L'opposition ukrainienne accentue ses pressions sur le pouvoir
Le blocus des principaux bâtiments administratifs reprend
1 décembre 2004
Actualités internationales
Kiev — L'opposition ukrainienne a accentué ses pressions sur le pouvoir hier, rompant les négociations en cours et demandant la formation d'un «gouvernement populaire», alors que les médiateurs étrangers étaient attendus à Kiev pour tenter de sortir le pays de la crise.
«Nous arrêtons les négociations avec le pouvoir [...]. Nous reprenons un blocus total du siège du gouvernement, du Parlement et de l'administration présidentielle», a annoncé Taras Stetskiv, un député d'opposition, aux dizaines de milliers de manifestants réunis sur la place de l'Indépendance.
«Ce soir, à 20h ou 21h, le Parlement devra se réunir à notre demande», a-t-il ajouté. Pour examiner deux questions: «La destitution du gouvernement de Viktor Ianoukovitch et celle du procureur général, Hennadi Vassiliev, et la formation d'un gouvernement populaire.» Mais le Parlement a finalement décidé de ne reprendre sa séance qu'aujourd'hui.
L'opposition, qui pense sentir le vent de la victoire au moment où le soutien donné au candidat du pouvoir, Viktor Ianoukovitch, s'affaiblissent, a appelé tous ses partisans à se mobiliser.
Les partisans de la «révolution orange» avaient levé hier matin le siège du gouvernement, qu'ils bloquaient depuis vendredi avec notamment des autobus et des minibus. Ils entendent faire céder le Parlement, dominé par les députés pro-présidentiels, qui a clos sa séance hier sans avoir pu adopter une motion de censure contre le gouvernement de M. Ianoukovitch, faute du soutien des communistes.
Pour tenter de sortir de la crise, une nouvelle médiation étrangère va être tentée. Le haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Javier Solana, le président polonais, Aleksander Kwasniewski, le président lituanien, Valdas Adamkus, et le président de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Boris Gryzlov, sont attendus à Kiev pour discuter avec le premier ministre pro-russe, Viktor Ianoukovitch, vainqueur proclamé du scrutin, son rival, Viktor Iouchtchenko, et le président sortant, Leonid Koutchma.
Javier Solana, qui a demandé aux deux parties de poursuivre les négociations, devait arriver dès hier soir dans la capitale ukrainienne, où il doit s'entretenir avec «toutes les parties concernées», avant de gagner Moscou, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bernard Bot, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, estimant «nécessaire» la tenue d'une nouvelle élection en Ukraine.
«Nous arrêtons les négociations avec le pouvoir [...]. Nous reprenons un blocus total du siège du gouvernement, du Parlement et de l'administration présidentielle», a annoncé Taras Stetskiv, un député d'opposition, aux dizaines de milliers de manifestants réunis sur la place de l'Indépendance.
«Ce soir, à 20h ou 21h, le Parlement devra se réunir à notre demande», a-t-il ajouté. Pour examiner deux questions: «La destitution du gouvernement de Viktor Ianoukovitch et celle du procureur général, Hennadi Vassiliev, et la formation d'un gouvernement populaire.» Mais le Parlement a finalement décidé de ne reprendre sa séance qu'aujourd'hui.
L'opposition, qui pense sentir le vent de la victoire au moment où le soutien donné au candidat du pouvoir, Viktor Ianoukovitch, s'affaiblissent, a appelé tous ses partisans à se mobiliser.
Les partisans de la «révolution orange» avaient levé hier matin le siège du gouvernement, qu'ils bloquaient depuis vendredi avec notamment des autobus et des minibus. Ils entendent faire céder le Parlement, dominé par les députés pro-présidentiels, qui a clos sa séance hier sans avoir pu adopter une motion de censure contre le gouvernement de M. Ianoukovitch, faute du soutien des communistes.
Pour tenter de sortir de la crise, une nouvelle médiation étrangère va être tentée. Le haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Javier Solana, le président polonais, Aleksander Kwasniewski, le président lituanien, Valdas Adamkus, et le président de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Boris Gryzlov, sont attendus à Kiev pour discuter avec le premier ministre pro-russe, Viktor Ianoukovitch, vainqueur proclamé du scrutin, son rival, Viktor Iouchtchenko, et le président sortant, Leonid Koutchma.
Javier Solana, qui a demandé aux deux parties de poursuivre les négociations, devait arriver dès hier soir dans la capitale ukrainienne, où il doit s'entretenir avec «toutes les parties concernées», avant de gagner Moscou, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bernard Bot, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, estimant «nécessaire» la tenue d'une nouvelle élection en Ukraine.
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