Nucléaire: l'AIEA critique la Corée du Sud
12 novembre 2004
Actualités internationales
Vienne — La Corée du Sud a caché des activités nucléaires en contravention avec les accords internationaux en vigueur, a révélé hier à Vienne l'AIEA, qui a néanmoins indiqué que Séoul coopérait.
La Corée du Sud a notamment fabriqué en 1982 0,7 gramme de plutonium de qualité militaire, tenté d'enrichir chimiquement de l'uranium et mis au point de l'uranium-métal utilisé pour l'enrichissement d'uranium, selon un rapport publié par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
«Même si les quantités incriminées ne sont pas significatives, la nature des activités [...] et le fait que la République de Corée n'en ait pas rendu compte à temps, conformément aux accords internationaux en vigueur [...], constituent une source de grave inquiétude», a estimé l'agence de sûreté nucléaire des Nations unies dans son document.
Mais l'AIEA a parallèlement indiqué que la Corée avait coopéré avec elle pour faire la lumière sur ces questions. «Ils ne nous ont pas dit des choses dont ils auraient dû nous informer» mais, depuis, «ils ont vraiment coopéré» avec l'agence, a indiqué un diplomate proche de l'AIEA. «Nous n'avons pas d'indications que ces expérimentations non déclarées se soient poursuivies», a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat.
Fin août, Séoul avait reconnu que des scientifiques avaient procédé à des expériences secrètes d'extraction de petites quantités de plutonium et d'enrichissement d'uranium. Séoul avait alors expliqué que ces expériences avaient été menées sans que le gouvernement en ait été informé et qu'elles n'étaient pas liées à des programmes visant à doter la Corée du Sud de la bombe atomique.
L'affaire, embarrassante pour le gouvernement sud-coréen, a été citée par la Corée du Nord comme l'une des raisons justifiant son boycottage de pourparlers multilatéraux sur ses propres ambitions nucléaires. L'AIEA réclame régulièrement le retour de ses inspecteurs en Corée du Nord, expulsés par Pyongyang début 2003.
La publication du rapport survient deux semaines avant la réunion du conseil des gouverneurs, l'organe exécutif de l'AIEA, qui doit décider à partir du 25 novembre si le dossier sud-coréen doit être transmis au Conseil de sécurité de l'ONU, seul habilité à imposer d'éventuelles sanctions internationales. Mais le document souligne également que l'enquête est toujours en cours, de sorte que l'examen du dossier nucléaire sud-coréen pourrait être reporté.
La Corée du Sud a notamment fabriqué en 1982 0,7 gramme de plutonium de qualité militaire, tenté d'enrichir chimiquement de l'uranium et mis au point de l'uranium-métal utilisé pour l'enrichissement d'uranium, selon un rapport publié par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
«Même si les quantités incriminées ne sont pas significatives, la nature des activités [...] et le fait que la République de Corée n'en ait pas rendu compte à temps, conformément aux accords internationaux en vigueur [...], constituent une source de grave inquiétude», a estimé l'agence de sûreté nucléaire des Nations unies dans son document.
Mais l'AIEA a parallèlement indiqué que la Corée avait coopéré avec elle pour faire la lumière sur ces questions. «Ils ne nous ont pas dit des choses dont ils auraient dû nous informer» mais, depuis, «ils ont vraiment coopéré» avec l'agence, a indiqué un diplomate proche de l'AIEA. «Nous n'avons pas d'indications que ces expérimentations non déclarées se soient poursuivies», a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat.
Fin août, Séoul avait reconnu que des scientifiques avaient procédé à des expériences secrètes d'extraction de petites quantités de plutonium et d'enrichissement d'uranium. Séoul avait alors expliqué que ces expériences avaient été menées sans que le gouvernement en ait été informé et qu'elles n'étaient pas liées à des programmes visant à doter la Corée du Sud de la bombe atomique.
L'affaire, embarrassante pour le gouvernement sud-coréen, a été citée par la Corée du Nord comme l'une des raisons justifiant son boycottage de pourparlers multilatéraux sur ses propres ambitions nucléaires. L'AIEA réclame régulièrement le retour de ses inspecteurs en Corée du Nord, expulsés par Pyongyang début 2003.
La publication du rapport survient deux semaines avant la réunion du conseil des gouverneurs, l'organe exécutif de l'AIEA, qui doit décider à partir du 25 novembre si le dossier sud-coréen doit être transmis au Conseil de sécurité de l'ONU, seul habilité à imposer d'éventuelles sanctions internationales. Mais le document souligne également que l'enquête est toujours en cours, de sorte que l'examen du dossier nucléaire sud-coréen pourrait être reporté.
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