Les dignitaires palestiniens défient Souha Arafat
L'épouse du «raïs» les accuse de venir l'enterrer «vivant»
Photo : Agence Reuters
Des Juifs antisionnistes participent aussi à la vigile devant l’hôpital Percy.
Quatre hauts responsables palestiniens sont arrivés hier soir à l'aéroport parisien du Bourget à bord d'un avion privé pour se rendre au chevet de Yasser Arafat, hospitalisé près de Paris.
L'avion transportant le premier ministre Ahmad Qoreï, le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas, le ministre des Affaires étrangères Nabil Chaath et le président du Parlement Rawhi Fattouh, qui avait décollé dans l'après-midi de l'aéroport militaire de Marqa, en Jordanie, s'est posé vers 21h45 au Bourget, au nord de Paris.
Les quatre dirigeants palestiniens ont quitté l'aéroport en voiture en direction de Paris, pour une destination qui n'a pas été précisée.
La délégation doit être reçue ce matin par le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier, puis en après-midi par le président Jacques Chirac.
Elle doit également se rendre auprès de M. Arafat, hospitalisé depuis le 29 octobre, afin de vérifier la réalité de l'état de santé du président de l'Autorité palestinienne, mais on ignore quand.
De son côté, Mme Leïla Shahid, la représentante en France de l'Autorité palestinienne, a affirmé que la délégation donnerait une conférence de presse ce soir à 18h sur les entretiens avec les responsables français et les résultats de leur mission.
Les dirigeants palestiniens avaient envisagé d'annuler leur voyage en raison des déclarations de l'épouse du président, Souha Arafat, au chevet de son époux, qui dans une déclaration à la télévision du Qatar Al-Jazira, a accusé MM. Abbas, Qoreï et Chaath de vouloir «enterrer vivant» Yasser Arafat pour hériter de son pouvoir.
Le premier conseiller de Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina à qui des journalistes demandaient à l'aéroport si la délégation s'attendait à avoir des problèmes à la suite des déclarations de Mme Arafat, a déclaré «non, il n'y a aucun problème».
Une source à la présidence palestinienne a indiqué à Ramallah que ces dirigeants avaient décidé de partir en France à la suite «d'énormes pressions» exercées par le Comité central du mouvement Fatah, principale composante de l'OLP.
Hier après-midi, le médecin-général Christian Estripeau du service de santé des Armées a déclaré devant l'hôpital militaire Percy à Clamart, que M. Arafat se «trouvait encore actuellement» dans le service des soins intensifs et que «son état était stationnaire». «La situation médicale du président Yasser Arafat nous soumet à une restriction des visites», a ajouté le général Estripeau.
Initialement attendus en fin de matinée à Paris pour consulter les médecins du président de l'Autorité palestinienne et les autorités françaises, les quatre hommes avaient annoncé un peu plus tôt qu'ils annulaient leur visite avant de revenir sur leur décision. Un contretemps provoqué par les accusations virulentes lancées par Souha Arafat.
«Il faut que l'honnête peuple palestinien sache qu'une bande de ceux qui veulent hériter vient à Paris demain», a hurlé en arabe Mme Arafat sur la chaîne de télévision panarabe al-Jazira qu'elle avait joint par téléphone depuis l'hôpital Percy de Clamart dans les Hauts-de-Seine. «Je vous assure qu'ils essaient d'enterrer vivant Abou Ammar» (nom de guerre de Yasser Arafat). «Il se sent bien et il va rentrer à la maison», a-t-elle encore affirmé. «Dieu est grand.»
Mme Arafat a déclaré qu'elle appelait depuis la chambre de Yasser Arafat, transféré en milieu de semaine dernière dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart près de Paris, où le dirigeant palestinien, âgé de 75 ans, a été admis le 29 octobre.
Le premier ministre Ahmed Qoreï a d'ores et déjà assumé certains pouvoirs financiers et administratifs de Yasser Arafat. Considéré comme un successeur plus probable, Mahmoud Abbas a présidé pour sa part une série de réunions du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) en l'absence du raïs. Mais aucun de ces prétendants putatifs à la succession du dirigeant ne bénéficie d'une grande popularité dans la population ni au sein des formations politiques palestiniennes. Arrivée à Paris des quatre dirigeants palestiniens venus voir Yasser Arafat.
