samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 16h07
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Chronologie du combat d'une vie

12 novembre 2004  Actualités internationales
Ramallah — La vie de Yasser Arafat, président de l'Autorité palestinienne, décédé dans la nuit de mercredi à hier près de Paris où il était hospitalisé depuis le 29 octobre, est étroitement liée à l'histoire du mouvement national palestinien.

- 4 août 1929: naissance au Caire de Mohammad Abdel Raouf Arafat al-Qoudwa al-Husseini.

- 1950-56: étudiant au Caire.

- 1959: crée au Koweït le Fatah, mouvement nationaliste palestinien.

- 1er janvier 1965: le Fatah déclenche la lutte armée contre Israël en lançant sa première opération militaire.

- Juin 1967: dans la foulée de la défaite arabe face à Israël lors de la guerre des Six Jours, Arafat réapparaît après deux ans passés dans la clandestinité sous le nom de guerre d'Abou Ammar.

- 4 février 1969 : élu président du comité exécutif de l'OLP (CEOLP), instance dirigeante de l'Organisation de libération de la Palestine, créée cinq ans plus tôt.

- Septembre 1970: chassé de Jordanie par les troupes du roi Hussein, il établit le QG de l'OLP à Beyrouth.

- 26 octobre 1974: au sommet arabe de Rabat, Arafat obtient la reconnaissance de l'OLP comme le «seul et légitime représentant du peuple palestinien».

- 13 novembre: discours aux Nations unies à New York («Je suis venu porteur d'un rameau d'olivier et d'un fusil de révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main»).

- Avril 1975: début de la guerre civile au Liban. Arafat engage ses troupes aux côtés des opposants à la droite chrétienne.

- 30 août 1982: Arafat et ses troupes évacuent Beyrouth assiégé par Israël. Il établit à Tunis le siège central de l'OLP.

- 24 juin 1983: expulsé de la Syrie.

- 20 décembre: quitte Tripoli (nord du Liban), où il était assiégé par des unités dissidentes du Fatah alliées aux forces syriennes.

- Décembre 1987: début de la première intifada.

- 15 novembre 1988: proclamation symbolique à Alger par le Conseil national palestinien (CNP, Parlement en exil) d'un État palestinien indépendant avec Arafat comme président.

- 2 mai 1989: Arafat déclare «caduque» la charte de l'OLP. Celle-ci affirmait que «la lutte armée est la seule voie pour la libération de la Palestine».

- Janvier 1991: le soutien de l'OLP à l'Irak pendant la guerre du Golfe vaut à Arafat de se retrouver isolé et privé de l'aide financière des monarchies arabes.

- Janvier 1992: mariage avec sa collaboratrice Souha Tawil, 28 ans, issue d'une famille de confession chrétienne. Une fille, Zahwa, est née de leur union en 1995.

- Avril: il sort indemne d'un accident d'avion dans le désert libyen.

- 13 septembre 1993: poignée de main historique à la Maison-Blanche avec le premier ministre israélien Yitzhak Rabin lors de la signature de la Déclaration de principes sur l'autonomie palestinienne, négociée en secret à Oslo.

- Mai 1994: signature au Caire de l'accord sur les modalités de l'autonomie à Jéricho (Cisjordanie) et dans la bande de Gaza.

- 1er juillet: retour en terre palestinienne après 27 ans d'exil. Forme à Gaza un gouvernement autonome, l'Autorité palestinienne.

- Octobre: lauréat du prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin (assassiné en novembre 1995) et Shimon Peres.

- Septembre 1995: conclusion d'un accord sur l'extension de l'autonomie à toute la Cisjordanie.

- 20 janvier 1996: élu président de l'Autorité palestinienne lors des premières élections générales jamais tenues dans les territoires palestiniens.

- 5 septembre 1999: Arafat signe à Charm el-Cheikh (Égypte) avec le premier ministre israélien Éhoud Barak un accord censé ouvrir la voie à des négociations sur un règlement de paix final.

- 25 juillet 2000: échec du sommet de Camp David aux États-Unis entre Arafat et Barak.

- Fin septembre: début de la deuxième intifada.

- 3 décembre 2001: après une série d'attentats suicide palestiniens, Israël confine Arafat à Ramallah.

- 29 mars 2002: au surlendemain d'un nouvel attentat suicide palestinien qui fait près de 30 morts à Haïfa le soir de la Pâque juive, l'armée israélienne lance sa plus grande offensive en Cisjordanie depuis la guerre de 1967 et détruit la plus grande partie du QG d'Arafat à Ramallah, où le chef palestinien est désormais assiégé.

- Nuit du 1er au 2 mai: l'armée israélienne lève le siège d'Arafat.

- 24 juin: le président américain George W. Bush fait d'un changement de la direction palestinienne, donc du départ d'Arafat, la condition de la création d'un État palestinien indépendant.

- 14 février 2003: soumis à d'énormes pressions internationales, notamment des États-Unis et de l'UE, Arafat accepte de créer un poste de premier ministre.

- 6 mars: Arafat propose au CEOLP de nommer Mahmoud Abbas premier ministre.

- 30 avril: entrée en fonctions de Mahmoud Abbas.

- 6 septembre: après une épreuve de force de plus de quatre mois, Yasser Arafat obtient la démission de Mahmoud Abbas.

- 7 septembre: Arafat propose le poste de premier ministre au président du Parlement, Ahmed Qoreï, qui accepte le 10 septembre de former un nouveau gouvernement.

- 11 septembre: les autorités israéliennes prennent la décision de principe de «se débarrasser» d'Arafat. Le leader palestinien réplique que «personne ne [le] chassera» des territoires occupés.

- 2 avril 2004: Sharon affirme qu'Arafat n'a «aucune assurance» sur la vie, n'excluant pas son élimination, dans plusieurs entrevues à la presse israélienne. Il affirme également que si Arafat quitte Ramallah, il ne sera pas autorisé à revenir dans les territoires palestiniens.

- 17 juillet: Arafat évite une crise ministérielle en obtenant de son premier ministre qu'il reste en poste, dix jours après sa démission en signe de protestation contre le chaos sécuritaire.

- 29 octobre: à la suite d'une brusque dégradation de son état de santé, Yasser Arafat quitte Ramallah pour Paris, où il est hospitalisé à l'hôpital Percy, à Clamart.

- 11 novembre: Yasser Arafat meurt à 2h30 GMT à Clamart après plusieurs jours d'un coma irréversible.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Dépêches
Idées
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012