La Corée du Nord veut «d'urgence» reprendre le dialogue
Des indices laissent croire que le pouvoir échappe au «cher dirigeant» Kim
Séoul — La Corée du Nord veut reprendre d'urgence les discussions à six sur son programme nucléaire mais exige toujours que certaines conditions soient remplies, a déclaré hier un haut responsable des Nations unies à l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Jean Ping, président de l'Assemblée générale des Nations unies et ministre des Affaires étrangères du Gabon, a déclaré à Yonhap que la Corée du Nord était toujours d'accord sur la forme des discussions et que des responsables nord-coréens lui avaient dit lors d'une visite que Pyongyang recherchait la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Jean Ping a précisé qu'il n'avait pas rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il. «La Corée du Nord non seulement a accepté la forme des discussions, elle estime aussi que les discussions devraient reprendre de façon urgente», a déclaré Ping. La seule façon de reprendre les discussions est de renoncer aux positions d'affrontement et de créer un climat.»
Les représentants de la Corée du Nord, de la Corée du Sud, des États-Unis, du Japon, de la Russie et de la Chine se sont déjà rencontrés par trois fois sans aboutir. Une quatrième série de pourparlers, prévue pour septembre, n'a finalement pas eu lieu. Selon les analystes, Pyongyang souhaitait à l'époque connaître l'issue du scrutin présidentiel aux États-Unis avant de reprendre les pourparlers. La Corée du Nord veut en préalable de la reprise des discussions le retrait de ce qu'elle appelle «la politique hostile» des États-Unis.
Il n'est pas sûr pour l'instant que le message reçu par Ping aille au-delà des précédentes déclarations de la Corée du Nord, se disant prête à retourner à la table des négociations pour peu que les conditions soient justes à ses yeux. Ping a déclaré mercredi que la Corée du Nord lui avait demandé de transmettre un message à Washington disant que l'État communiste voulait «coexister» avec les États-Unis.
Le département d'État a fait savoir qu'il était prêt à reprendre le dialogue sans conditions préalables. Il a demandé à la Corée du Nord de faire de même. Les États-Unis souhaitent que la Corée du Nord emboîte le pas à la Libye et récolte les fruits du renoncement à son programme nucléaire.
Selon les spécialistes de la Corée du Nord, Pyongyang semblerait vouloir revenir à la table des négociations maintenant que la réélection de George Bush à la présidence des États-Unis pour un second mandat de quatre ans a été confirmée.
La visite de Ping à Pyongyang s'est déroulée après les informations parues la semaine dernière faisant état de la disparition de certains portraits de Kim Jong-il. Ceci a fait dire à certains que le «cher dirigeant» était en train de perdre de son pouvoir.
Hier matin, des rumeurs selon lesquelles Kim Jong-il aurait été abattu ont circulé sur les marchés boursiers de Séoul et Tokyo, sans apparemment provoquer de réactions.
En outre, les badges à l'effigie de Kim Jong-il, un des signes du culte de la personnalité entourant le dirigeant nord-coréen, ont disparu des poitrines en Corée du Nord où ils étaient omniprésents, a déclaré hier le ministère sud-coréen chargé des relations avec le Nord.
Selon Do Hee-youn, un militant sud-coréen qui travaille avec les réfugiés nord-coréens, de hauts dirigeants du régime nord-coréen seraient mécontents et souhaiteraient le départ de Kim.
Jean Ping, président de l'Assemblée générale des Nations unies et ministre des Affaires étrangères du Gabon, a déclaré à Yonhap que la Corée du Nord était toujours d'accord sur la forme des discussions et que des responsables nord-coréens lui avaient dit lors d'une visite que Pyongyang recherchait la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Jean Ping a précisé qu'il n'avait pas rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il. «La Corée du Nord non seulement a accepté la forme des discussions, elle estime aussi que les discussions devraient reprendre de façon urgente», a déclaré Ping. La seule façon de reprendre les discussions est de renoncer aux positions d'affrontement et de créer un climat.»
Les représentants de la Corée du Nord, de la Corée du Sud, des États-Unis, du Japon, de la Russie et de la Chine se sont déjà rencontrés par trois fois sans aboutir. Une quatrième série de pourparlers, prévue pour septembre, n'a finalement pas eu lieu. Selon les analystes, Pyongyang souhaitait à l'époque connaître l'issue du scrutin présidentiel aux États-Unis avant de reprendre les pourparlers. La Corée du Nord veut en préalable de la reprise des discussions le retrait de ce qu'elle appelle «la politique hostile» des États-Unis.
Il n'est pas sûr pour l'instant que le message reçu par Ping aille au-delà des précédentes déclarations de la Corée du Nord, se disant prête à retourner à la table des négociations pour peu que les conditions soient justes à ses yeux. Ping a déclaré mercredi que la Corée du Nord lui avait demandé de transmettre un message à Washington disant que l'État communiste voulait «coexister» avec les États-Unis.
Le département d'État a fait savoir qu'il était prêt à reprendre le dialogue sans conditions préalables. Il a demandé à la Corée du Nord de faire de même. Les États-Unis souhaitent que la Corée du Nord emboîte le pas à la Libye et récolte les fruits du renoncement à son programme nucléaire.
Selon les spécialistes de la Corée du Nord, Pyongyang semblerait vouloir revenir à la table des négociations maintenant que la réélection de George Bush à la présidence des États-Unis pour un second mandat de quatre ans a été confirmée.
La visite de Ping à Pyongyang s'est déroulée après les informations parues la semaine dernière faisant état de la disparition de certains portraits de Kim Jong-il. Ceci a fait dire à certains que le «cher dirigeant» était en train de perdre de son pouvoir.
Hier matin, des rumeurs selon lesquelles Kim Jong-il aurait été abattu ont circulé sur les marchés boursiers de Séoul et Tokyo, sans apparemment provoquer de réactions.
En outre, les badges à l'effigie de Kim Jong-il, un des signes du culte de la personnalité entourant le dirigeant nord-coréen, ont disparu des poitrines en Corée du Nord où ils étaient omniprésents, a déclaré hier le ministère sud-coréen chargé des relations avec le Nord.
Selon Do Hee-youn, un militant sud-coréen qui travaille avec les réfugiés nord-coréens, de hauts dirigeants du régime nord-coréen seraient mécontents et souhaiteraient le départ de Kim.
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