Ils arrivent à Paris dans un contexte d'inquiétude sur un éventuel embrasement des Territoires si Yasser Arafat, qui n'a pas préparé sa succession, venait à disparaître.
L'avion transportant le premier ministre Ahmad Qoreï, le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas, le ministre des Affaires étrangères Nabil Chaath et le président du Parlement Rawhi Fattouh, qui avait décollé dans l'après-midi de l'aéroport militaire de Marqa, en Jordanie, s'est posé vers 21h45 au Bourget, au nord de Paris.
Les quatre dirigeants palestiniens ont quitté l'aéroport en voiture en direction de Paris, pour une destination qui n'a pas été précisée.
La délégation doit être reçue ce matin par le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier, puis en après-midi par le président Jacques Chirac.
Elle doit également se rendre auprès de M. Arafat, hospitalisé depuis le 29 octobre, afin de vérifier la réalité de l'état de santé du président de l'Autorité palestinienne, mais on ignore quand.
De son côté, Mme Leïla Shahid, la représentante en France de l'Autorité palestinienne, a affirmé que la délégation donnerait une conférence de presse ce soir à 18h sur les entretiens avec les responsables français et les résultats de leur mission.
Les dirigeants palestiniens avaient envisagé d'annuler leur voyage en raison des déclarations de l'épouse du président, Souha Arafat, au chevet de son époux, qui dans une déclaration à la télévision du Qatar Al-Jazira, a accusé MM. Abbas, Qoreï et Chaath de vouloir «enterrer vivant» Yasser Arafat pour hériter de son pouvoir.
Le premier conseiller de Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina à qui des journalistes demandaient à l'aéroport si la délégation s'attendait à avoir des problèmes à la suite des déclarations de Mme Arafat, a déclaré «non, il n'y a aucun problème».
Une source à la présidence palestinienne a indiqué à Ramallah que ces dirigeants avaient décidé de partir en France à la suite «d'énormes pressions» exercées par le Comité central du mouvement Fatah, principale composante de l'OLP.
Hier après-midi, le médecin-général Christian Estripeau du service de santé des Armées a déclaré devant l'hôpital militaire Percy à Clamart, que M. Arafat se «trouvait encore actuellement» dans le service des soins intensifs et que «son état était stationnaire». «La situation médicale du président Yasser Arafat nous soumet à une restriction des visites», a ajouté le général Estripeau.
Initialement attendus en fin de matinée à Paris pour consulter les médecins du président de l'Autorité palestinienne et les autorités françaises, les quatre hommes avaient annoncé un peu plus tôt qu'ils annulaient leur visite avant de revenir sur leur décision. Un contretemps provoqué par les accusations virulentes lancées par Souha Arafat.
«Il faut que l'honnête peuple palestinien sache qu'une bande de ceux qui veulent hériter vient à Paris demain», a hurlé en arabe Mme Arafat sur la chaîne de télévision panarabe al-Jazira qu'elle avait joint par téléphone depuis l'hôpital Percy de Clamart dans les Hauts-de-Seine. «Je vous assure qu'ils essaient d'enterrer vivant Abou Ammar» (nom de guerre de Yasser Arafat). «Il se sent bien et il va rentrer à la maison», a-t-elle encore affirmé. «Dieu est grand.»
Mme Arafat a déclaré qu'elle appelait depuis la chambre de Yasser Arafat, transféré en milieu de semaine dernière dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart près de Paris, où le dirigeant palestinien, âgé de 75 ans, a été admis le 29 octobre.
Le premier ministre Ahmed Qoreï a d'ores et déjà assumé certains pouvoirs financiers et administratifs de Yasser Arafat. Considéré comme un successeur plus probable, Mahmoud Abbas a présidé pour sa part une série de réunions du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) en l'absence du raïs. Mais aucun de ces prétendants putatifs à la succession du dirigeant ne bénéficie d'une grande popularité dans la population ni au sein des formations politiques palestiniennes. Arrivée à Paris des quatre dirigeants palestiniens venus voir Yasser Arafat.
Ils arrivent à Paris dans un contexte d'inquiétude sur un éventuel embrasement des Territoires si Yasser Arafat, qui n'a pas préparé sa succession, venait à disparaître.
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