Bagdad avertit l'ONU - Fini, les inspections
«Dire, comme le font les États-Unis, que l'Irak possède des armes prohibées est une affabulation»
13 août 2002
Actualités internationales
Les inspecteurs en désarmement de l'ONU ont terminé leur travail en Irak il y a quatre ans, avant de partir du pays et n'ont pas besoin de revenir, a affirmé hier le ministre irakien de l'Information. «Le travail des équipes d'inspection en Irak a été achevé», a déclaré Mohammed Saïd al-Sahaf sur la chaîne de télévision al-Jazira.
L'Irak a affirmé hier que les inspecteurs de l'ONU en désarmement avaient achevé leur travail, semblant exclure leur retour dans le pays, et tourné en dérision les opposants au régime qui ont examiné à Washington l'après-Saddam Hussein.
«Dire, comme le font les États-Unis, que l'Irak possède des armes prohibées est une affabulation. Les équipes d'inspecteurs ont achevé leur travail», a déclaré le ministre de l'Information Mohammad Saïd al-Sahhaf, à la chaîne satellitaire qatariote al-Jazira.
«Le travail de l'ONU en vertu du chapitre C de la résolution 687 sur les prétendues armes prohibées a été accompli», a-t-il ajouté.
Votée le 3 avril 1991, au lendemain de la guerre du Golfe, cette résolution fixe les modalités du désarmement de l'Irak et engage ce pays à détruire ses armes de destruction massive sous supervision internationale. «Des moyens existent pour vérifier [que l'Irak a désarmé] et ils [les États-Unis et l'ONU] les connaissent», a affirmé M. Sahhaf. Ses déclarations semblent traduire un durcissement de la position de Bagdad sur son désarmement, après deux ouvertures rejetées par Washington.
Le 2 août, l'Irak avait invité le chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU Hans Blix pour des entretiens sans précédent à Bagdad en vue d'une éventuelle reprise des inspections.
Trois jours plus tard, il a appelé le Congrès américain à envoyer une mission d'enquête pour faire la lumière sur les armes de destruction massive qu'il est accusé de détenir.
Ces deux initiatives ont été rejetées par les États-Unis, dont le président George W. Bush a annoncé à plusieurs reprises son intention de renverser le régime de M. Hussein «par tous les moyens», même s'il autorisait le retour des inspecteurs en désarmement qui ont quitté le pays en 1998. M. Sahhaf a en outre qualifié de «chauves-souris» et de «mauvais produit américain» les opposants irakiens.
«Ces chauves-souris sont un produit américain. Ils ne sont qu'un mauvais produit américain», a dit M. Sahhaf, dans la première réaction de Bagdad aux entretiens qu'ont eus le week-end dernier à Washington les représentants de six mouvements opposés au régime irakien.
Les responsables de l'opposition se sont notamment entretenus avec le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le secrétaire d'État Colin Powell.
La presse irakienne, qui a passé sous silence ces réunions, a estimé hier que l'absence de soutien international à une guerre contre l'Irak plaçait l'administration Bush dans une «impasse».
Réaction de Graham
Selon le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, «l'Irak joue à faire monter les enchères» en refusant l'entrée de son territoire aux inspecteurs en armement.
«S'ils refusent la présence d'inspecteurs, je crois qu'il appartiendra au Conseil de sécurité [de l'ONU] de déterminer ce qu'il convient de faire», a affirmé M. Graham, hier en conférence de presse.
L'attitude du régime de Bagdad tend à «accréditer la thèse voulant qu'il ait quelque chose à cacher», ajoute M. Graham qui dit partager l'assertion des États-Unis voulant que l'Irak constitue une menace à la sécurité internationale.
L'Irak a affirmé hier que les inspecteurs de l'ONU en désarmement avaient achevé leur travail, semblant exclure leur retour dans le pays, et tourné en dérision les opposants au régime qui ont examiné à Washington l'après-Saddam Hussein.
«Dire, comme le font les États-Unis, que l'Irak possède des armes prohibées est une affabulation. Les équipes d'inspecteurs ont achevé leur travail», a déclaré le ministre de l'Information Mohammad Saïd al-Sahhaf, à la chaîne satellitaire qatariote al-Jazira.
«Le travail de l'ONU en vertu du chapitre C de la résolution 687 sur les prétendues armes prohibées a été accompli», a-t-il ajouté.
Votée le 3 avril 1991, au lendemain de la guerre du Golfe, cette résolution fixe les modalités du désarmement de l'Irak et engage ce pays à détruire ses armes de destruction massive sous supervision internationale. «Des moyens existent pour vérifier [que l'Irak a désarmé] et ils [les États-Unis et l'ONU] les connaissent», a affirmé M. Sahhaf. Ses déclarations semblent traduire un durcissement de la position de Bagdad sur son désarmement, après deux ouvertures rejetées par Washington.
Le 2 août, l'Irak avait invité le chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU Hans Blix pour des entretiens sans précédent à Bagdad en vue d'une éventuelle reprise des inspections.
Trois jours plus tard, il a appelé le Congrès américain à envoyer une mission d'enquête pour faire la lumière sur les armes de destruction massive qu'il est accusé de détenir.
Ces deux initiatives ont été rejetées par les États-Unis, dont le président George W. Bush a annoncé à plusieurs reprises son intention de renverser le régime de M. Hussein «par tous les moyens», même s'il autorisait le retour des inspecteurs en désarmement qui ont quitté le pays en 1998. M. Sahhaf a en outre qualifié de «chauves-souris» et de «mauvais produit américain» les opposants irakiens.
«Ces chauves-souris sont un produit américain. Ils ne sont qu'un mauvais produit américain», a dit M. Sahhaf, dans la première réaction de Bagdad aux entretiens qu'ont eus le week-end dernier à Washington les représentants de six mouvements opposés au régime irakien.
Les responsables de l'opposition se sont notamment entretenus avec le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le secrétaire d'État Colin Powell.
La presse irakienne, qui a passé sous silence ces réunions, a estimé hier que l'absence de soutien international à une guerre contre l'Irak plaçait l'administration Bush dans une «impasse».
Réaction de Graham
Selon le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, «l'Irak joue à faire monter les enchères» en refusant l'entrée de son territoire aux inspecteurs en armement.
«S'ils refusent la présence d'inspecteurs, je crois qu'il appartiendra au Conseil de sécurité [de l'ONU] de déterminer ce qu'il convient de faire», a affirmé M. Graham, hier en conférence de presse.
L'attitude du régime de Bagdad tend à «accréditer la thèse voulant qu'il ait quelque chose à cacher», ajoute M. Graham qui dit partager l'assertion des États-Unis voulant que l'Irak constitue une menace à la sécurité internationale.
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