Plus de 500 «rebelles» seraient morts à Fallouja
Les attaques de la guérilla s'intensifient dans d'autres régions d'Irak
12 novembre 2004
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
À Mossoul, des insurgés ont pillé plusieurs postes de police.
Fallouja — L'offensive contre le bastion sunnite de Fallouja a fait plus de 500 morts dans les rangs des insurgés et 18 du côté américain, depuis son lancement lundi, ont indiqué hier des sources militaires américaines tandis que des attaques de la guérilla se poursuivaient ailleurs en Irak.
Dans la ville rebelle située à 50 km à l'ouest de Bagdad, les Marines chargés de donner la chasse à des combattants embusqués de la guérilla étaient engagés hier dans de redoutables combats de rue, fouillant maison par maison, alors que le reste des troupes américaines s'enfonçait dans le coeur de Fallouja, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Depuis son lancement lundi par au moins 10 000 soldats américains soutenus par quelque 2000 soldats irakiens, l'offensive a fait «plus de 500 morts» parmi les rebelles, a déclaré à Washington un responsable militaire américain qui a requis l'anonymat. Côté américain, les pertes s'élèvent jusqu'ici à 18 morts et 69 blessés, a annoncé un autre porte-parole. En outre, cinq soldats irakiens participant à l'opération ont été tués et 34 autres blessés dans l'assaut, selon la même source.
Le chef d'état-major interarmées américain, le général Richard Myers a affirmé qu'il y avait «de violents combats» à Fallouja, que «des centaines et des centaines d'insurgés» avaient été «tués ou capturés» et que «cela continue». Sur place, un officier des Marines, le commandant P. J. Batty, a annoncé que les troupes américaines avaient trouvé «trois otages irakiens dans les sous-sols» de maisons à Fallouja, «les mains et les pieds liés, mourant de faim, de soif et torturés».
Quant à la durée de l'offensive, le commandant Batty a déclaré que les forces américaines avançaient «selon le plan prévu» et comptaient contrôler toute la ville d'ici samedi. «Nous contrôlons 75 % de la ville. Plus nous avançons et plus nous faisons face à une forte résistance», a-t-il ajouté.
Le gouverneur s'en tire
L'armée américaine a par ailleurs annoncé des raids aériens et des attaques terrestres hier contre des repaires présumés de rebelles dans la ville de Mossoul, à 370 km au nord de Bagdad. «Ils ont visé des concentrations de forces anti-irakiennes [rebelles] dans des secteurs spécifiques de la ville», a déclaré une porte-parole. Dans la matinée, des rebelles avaient pris d'assaut six postes de police, s'emparant d'armes et mettant le feu à plusieurs bâtiments, lors d'attaques semble-t-il coordonnées. La veille, le gouverneur de Mossoul avait décrété un couvre-feu après la mort de cinq personnes, dont trois policiers, dans des accrochages.
Ailleurs en Irak, les attentats et les attaques rebelles n'ont pas connu de répit, notamment dans le nord du pays. À Bagdad, au moins neuf personnes ont été tuées et 29 autres blessées hier matin par l'explosion d'une voiture piégée à une heure de grande affluence. L'explosion s'est produite à 11h30 dans la rue commerçante Saadoune alors que les voitures avançaient très lentement. «Plus de dix véhicules ont pris feu et les passagers ont été carbonisés à l'intérieur», a affirmé le commandant de police Mohammad Fouad.
Quatorze personnes ont été blessées dans un attentat à la voiture piégée contre le convoi du gouverneur de Kirkouk (250 km au nord de Bagdad), selon des sources policières et médicales. Le gouverneur, Abdelrahmane Moustafa Mohammad, est sorti indemne.
À Ramadi, bastion sunnite à 100 km à l'ouest de Bagdad, des heurts ont opposé sporadiquement rebelles et soldats américains dans le centre-ville. Les combats ont fait trois morts, dont un policier irakien et un combattant de la guérilla, et 17 blessés depuis mercredi soir, selon des sources hospitalières.
