La passation des pouvoirs s'effectue sans accroc
12 novembre 2004
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Mahmoud Abbas, que l’on voit ici marcher aux côtés de Yasser Arafat, a été nommé chef de l’Organisation de libération de la Palestine.
Ramallah — Le mécanisme de succession au président Yasser Arafat, décédé hier à Paris, s'est vite mis en place sans accroc apparent, les instances palestiniennes veillant à combler le vide créé par la disparition du chef historique des Palestiniens.
Il s'agissait de remplacer Yasser Arafat dans les trois fonctions clés qu'il cumulait: chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), chef du mouvement Fatah et président de l'Autorité palestinienne.
Le comité exécutif (CEOLP) a désigné dès mercredi comme numéro un de l'OLP l'ancien premier ministre Mahmoud Abbas.
À ce titre, il sera chargé des négociations avec Israël, au point mort depuis janvier 2001, et des contacts avec les organisations palestiniennes de l'opposition, notamment les formations islamistes.
Jusque-là numéro deux de l'OLP, Mahmoud Abbas, 69, ans était l'éternel second dans l'ombre de Yasser Arafat. Considéré comme un modéré, hostile à la «militarisation de l'intifada», il a été l'un des principaux architectes des accords d'autonomie conclus en 1993 avec Israël.
Considéré par Israël et les États-Unis comme un interlocuteur privilégié, Mahmoud Abbas n'est pas populaire parmi les Palestiniens, selon les sondages.
Farouk Kaddoumi a été désigné à la tête du Fatah, la principale composante de l'OLP, par le comité central de cette instance.
Il était formellement numéro deux du Fatah mais avait perdu beaucoup de son influence au cours des dernières années en raison de son opposition aux accords avec Israël de 1993.
De plus, résidant à Tunis, il s'est retrouvé éloigné du centre de pouvoir dans les territoires palestiniens.
Le Conseil législatif palestinien qui tient lieu de Parlement devait se réunir hier pour introniser Rawhi Fattouh comme président en exercice de l'Autorité palestinienne pour 60 jours, aux termes de la loi palestinienne.
Cette loi prévoit une élection présidentielle dans ce laps de temps pour désigner un successeur à Yasser Arafat. Mais il n'est pas certain qu'un tel scrutin puisse avoir lieu.
«D'un point de vue pratique, il est possible d'organiser une élection qui était prévue pour le printemps prochain», a assuré le politologue Ali al-Jarbaoui, président de la Commission électorale centrale (CEC).
Mais il va falloir selon lui «que l'armée israélienne lève son blocus des villes palestiniennes, qu'elle permette aux candidats de circuler librement pour faire campagne et que les résidants de Jérusalem soient autorisés à voter, comme cela avait été le cas au dernier scrutin de 1996», lorsque Yasser Arafat avait été élu par une très large majorité.
«Du vivant d'Arafat, Israël n'avait manifesté aucune intention de lever ces obstacles à une élection qui aurait certainement entraîné la réélection de Yasser Arafat», souligne le politologue israélien Danny Rubinstein.
Plus de un million de Palestiniens, soit 67 % des votants potentiels, s'étaient inscrits en octobre dans le registre des électeurs en vue du scrutin général prévu au printemps, selon la CEC.
Par ailleurs, le premier ministre Ahmed Qoreï et M. Fattouh devraient se partager le contrôle des services de sécurité, auparavant sous la coupe exclusive du président Arafat.
Ahmed Qoreï, 67 ans, est considéré comme une force tranquille dans les incessantes turbulences politiques palestiniennes.
Premier ministre depuis 2003, il est «l'homme des missions difficiles», auquel M. Arafat a confié à maintes reprises la direction de délicates négociations avec les Israéliens.
Sa première tâche — et le premier test — est d'organiser des funérailles nationales pour le leader disparu en évitant des débordements.
Il s'agissait de remplacer Yasser Arafat dans les trois fonctions clés qu'il cumulait: chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), chef du mouvement Fatah et président de l'Autorité palestinienne.
Le comité exécutif (CEOLP) a désigné dès mercredi comme numéro un de l'OLP l'ancien premier ministre Mahmoud Abbas.
À ce titre, il sera chargé des négociations avec Israël, au point mort depuis janvier 2001, et des contacts avec les organisations palestiniennes de l'opposition, notamment les formations islamistes.
Jusque-là numéro deux de l'OLP, Mahmoud Abbas, 69, ans était l'éternel second dans l'ombre de Yasser Arafat. Considéré comme un modéré, hostile à la «militarisation de l'intifada», il a été l'un des principaux architectes des accords d'autonomie conclus en 1993 avec Israël.
Considéré par Israël et les États-Unis comme un interlocuteur privilégié, Mahmoud Abbas n'est pas populaire parmi les Palestiniens, selon les sondages.
Farouk Kaddoumi a été désigné à la tête du Fatah, la principale composante de l'OLP, par le comité central de cette instance.
Il était formellement numéro deux du Fatah mais avait perdu beaucoup de son influence au cours des dernières années en raison de son opposition aux accords avec Israël de 1993.
De plus, résidant à Tunis, il s'est retrouvé éloigné du centre de pouvoir dans les territoires palestiniens.
Le Conseil législatif palestinien qui tient lieu de Parlement devait se réunir hier pour introniser Rawhi Fattouh comme président en exercice de l'Autorité palestinienne pour 60 jours, aux termes de la loi palestinienne.
Cette loi prévoit une élection présidentielle dans ce laps de temps pour désigner un successeur à Yasser Arafat. Mais il n'est pas certain qu'un tel scrutin puisse avoir lieu.
«D'un point de vue pratique, il est possible d'organiser une élection qui était prévue pour le printemps prochain», a assuré le politologue Ali al-Jarbaoui, président de la Commission électorale centrale (CEC).
Mais il va falloir selon lui «que l'armée israélienne lève son blocus des villes palestiniennes, qu'elle permette aux candidats de circuler librement pour faire campagne et que les résidants de Jérusalem soient autorisés à voter, comme cela avait été le cas au dernier scrutin de 1996», lorsque Yasser Arafat avait été élu par une très large majorité.
«Du vivant d'Arafat, Israël n'avait manifesté aucune intention de lever ces obstacles à une élection qui aurait certainement entraîné la réélection de Yasser Arafat», souligne le politologue israélien Danny Rubinstein.
Plus de un million de Palestiniens, soit 67 % des votants potentiels, s'étaient inscrits en octobre dans le registre des électeurs en vue du scrutin général prévu au printemps, selon la CEC.
Par ailleurs, le premier ministre Ahmed Qoreï et M. Fattouh devraient se partager le contrôle des services de sécurité, auparavant sous la coupe exclusive du président Arafat.
Ahmed Qoreï, 67 ans, est considéré comme une force tranquille dans les incessantes turbulences politiques palestiniennes.
Premier ministre depuis 2003, il est «l'homme des missions difficiles», auquel M. Arafat a confié à maintes reprises la direction de délicates négociations avec les Israéliens.
Sa première tâche — et le premier test — est d'organiser des funérailles nationales pour le leader disparu en évitant des débordements.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

