En bref - Algérie: des militaires derrière 5200 disparitions
Alger — Des membres des forces algériennes de sécurité sont peut-être responsables «à titre individuel» de la mort de 5200 civils portés disparus pendant la guerre civile larvée des années 1990, «mais l'État n'a commis aucun crime», déclare Farouk Ksentini, nommé pour enquêter sur ces disparitions.
«La guerre était terrible et il y a eu des dépassements, mais l'État lui-même n'a pas commis de crime», a-t-il ajouté. Farouk Ksentini, dont les déclarations sont sans précédent, précise avoir établi à ce jour une liste de 5200 personnes soupçonnées d'avoir apporté un soutien aux islamistes armés, arrêtées par les forces de sécurité et jamais revues par la suite. Les forces de sécurité reconnaissent avoir interrogé ces suspects mais affirment les avoir remis en liberté.
«La guerre était terrible et il y a eu des dépassements, mais l'État lui-même n'a pas commis de crime», a-t-il ajouté. Farouk Ksentini, dont les déclarations sont sans précédent, précise avoir établi à ce jour une liste de 5200 personnes soupçonnées d'avoir apporté un soutien aux islamistes armés, arrêtées par les forces de sécurité et jamais revues par la suite. Les forces de sécurité reconnaissent avoir interrogé ces suspects mais affirment les avoir remis en liberté.
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