Constitution - Le PS francais dit oui
Bruxelles — Le oui franc des socialistes français à la Constitution européenne devrait faire basculer toute la France et la plupart des pays de l'UE, mais il en faudra plus pour convaincre les Britanniques. Cette consultation, remportée à 59 % par les partisans du traité constitutionnel adopté en juin dernier, a une fois de plus démontré que si tous les pays sont égaux en Europe, certains le sont plus que d'autres.
Une banale consultation des militants d'un parti d'opposition en France s'est transformée en enjeu crucial pour l'avenir de l'UE, bien au-delà du très hexagonal combat des chefs socialistes en vue de la présidentielle de 2007. «La décision des militants de la plus grande force politique française aura des conséquences pour toute l'Europe», avaient déclaré avant le scrutin les chefs des 21 composantes du Parti socialiste européen (PSE).
Pour les partisans de l'intégration européenne, un rejet de la Constitution par les socialistes ou une approbation frileuse avec un écart de moins de dix points aurait été catastrophique. «Si cela avait été non, le oui serait devenu une position de droite alors que cette constitution n'est ni de droite ni de gauche», a estimé Françoise Grossetête, député UMP du Parlement européen, qui redoutait un débat idéologique.
Or un échec en France aurait à coup sûr scellé le sort de la Constitution: le poids de la France, pays fondateur de l'UE, reste tel en Europe que le projet aurait été torpillé.
Mais les socialistes français se sont, comme l'espérait le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, montrés «fidèles à l'héritage de François Mitterrand et de Jacques Delors» en écartant le mythe d'une «crise salutaire».
Les partisans du refus n'ont guère été aidés par l'actualité: le référendum avait lieu alors que des foules occupaient la rue en Ukraine, démontrant la force d'attraction de cette Union européenne tant fustigée. À Bruxelles, où leurs arguments sur le recul social que marquerait la Constitution ont été tournés en ridicule par leurs homologues socialistes des autres pays, le commissaire européen Jacques Barrot s'est réjoui de ce vote qui fait «litière des faux procès à une Constitution qui ne préjuge pas [..] des choix politiques, économiques et sociaux, qui relèveront de la responsabilité de l'Union et des États membres».
Une banale consultation des militants d'un parti d'opposition en France s'est transformée en enjeu crucial pour l'avenir de l'UE, bien au-delà du très hexagonal combat des chefs socialistes en vue de la présidentielle de 2007. «La décision des militants de la plus grande force politique française aura des conséquences pour toute l'Europe», avaient déclaré avant le scrutin les chefs des 21 composantes du Parti socialiste européen (PSE).
Pour les partisans de l'intégration européenne, un rejet de la Constitution par les socialistes ou une approbation frileuse avec un écart de moins de dix points aurait été catastrophique. «Si cela avait été non, le oui serait devenu une position de droite alors que cette constitution n'est ni de droite ni de gauche», a estimé Françoise Grossetête, député UMP du Parlement européen, qui redoutait un débat idéologique.
Or un échec en France aurait à coup sûr scellé le sort de la Constitution: le poids de la France, pays fondateur de l'UE, reste tel en Europe que le projet aurait été torpillé.
Mais les socialistes français se sont, comme l'espérait le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, montrés «fidèles à l'héritage de François Mitterrand et de Jacques Delors» en écartant le mythe d'une «crise salutaire».
Les partisans du refus n'ont guère été aidés par l'actualité: le référendum avait lieu alors que des foules occupaient la rue en Ukraine, démontrant la force d'attraction de cette Union européenne tant fustigée. À Bruxelles, où leurs arguments sur le recul social que marquerait la Constitution ont été tournés en ridicule par leurs homologues socialistes des autres pays, le commissaire européen Jacques Barrot s'est réjoui de ce vote qui fait «litière des faux procès à une Constitution qui ne préjuge pas [..] des choix politiques, économiques et sociaux, qui relèveront de la responsabilité de l'Union et des États membres».
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