Dette irakienne - «C'est 80 %, c'est officiel»
Paris — Les principaux créanciers de l'Irak, réunis au sein du Club de Paris, sont parvenus hier à conclure un accord sur l'annulation en trois étapes de 80 % de la dette irakienne, a confirmé le ministère français des Finances. L'accord devait être annoncé officiellement au cours d'une conférence de presse du Club de Paris.
«C'est 80 %, c'est officiel», a déclaré René Forgues à l'Associated Press, confirmant que l'accord cadre prendrait effet en trois phases, mais sans fournir d'autres précisions.
Selon le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, qui avait, samedi, été le premier à annoncer l'imminence d'un accord, 30 % de la dette au Club de Paris devrait être effacé dans l'immédiat. Dans une deuxième étape «liée à un programme du Fonds monétaire international», un deuxième tiers serait annulé, puis encore 20 % «en fonction du succès de ce programme.»
L'effacement de la majeure partie de la dette irakienne constitue un relatif succès pour Washington — qui demandait l'annulation de 95 % de la dette de Bagdad — et signifie que la France a accepté d'assouplir elle aussi considérablement sa position. Elle apparaît comme un coup de pouce important pour le président Bush à l'orée de son second mandat, et semble, selon les observateurs, signaler la volonté de Paris de resserrer les liens avec Washington fortement distendus à l'occasion de la crise irakienne.
Les Français n'ont en effet cessé de souligner jusque-là que l'Irak étant un pays au fort potentiel grâce à son pétrole, il serait injuste de se montrer plus généreux sur la réduction de la dette que l'on ne le fait généralement avec des pays plus pauvres.
Au départ, Paris défendait l'idée de ne pas effacer plus de la moitié de la dette irakienne, avant de sembler mettre un peu d'eau dans son vin en parlant d'un geste «substantiel» qui sous-entendait que l'on pourrait dépasser les 50 %. L'Allemagne, autre opposant à l'invasion de l'Irak, avait une position similaire.
En fin de course, hier, c'était la Russie, troisième des pays opposés à l'invasion américaine de l'Irak et réticents sur cette annulation de la dette, qui semblait freiner l'obtention d'un accord.
L'Irak doit 42 milliards de dollars aux membres du Club de Paris (Union européenne, Russie, USA, Canada, Japon, et Australie) et 80 milliards (à des pays arabes). Bagdad affirme que ce fardeau de 122 milliards grève son effort de reconstruction.
«C'est 80 %, c'est officiel», a déclaré René Forgues à l'Associated Press, confirmant que l'accord cadre prendrait effet en trois phases, mais sans fournir d'autres précisions.
Selon le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, qui avait, samedi, été le premier à annoncer l'imminence d'un accord, 30 % de la dette au Club de Paris devrait être effacé dans l'immédiat. Dans une deuxième étape «liée à un programme du Fonds monétaire international», un deuxième tiers serait annulé, puis encore 20 % «en fonction du succès de ce programme.»
L'effacement de la majeure partie de la dette irakienne constitue un relatif succès pour Washington — qui demandait l'annulation de 95 % de la dette de Bagdad — et signifie que la France a accepté d'assouplir elle aussi considérablement sa position. Elle apparaît comme un coup de pouce important pour le président Bush à l'orée de son second mandat, et semble, selon les observateurs, signaler la volonté de Paris de resserrer les liens avec Washington fortement distendus à l'occasion de la crise irakienne.
Les Français n'ont en effet cessé de souligner jusque-là que l'Irak étant un pays au fort potentiel grâce à son pétrole, il serait injuste de se montrer plus généreux sur la réduction de la dette que l'on ne le fait généralement avec des pays plus pauvres.
Au départ, Paris défendait l'idée de ne pas effacer plus de la moitié de la dette irakienne, avant de sembler mettre un peu d'eau dans son vin en parlant d'un geste «substantiel» qui sous-entendait que l'on pourrait dépasser les 50 %. L'Allemagne, autre opposant à l'invasion de l'Irak, avait une position similaire.
En fin de course, hier, c'était la Russie, troisième des pays opposés à l'invasion américaine de l'Irak et réticents sur cette annulation de la dette, qui semblait freiner l'obtention d'un accord.
L'Irak doit 42 milliards de dollars aux membres du Club de Paris (Union européenne, Russie, USA, Canada, Japon, et Australie) et 80 milliards (à des pays arabes). Bagdad affirme que ce fardeau de 122 milliards grève son effort de reconstruction.
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