Blair et Bush sont optimistes - L'État palestinien pourrait voir le jour d'ici 2009
Une conférence aura lieu, si cela s'avère utile
13 novembre 2004
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Les deux dirigeants ont enjoint aux Palestiniens de mettre rapidement en place des institutions démocratiques.
Washington — Le président américain George W. Bush et le premier ministre britannique Tony Blair se sont montrés optimistes hier sur les chances de paix au Proche-Orient, M. Bush envisageant possible la création d'un État palestinien indépendant d'ici 2009.
«Je pense que nous avons une grande chance d'établir un État palestinien», a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche avec M. Blair. «Je voudrais voir cela fait en quatre ans. Je pense que c'est possible.»
Il s'agissait de la première rencontre entre les deux hommes, proches alliés en Irak, depuis la réélection de M. Bush pour un second mandat de quatre ans. Elle survient juste après la mort jeudi du dirigeant palestinien Yasser Arafat, avec lequel George W. Bush avait refusé de négocier lors de son premier mandat. La date de 2005 était jusqu'ici évoquée pour la création d'un État palestinien mais George W. Bush l'avait remise en cause au printemps dernier.
«Il est justifié de dire que nous avons de grandes chances d'établir un État palestinien et j'ai l'intention d'utiliser les quatre prochaines années pour dépenser l'énergie des États-Unis pour créer un tel État», a souligné M. Bush. Son second mandat prendra fin en janvier 2009.
Les deux dirigeants ont insisté sur l'importance pour les Palestiniens de mettre rapidement en place des institutions démocratiques, M. Bush soulignant également qu'Israël doit coopérer.
«Je pense que la responsabilité pour arriver à la paix va dépendre du désir des Palestiniens de bâtir une démocratie et de la volonté d'Israël de les y aider», a déclaré M. Bush.
«Les mois à venir offrent de nouvelles chances pour faire des progrès vers une paix durable. Bientôt, les Palestiniens vont choisir un nouveau président. C'est le premier pas vers la création d'institutions politiques démocratiques durables. [...]. Nous souhaitons le succès de ces élections et nous sommes prêts à apporter notre aide», a-t-il souligné.
Tony Blair a estimé de son côté que la paix entre les Israéliens et les Palestiniens ne sera possible qu'avec deux «États démocratiques». «C'est seulement si les deux États que nous souhaitons voir vivre côte à côte sont vraiment démocratiques, où l'État de droit et les droits de l'homme sont respectés dans chacun d'entre eux, qu'une paix juste pourra être assurée», a-t-il dit.
Le président américain s'est toutefois montré assez réservé sur le principe d'une nouvelle conférence internationale sur le Proche-Orient.
«Je suis toujours en faveur de conférences, à condition qu'elles produisent un résultat», a-t-il souligné, précisant que cette question avait été évoquée lors des entretiens avec Tony Blair. «Nous avons eu une longue discussion pour savoir si une conférence produirait une stratégie viable que nous pourrions utiliser pour respecter nos obligations et celles des Palestiniens pour qu'ils aient leur propre État. Si cette conférence permet de réaliser ces objectifs, alors je la soutiens», a-t-il déclaré.
Principales conséquences con-crètes de la rencontre, le secrétaire d'État américain Colin Powell pourrait se rendre bientôt en Israël et dans les territoires palestiniens, selon de sources au sein du département d'État. En outre, le «quartette» sur le conflit israélo-palestinien (États-Unis, Russie, Nations unies, Union européenne) pourrait se réunir en marge de la conférence sur l'Irak, prévue les 22 et 23 novembre en Égypte.
Le président américain a par ailleurs estimé que les troupes américano-irakiennes engagées dans l'offensive contre la ville de Fallouja, bastion de la rébellion irakienne, ont fait des «progrès substantiels» ces derniers jours.
Tournée européenne
M. Bush a également répondu au souhait de son invité de le voir améliorer ses relations avec l'Europe, qui s'étaient dégradées lors de son premier mandat. Il a annoncé qu'il effectuerait prochainement une tournée sur ce continent.
«Je pense que nous avons une grande chance d'établir un État palestinien», a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche avec M. Blair. «Je voudrais voir cela fait en quatre ans. Je pense que c'est possible.»
Il s'agissait de la première rencontre entre les deux hommes, proches alliés en Irak, depuis la réélection de M. Bush pour un second mandat de quatre ans. Elle survient juste après la mort jeudi du dirigeant palestinien Yasser Arafat, avec lequel George W. Bush avait refusé de négocier lors de son premier mandat. La date de 2005 était jusqu'ici évoquée pour la création d'un État palestinien mais George W. Bush l'avait remise en cause au printemps dernier.
«Il est justifié de dire que nous avons de grandes chances d'établir un État palestinien et j'ai l'intention d'utiliser les quatre prochaines années pour dépenser l'énergie des États-Unis pour créer un tel État», a souligné M. Bush. Son second mandat prendra fin en janvier 2009.
Les deux dirigeants ont insisté sur l'importance pour les Palestiniens de mettre rapidement en place des institutions démocratiques, M. Bush soulignant également qu'Israël doit coopérer.
«Je pense que la responsabilité pour arriver à la paix va dépendre du désir des Palestiniens de bâtir une démocratie et de la volonté d'Israël de les y aider», a déclaré M. Bush.
«Les mois à venir offrent de nouvelles chances pour faire des progrès vers une paix durable. Bientôt, les Palestiniens vont choisir un nouveau président. C'est le premier pas vers la création d'institutions politiques démocratiques durables. [...]. Nous souhaitons le succès de ces élections et nous sommes prêts à apporter notre aide», a-t-il souligné.
Tony Blair a estimé de son côté que la paix entre les Israéliens et les Palestiniens ne sera possible qu'avec deux «États démocratiques». «C'est seulement si les deux États que nous souhaitons voir vivre côte à côte sont vraiment démocratiques, où l'État de droit et les droits de l'homme sont respectés dans chacun d'entre eux, qu'une paix juste pourra être assurée», a-t-il dit.
Le président américain s'est toutefois montré assez réservé sur le principe d'une nouvelle conférence internationale sur le Proche-Orient.
«Je suis toujours en faveur de conférences, à condition qu'elles produisent un résultat», a-t-il souligné, précisant que cette question avait été évoquée lors des entretiens avec Tony Blair. «Nous avons eu une longue discussion pour savoir si une conférence produirait une stratégie viable que nous pourrions utiliser pour respecter nos obligations et celles des Palestiniens pour qu'ils aient leur propre État. Si cette conférence permet de réaliser ces objectifs, alors je la soutiens», a-t-il déclaré.
Principales conséquences con-crètes de la rencontre, le secrétaire d'État américain Colin Powell pourrait se rendre bientôt en Israël et dans les territoires palestiniens, selon de sources au sein du département d'État. En outre, le «quartette» sur le conflit israélo-palestinien (États-Unis, Russie, Nations unies, Union européenne) pourrait se réunir en marge de la conférence sur l'Irak, prévue les 22 et 23 novembre en Égypte.
Le président américain a par ailleurs estimé que les troupes américano-irakiennes engagées dans l'offensive contre la ville de Fallouja, bastion de la rébellion irakienne, ont fait des «progrès substantiels» ces derniers jours.
Tournée européenne
M. Bush a également répondu au souhait de son invité de le voir améliorer ses relations avec l'Europe, qui s'étaient dégradées lors de son premier mandat. Il a annoncé qu'il effectuerait prochainement une tournée sur ce continent.
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