Nouvelle incursion à Gaza
Palestiniens et Américains renouent les discussions
Des chars et des bulldozers israéliens ont pénétré dans la nuit d'hier dans la localité autonome de Beit Lahia, dans la bande de Gaza, déclenchant des échanges de tirs, ont indiqué des sources de sécurité et des témoins palestiniens.
Selon les sources sécuritaires, plus d'une vingtaine de chars, véhicules blindés et bulldozers ont pénétré de plus de deux kilomètres dans cette localité du nord de la bande de Gaza. Aucune indication n'a été donnée de mêmes sources sur l'objectif de cette opération. Les bulldozers sont entrés en action, a-t-on ajouté sans autre précision.
Des échanges de tirs ont éclaté entre la colonne israélienne et des Palestiniens armés, sans faire de blessés, selon les témoins.
Un Palestinien a par ailleurs été sérieusement blessé par les tirs israéliens dans la ville autonome de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a-t-on précisé de source sécuritaire palestinienne.
Enfin, toujours de même source, une forte concentration de blindés israéliens a été constatée aux abords de plusieurs villages palestiniens situés au nord de la ville autonome de Ramallah, en Cisjordanie.
Sur le plan diplomatique, une délégation palestinienne se rend dans les prochains jours à Washington pour des entretiens de haut niveau, dans un contexte marqué par la volonté américaine d'obtenir le départ de Yasser Arafat et de profondes réformes au sein du camp palestinien.
Cette délégation doit notamment rencontrer jeudi et vendredi le secrétaire d'État Colin Powell et la conseillère du président George W. Bush pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice.
Il s'agira des plus importants entretiens américano-palestiniens depuis le discours du président Bush, le 24 juin, conditionnant les efforts pour aboutir à un État palestinien à une mise à l'écart du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, jugé trop compromis ou laxiste avec le terrorisme.
La délégation sera composée du négociateur Saëb Erakat, ministre chargé des Collectivités locales, accompagné des ministres de l'Intérieur Abdelrazek al-Yahya et de l'Économie Maher al-Masri. M. Erakat a déclaré que «les discussions porteront surtout sur la catastrophe humanitaire à laquelle fait face le peuple palestinien» en raison des opérations militaires et des restrictions économiques imposées par Israël.
Côté américain en revanche on insiste sur la nécessité de discuter des profondes réformes à apporter aux institutions et aux services de sécurité palestiniens, et sur la nécessité de s'attaquer efficacement aux responsables des attentats suicide anti-israéliens. Sur le plan militaire hier, deux militants palestiniens ont été abattus par Tsahal en Cisjordanie peu après qu'Israël eut proposé un allégement des restrictions imposées à Gaza. Membres des Brigades des martyrs al-Aksa, un groupe armé lié au Fatah du président Yasser Arafat, les deux hommes ont été tués alors qu'ils tentaient de regagner leur cachette, dans une cave. Incursion israélienne dans la bande de Gaza (Palestiniens)
À Jérusalem, les forces de l'ordre ont arrêté une Palestinienne de 17 ans qui avait, selon elles, l'intention de commettre un attentat suicide. La police a retrouvé une ceinture explosive, que l'adolescente projetait d'utiliser, dans un champ à l'extérieur de la ville.
Parallèlement à ces nouvelles violences, Israël a dit avoir proposé d'alléger certaines restrictions pesant sur les Palestiniens dans la bande de Gaza, un premier geste en vue de restaurer la coopération sécuritaire entre les deux parties.
Ce plan, baptisé «Gaza d'abord», a reçu un accueil mitigé dans le camp palestinien.
Autre décision contestée envisagée par le gouvernement israélien: priver de sa nationalité tout Arabe israélien impliqué dans des attentats anti-israéliens. Cette menace, brandie mardi par le ministre de l'Intérieur Eli Yishai, membre du parti ultra-orthodoxe Shas, a été qualifiée par Ariel Sharon de «décision correcte, judicieuse et équilibrée». Ce projet a provoqué en tollé en Israël, même dans le camp de l'opposition pacifiste et des dirigeants arabes israéliens, qui ont dénoncé une mesure «raciste». Le ministre des Affaires étrangères Shimon Pérès a prédit qu'une telle mesure serait annulée par la Cour suprême.
