samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 16h07
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le monde appelle à un nouveau départ

12 novembre 2004  Actualités internationales
Des Palestiniennes pleurent la mort du père de leur peuple, Yasser Arafat, décédé dans la nuit de mercredi à hier dans un hôpital militaire français.
Photo : Agence Reuters
Des Palestiniennes pleurent la mort du père de leur peuple, Yasser Arafat, décédé dans la nuit de mercredi à hier dans un hôpital militaire français.
Paris — Les messages se sont multipliés hier dans le monde après la mort du président palestinien Yasser Arafat, insistant sur la nécessité de progresser vers une solution pacifique du conflit israélo-palestinien.

Le décès de celui qui a incarné pendant 40 ans la cause palestinienne a provoqué la tristesse dans le monde arabo-musulman, où de nombreux appels à l'unité des Palestiniens ont été lancés.

Un deuil de trois jours a été décrété au Liban, où vivent encore quelque 400 000 réfugiés palestiniens qui ont été nombreux à manifester chagrin et colère.

En Jordanie, le palais royal a annoncé un deuil de 40 jours, faisant part de la «douleur et de la profonde tristesse du roi Abdallah II et du peuple jordanien».

Le ministre syrien de l'Information, Mahdi Dakhlallah, a qualifié Arafat de «résistant éminent» tandis que les Fronts démocratique et populaire de libération de la Palestine (FDLP et FPLP), deux des trois grandes composantes de l'OLP, ont salué le «grand dirigeant» des Palestiniens et appelé à l'unité nationale.

En Libye et en Algérie, les autorités ont déclaré trois jours de deuil et l'annulation de toutes les festivités marquant la fin du ramadan. Le guide suprême des Frères musulmans, Mohammed Mehdi Akef, a exhorté les Palestiniens à «résister à l'occupant sioniste» tandis que le roi Mohammed VI du Maroc a adressé au premier ministre palestinien Ahmed Qoreï un message qualifiant Arafat de «grand combattant [...], guide de [la] libération [du peuple palestinien] et symbole de son combat acharné».

Le gouvernement iranien a salué le «rôle éminent» d'Arafat et appelé à la poursuite de l'intifada et de la résistance alors que le président afghan Hamid Karzaï a loué «le courage» d'Arafat.

Le président américain George W. Bush a appelé «les gens, dans la région et dans le monde, à faire, ensemble, des progrès vers [...] le but ultime de la paix».

Le secrétaire d'État Colin Powell a ajouté que les États-Unis demeurent «préoccupés par la réalisation d'un État indépendant, démocratique et viable, en paix avec ses voisins».

En Israël, le premier ministre Ariel Sharon, ennemi personnel d'Arafat, a dit estimer que sa disparition «peut marquer un tournant historique». Le président Moshé Katzav a parlé d'un «nouveau chapitre» et assuré que si la nouvelle direction palestinienne met fin «au terrorisme et à la violence [...], elle trouvera en nous un partenaire fiable aspirant à la paix».

Pour le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, «Israéliens et Palestiniens [...] doivent faire des efforts encore plus grands pour permettre la réalisation pacifique du droit des Palestiniens à l'autodétermination».

Le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique étrangère, Javier Solana, a exprimé «sa grande tristesse» et estimé qu'il faudra «intensifier les efforts pour bâtir un État palestinien viable et pacifique». La présidence de l'UE, par la voix du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Ben Bot, «a pressé les Palestiniens à se regrouper derrière leur direction». M. Bot les a «assurés du soutien continu de l'Union européenne sur le chemin vers une résolution pacifique, juste et durable du conflit» avec l'État hébreu.

Le pape Jean-Paul II a déclaré prier pour que «l'étoile de l'harmonie brille bientôt sur la Terre sainte et que les deux peuples qui y habitent puissent vivre réconciliés entre eux, avec deux États indépendants et souverains».

Le président Jacques Chirac, qui avait accueilli le 29 octobre Yasser Arafat, affaibli et malade, a déclaré après s'être incliné devant sa dépouille mortelle que la France «continuera à agir inlassablement pour la paix et la sécurité au Proche-Orient [...] dans le respect des droits des peuples palestinien et israélien».

Pour le premier ministre britannique Tony Blair, «la paix doit être la plus haute priorité de la communauté internationale». «L'objectif d'un État palestinien viable aux côtés d'un [État] d'Israël en sécurité est celui sur lequel nous devons continuer de travailler», a-t-il dit.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a souligné l'«importance cruciale» d'une «direction légitimée par de prochaines élections et attachée à une solution de paix équilibrée».

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a espéré que «tous les Palestiniens réussiront à s'engager en faveur de l'objectif de deux États, le leur et l'israélien, coexistant l'un à côté de l'autre dans la sécurité, la liberté et le développement social».

Les dirigeants des pays scandinaves, souvent médiateurs au Proche-Orient, ont espéré que de nouveaux efforts de paix avec Israël apparaissent.

Le président russe Vladimir Poutine a salué la mort «d'un dirigeant politique d'envergure mondiale» et exprimé l'espoir «que la nouvelle direction palestinienne relancera les démarches pour des accords de paix avec Israël».
Des Palestiniennes pleurent la mort du père de leur peuple, Yasser Arafat, décédé dans la nuit de mercredi à hier dans un hôpital militaire français.
 
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Dépêches
Idées
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012