des deux parties de reprendre le dialogue en sommeil depuis plus de quatre ans, a fait renaître l'espoir de parvenir à un règlement dans la région.
La présidence israélienne du Conseil a d'ores et déjà fait valoir qu'elle souhaitait une rencontre avec le nouveau dirigeant palestinien, afin notamment de coordonner le retrait de la bande de Gaza.
Immédiatement après le vote, les neuf nouveaux ministres ont été invités à prêter serment en commençant par le numéro un travailliste Shimon Peres, 81 ans, qui devient officiellement le numéro deux du gouvernement, mais sans portefeuille.
Pendant le vote, plus de 10 000 opposants israéliens, en grande majorité des colons, ont manifesté contre l'application du plan de retrait de la bande de Gaza et l'évacuation des colons des implantations de ce territoire.
Le premier ministre Sharon a dû se livrer à une véritable course d'obstacles pour parvenir à ce résultat. Tout d'abord, il a dû faire face à une formidable opposition au sein de son propre parti, qui est loin d'être encore résorbée. Plus d'un quart des députés du Likoud, le parti de M. Sharon, ont voté contre la formation de ce gouvernement, tandis que la gauche travailliste et le parti de gauche Yahad (six députés) l'ont massivement soutenue.
M. Sharon a été entraîné dans une laborieuse négociation avec le Parti travailliste qui a, lui, dû accepter que tous les postes-clés restent entre les mains du Likoud.
Enfin, M. Sharon a dû arracher le soutien d'une formation ultra-orthodoxe qui en octobre 2004 avait encore voté contre son plan de retrait, en lui garantissant de soutenir ses institutions religieuses.
Ce gouvernement étant investi, M. Sharon est aujourd'hui assuré d'obtenir le vote du budget avant le 31 mars, date finale de vote du budget 2005. Le premier ministre est également assuré d'obtenir une majorité au sein de son gouvernement pour faire adopter en février la loi sur la première étape de l'évacuation des colonies de la bande de Gaza, alors que le gouvernement et le parlement n'avaient adopté jusqu'à maintenant que des décisions de principe.
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