Saddam appelle les Irakiens à l'unité et à la prudence
20 décembre 2004
Actualités internationales
Amman — Saddam Hussein a appelé les Irakiens à être unis et prudents à l'occasion des élections du 30 janvier, a déclaré hier le porte-parole du collectif de défense du président déchu, rapportant les propos de l'avocat irakien qui l'a rencontré jeudi dans son lieu de détention en Irak.
Saddam Hussein a émis ces «recommandations» lors d'une première rencontre avec un de ses avocats irakiens jeudi, a précisé, au cours d'une conférence de presse, Ziad Khassaouneh, avocat jordanien et porte-parole du collectif.
«Le président a demandé des nouvelles du peuple irakien [...] et insisté sur la nécessité que les Irakiens soient unis», a indiqué M. Khassaouneh, expliquant avoir été informé, ainsi que d'autres membres du collectif, de la rencontre de plus de quatre heures avec Saddam Hussein par son avocat irakien Khalil al-Doulaïmi. Le président déchu a pressé ses compatriotes de s'unir en citant des versets du Coran, a poursuivi Ziad Khassaouneh.
Il a également souligné que «les chefs de toutes les communautés religieuses avaient un rôle à jouer et devaient assumer la responsabilité historique de ce qui se passe en Irak actuellement», a-t-il ajouté.
Un autre membre du collectif, le Libanais Adnane Dennaoui, a déclaré que, lors de la rencontre, Saddam Hussein avait demandé des nouvelles du pays et que Me Doulaïmi l'avait informé que l'Irak se préparait à tenir des élections.
«À ce moment-là, le président a dit à Doulaïmi que le peuple irakien devait "être prudent au sujet de cette question"», a dit Me Dennaoui
À la question de savoir si Saddam Hussein avait appelé les Irakiens à boycotter les scrutins, Me Dennaoui a répondu: «Il n'a rien dit de plus.»
Me Doulaïmi, qui était arrivé en Jordanie samedi soir, n'était pas présent à la conférence de presse. Selon ses collègues, il a dû retourner en Irak pour des raisons professionnelles et personnelles.
Selon le collectif, Me Doulaïmi a reçu plusieurs menaces et avait été victime d'une embuscade et cible de coups de feu il y a 12 jours. Les avocats ont ainsi affirmé qu'ils tiendraient les forces américaines et le gouvernement intérimaire irakien pour responsables de la sécurité de cet avocat.
«Doulaïmi a été emmené à la rencontre à bord d'un char. Il ignorait où il était conduit», a dit Me Khassaouneh, ajoutant que l'entretien a eu lieu sous la supervision de militaires américains.
«Le président est détenu dans une chambre de 15 m2 qui ne convient pas à un président [...]. Il est complètement coupé du monde», a déploré Me Khassaouneh, affirmant toutefois que Saddam Hussein était en bonne santé et avait un bon moral.
Il a commencé son entretien avec Me Doulaïmi par un dicton populaire: «Si tu n'es pas une tête, ne sois rien d'autre, car cela ferait de toi une queue», a dit Me Khassaouneh. Le président déchu a accusé le Comité international de la Croix-Rouge de ne pas «faire son travail humanitaire», affirmant avoir reçu uniquement deux lettres de sa famille depuis sa capture en décembre 2003.
Les avocats ont réaffirmé que le Tribunal spécial irakien (TSI) qui doit juger Saddam Hussein et 11 autres dirigeants de son régime était «illégal» et que ses procès étaient «invalides».
Saddam Hussein a émis ces «recommandations» lors d'une première rencontre avec un de ses avocats irakiens jeudi, a précisé, au cours d'une conférence de presse, Ziad Khassaouneh, avocat jordanien et porte-parole du collectif.
«Le président a demandé des nouvelles du peuple irakien [...] et insisté sur la nécessité que les Irakiens soient unis», a indiqué M. Khassaouneh, expliquant avoir été informé, ainsi que d'autres membres du collectif, de la rencontre de plus de quatre heures avec Saddam Hussein par son avocat irakien Khalil al-Doulaïmi. Le président déchu a pressé ses compatriotes de s'unir en citant des versets du Coran, a poursuivi Ziad Khassaouneh.
Il a également souligné que «les chefs de toutes les communautés religieuses avaient un rôle à jouer et devaient assumer la responsabilité historique de ce qui se passe en Irak actuellement», a-t-il ajouté.
Un autre membre du collectif, le Libanais Adnane Dennaoui, a déclaré que, lors de la rencontre, Saddam Hussein avait demandé des nouvelles du pays et que Me Doulaïmi l'avait informé que l'Irak se préparait à tenir des élections.
«À ce moment-là, le président a dit à Doulaïmi que le peuple irakien devait "être prudent au sujet de cette question"», a dit Me Dennaoui
À la question de savoir si Saddam Hussein avait appelé les Irakiens à boycotter les scrutins, Me Dennaoui a répondu: «Il n'a rien dit de plus.»
Me Doulaïmi, qui était arrivé en Jordanie samedi soir, n'était pas présent à la conférence de presse. Selon ses collègues, il a dû retourner en Irak pour des raisons professionnelles et personnelles.
Selon le collectif, Me Doulaïmi a reçu plusieurs menaces et avait été victime d'une embuscade et cible de coups de feu il y a 12 jours. Les avocats ont ainsi affirmé qu'ils tiendraient les forces américaines et le gouvernement intérimaire irakien pour responsables de la sécurité de cet avocat.
«Doulaïmi a été emmené à la rencontre à bord d'un char. Il ignorait où il était conduit», a dit Me Khassaouneh, ajoutant que l'entretien a eu lieu sous la supervision de militaires américains.
«Le président est détenu dans une chambre de 15 m2 qui ne convient pas à un président [...]. Il est complètement coupé du monde», a déploré Me Khassaouneh, affirmant toutefois que Saddam Hussein était en bonne santé et avait un bon moral.
Il a commencé son entretien avec Me Doulaïmi par un dicton populaire: «Si tu n'es pas une tête, ne sois rien d'autre, car cela ferait de toi une queue», a dit Me Khassaouneh. Le président déchu a accusé le Comité international de la Croix-Rouge de ne pas «faire son travail humanitaire», affirmant avoir reçu uniquement deux lettres de sa famille depuis sa capture en décembre 2003.
Les avocats ont réaffirmé que le Tribunal spécial irakien (TSI) qui doit juger Saddam Hussein et 11 autres dirigeants de son régime était «illégal» et que ses procès étaient «invalides».
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