Selon les sources sécuritaires, plus d'une vingtaine de chars, véhicules blindés et bulldozers ont pénétré de plus de deux kilomètres dans cette localité du nord de la bande de Gaza. Aucune indication n'a été donnée de mêmes sources sur l'objectif de cette opération. Les bulldozers sont entrés en action, a-t-on ajouté sans autre précision.
Des échanges de tirs ont éclaté entre la colonne israélienne et des Palestiniens armés, sans faire de blessés, selon les témoins.
Un Palestinien a par ailleurs été sérieusement blessé par les tirs israéliens dans la ville autonome de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a-t-on précisé de source sécuritaire palestinienne.
Enfin, toujours de même source, une forte concentration de blindés israéliens a été constatée aux abords de plusieurs villages palestiniens situés au nord de la ville autonome de Ramallah, en Cisjordanie.
Sur le plan diplomatique, une délégation palestinienne se rend dans les prochains jours à Washington pour des entretiens de haut niveau, dans un contexte marqué par la volonté américaine d'obtenir le départ de Yasser Arafat et de profondes réformes au sein du camp palestinien.
Cette délégation doit notamment rencontrer jeudi et vendredi le secrétaire d'État Colin Powell et la conseillère du président George W. Bush pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice.
Il s'agira des plus importants entretiens américano-palestiniens depuis le discours du président Bush, le 24 juin, conditionnant les efforts pour aboutir à un État palestinien à une mise à l'écart du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, jugé trop compromis ou laxiste avec le terrorisme.
La délégation sera composée du négociateur Saëb Erakat, ministre chargé des Collectivités locales, accompagné des ministres de l'Intérieur Abdelrazek al-Yahya et de l'Économie Maher al-Masri. M. Erakat a déclaré que «les discussions porteront surtout sur la catastrophe humanitaire à laquelle fait face le peuple palestinien» en raison des opérations militaires et des restrictions économiques imposées par Israël.
Côté américain en revanche on insiste sur la nécessité de discuter des profondes réformes à apporter aux institutions et aux services de sécurité palestiniens, et sur la nécessité de s'attaquer efficacement aux responsables des attentats suicide anti-israéliens. Sur le plan militaire hier, deux militants palestiniens ont été abattus par Tsahal en Cisjordanie peu après qu'Israël eut proposé un allégement des restrictions imposées à Gaza. Membres des Brigades des martyrs al-Aksa, un groupe armé lié au Fatah du président Yasser Arafat, les deux hommes ont été tués alors qu'ils tentaient de regagner leur cachette, dans une cave. Incursion israélienne dans la bande de Gaza (Palestiniens)
À Jérusalem, les forces de l'ordre ont arrêté une Palestinienne de 17 ans qui avait, selon elles, l'intention de commettre un attentat suicide. La police a retrouvé une ceinture explosive, que l'adolescente projetait d'utiliser, dans un champ à l'extérieur de la ville.
Parallèlement à ces nouvelles violences, Israël a dit avoir proposé d'alléger certaines restrictions pesant sur les Palestiniens dans la bande de Gaza, un premier geste en vue de restaurer la coopération sécuritaire entre les deux parties.
Ce plan, baptisé «Gaza d'abord», a reçu un accueil mitigé dans le camp palestinien.
Autre décision contestée envisagée par le gouvernement israélien: priver de sa nationalité tout Arabe israélien impliqué dans des attentats anti-israéliens. Cette menace, brandie mardi par le ministre de l'Intérieur Eli Yishai, membre du parti ultra-orthodoxe Shas, a été qualifiée par Ariel Sharon de «décision correcte, judicieuse et équilibrée». Ce projet a provoqué en tollé en Israël, même dans le camp de l'opposition pacifiste et des dirigeants arabes israéliens, qui ont dénoncé une mesure «raciste». Le ministre des Affaires étrangères Shimon Pérès a prédit qu'une telle mesure serait annulée par la Cour suprême.
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