À Washington, le président George W. Bush a rendu hommage hier aux soldats engagés en Irak lors d'une cérémonie en l'honneur des anciens combattants de la Première Guerre mondiale au cimetière militaire d'Arlington. «Ils ont une mission claire: vaincre les terroristes et aider à l'émergence d'un gouvernement libre capable de se défendre lui-même. Ils remplissent cette mission avec talent et honneur. Ils nous rendent fiers. Ils gagnent», a déclaré M. Bush.
Dans la ville rebelle située à 50 km à l'ouest de Bagdad, les Marines chargés de donner la chasse à des combattants embusqués de la guérilla étaient engagés hier dans de redoutables combats de rue, fouillant maison par maison, alors que le reste des troupes américaines s'enfonçait dans le coeur de Fallouja, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Depuis son lancement lundi par au moins 10 000 soldats américains soutenus par quelque 2000 soldats irakiens, l'offensive a fait «plus de 500 morts» parmi les rebelles, a déclaré à Washington un responsable militaire américain qui a requis l'anonymat. Côté américain, les pertes s'élèvent jusqu'ici à 18 morts et 69 blessés, a annoncé un autre porte-parole. En outre, cinq soldats irakiens participant à l'opération ont été tués et 34 autres blessés dans l'assaut, selon la même source.
Le chef d'état-major interarmées américain, le général Richard Myers a affirmé qu'il y avait «de violents combats» à Fallouja, que «des centaines et des centaines d'insurgés» avaient été «tués ou capturés» et que «cela continue». Sur place, un officier des Marines, le commandant P. J. Batty, a annoncé que les troupes américaines avaient trouvé «trois otages irakiens dans les sous-sols» de maisons à Fallouja, «les mains et les pieds liés, mourant de faim, de soif et torturés».
Quant à la durée de l'offensive, le commandant Batty a déclaré que les forces américaines avançaient «selon le plan prévu» et comptaient contrôler toute la ville d'ici samedi. «Nous contrôlons 75 % de la ville. Plus nous avançons et plus nous faisons face à une forte résistance», a-t-il ajouté.
Le gouverneur s'en tire
L'armée américaine a par ailleurs annoncé des raids aériens et des attaques terrestres hier contre des repaires présumés de rebelles dans la ville de Mossoul, à 370 km au nord de Bagdad. «Ils ont visé des concentrations de forces anti-irakiennes [rebelles] dans des secteurs spécifiques de la ville», a déclaré une porte-parole. Dans la matinée, des rebelles avaient pris d'assaut six postes de police, s'emparant d'armes et mettant le feu à plusieurs bâtiments, lors d'attaques semble-t-il coordonnées. La veille, le gouverneur de Mossoul avait décrété un couvre-feu après la mort de cinq personnes, dont trois policiers, dans des accrochages.
Ailleurs en Irak, les attentats et les attaques rebelles n'ont pas connu de répit, notamment dans le nord du pays. À Bagdad, au moins neuf personnes ont été tuées et 29 autres blessées hier matin par l'explosion d'une voiture piégée à une heure de grande affluence. L'explosion s'est produite à 11h30 dans la rue commerçante Saadoune alors que les voitures avançaient très lentement. «Plus de dix véhicules ont pris feu et les passagers ont été carbonisés à l'intérieur», a affirmé le commandant de police Mohammad Fouad.
Quatorze personnes ont été blessées dans un attentat à la voiture piégée contre le convoi du gouverneur de Kirkouk (250 km au nord de Bagdad), selon des sources policières et médicales. Le gouverneur, Abdelrahmane Moustafa Mohammad, est sorti indemne.
À Ramadi, bastion sunnite à 100 km à l'ouest de Bagdad, des heurts ont opposé sporadiquement rebelles et soldats américains dans le centre-ville. Les combats ont fait trois morts, dont un policier irakien et un combattant de la guérilla, et 17 blessés depuis mercredi soir, selon des sources hospitalières.
À Washington, le président George W. Bush a rendu hommage hier aux soldats engagés en Irak lors d'une cérémonie en l'honneur des anciens combattants de la Première Guerre mondiale au cimetière militaire d'Arlington. «Ils ont une mission claire: vaincre les terroristes et aider à l'émergence d'un gouvernement libre capable de se défendre lui-même. Ils remplissent cette mission avec talent et honneur. Ils nous rendent fiers. Ils gagnent», a déclaré M. Bush.
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