Embellie au Darfour
25 octobre 2004
Actualités internationales
«On peut voir des progrès dans les domaines de la sécurité et de l'humanitaire»Khartoum — Le haut représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne (UE), Javier Solana, a relevé hier à Khartoum «des progrès» sur le plan humanitaire et sécuritaire au Darfour, malgré la persistance d'«aspects négatifs».
«On peut voir des progrès dans les domaines de la sécurité et de l'humanitaire, mais il existe des aspects négatifs que nous souhaitons voir résolus par l'Union africaine» (UA), a déclaré M. Solana dans une conférence de presse conjointe avec le chef de la diplomatie soudanaise Moustafa Osmane Ismaïl, qu'il venait de rencontrer.
Arrivé samedi en début de soirée à Khartoum, M. Solana a également rencontré hier le président soudanais Omar Hassan Al-Béchir et son premier vice-président Ali Osmane Mohamed Taha.
Selon l'agence officielle Suna, M. Béchir a déclaré vouloir établir des «liens concrets avec une Union européenne capable de contribuer au développement et à la reconstruction du Soudan».
Depuis son déclenchement, en février 2003, le conflit du Darfour (ouest du Soudan) qui oppose les autorités de Khartoum à deux mouvements rebelles demandant un meilleur partage des richesses, près de 50 000 personnes ont été tuées, en grande majorité par les Djandjawids, milices arabes progouvernementales, estime l'ONU, selon qui les combats et les massacres ont fait également 1,4 million de déplacés dont plus de 200 000 ont trouvé refuge au Tchad. Le 15 octobre, un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, David Nabarro, a estimé que près de 70 000 personnes étaient mortes de maladie ou de malnutrition au Darfour depuis mars, ce qui a été contesté par Khartoum.
Les autorités soudanaises sont sous la pression du Conseil de sécurité de l'ONU qui a adopté à la mi-septembre une résolution les enjoignant de restaurer la sécurité au Darfour sous peine de sanctions pétrolières. La communauté internationale réclame avec insistance que Khartoum désarme les Djandjawids.
À cet égard, les propos de M. Solana apparaissent plus conciliants que ceux tenus jusqu'à présent par les responsables occidentaux en visite à Khartoum.
«On peut voir des progrès dans les domaines de la sécurité et de l'humanitaire, mais il existe des aspects négatifs que nous souhaitons voir résolus par l'Union africaine» (UA), a déclaré M. Solana dans une conférence de presse conjointe avec le chef de la diplomatie soudanaise Moustafa Osmane Ismaïl, qu'il venait de rencontrer.
Arrivé samedi en début de soirée à Khartoum, M. Solana a également rencontré hier le président soudanais Omar Hassan Al-Béchir et son premier vice-président Ali Osmane Mohamed Taha.
Selon l'agence officielle Suna, M. Béchir a déclaré vouloir établir des «liens concrets avec une Union européenne capable de contribuer au développement et à la reconstruction du Soudan».
Depuis son déclenchement, en février 2003, le conflit du Darfour (ouest du Soudan) qui oppose les autorités de Khartoum à deux mouvements rebelles demandant un meilleur partage des richesses, près de 50 000 personnes ont été tuées, en grande majorité par les Djandjawids, milices arabes progouvernementales, estime l'ONU, selon qui les combats et les massacres ont fait également 1,4 million de déplacés dont plus de 200 000 ont trouvé refuge au Tchad. Le 15 octobre, un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, David Nabarro, a estimé que près de 70 000 personnes étaient mortes de maladie ou de malnutrition au Darfour depuis mars, ce qui a été contesté par Khartoum.
Les autorités soudanaises sont sous la pression du Conseil de sécurité de l'ONU qui a adopté à la mi-septembre une résolution les enjoignant de restaurer la sécurité au Darfour sous peine de sanctions pétrolières. La communauté internationale réclame avec insistance que Khartoum désarme les Djandjawids.
À cet égard, les propos de M. Solana apparaissent plus conciliants que ceux tenus jusqu'à présent par les responsables occidentaux en visite à Khartoum.
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